Est-ce que je tue vraiment des orangs-outans en mangeant du Nutella? 🤔

J’imagine que, comme moi, vous avez vu passer des publications sur les réseaux sociaux pour vous inviter à boycotter le Nutella qui, selon les dires de ces publications, participerait grandement à la destruction des forêts tropicales et, par le fait même, entraînerait la mort de milliers d’orangs-outans par l’utilisation d’huile de palme comme l’un des principaux ingrédients du produit. Évidemment, étant toujours un peu sceptique face aux publications usant de sensationnalisme sur les réseaux sociaux (et étant assez fan de Nutella, dois-je avouer!), je me suis dit que j’allais investiguer pour savoir si ces rumeurs étaient bien fondées. J’aime le Nutella, mais j’aime encore plus la planète et les orangs-outans! Donc, voici les résultats de mes petites recherches maison.

*** La Maudite Nutritutrice a rédigé ce texte de manière 100% indépendante, sans rémunération ou influence de quelconque compagnie.

S’il y a bien une chose que je constate de plus en plus concernant le domaine agroalimentaire durant les dernières années, c’est que ça devient de plus en plus facile de pointer du doigt les entreprises de ce secteur pour les accuser d’à peu près tous les maux de la planète. C’est de la faute au McDo! C’est de la faute à Nestle! C’est de la faute à Coca-Cola! C’est de la faute aux agriculteurs! C’est de la faute à Ferrero (la compagnie italienne qui produit le Nutella)! Je ne dis pas que tous ces joueurs n’ont pas de responsabilités concernant les problèmes environnementaux ou même, pour certains, des problèmes de santé publique. Je dis simplement qu’on est arrivé à un stade où on les blâme sans réfléchir à la question et sans relativiser le tout. Oui, le but principal d’une entreprise est de faire de l’argent et c’est vrai que certaines en font sans se soucier des conséquences négatives qui en résultent. Par contre, les leaders de ces entreprises ne sont pas tous de pauvres imbéciles sans cœur et, même pour ceux qui le sont, s’ils ont un peu de jugeote et pensent en termes d’impacts marketing d’une mauvaise presse, ils savent bien que ce n’est pas à leur avantage de faire le front du Times magazine avec une famille d’orangs-outans qui tente de se sauver des flammes d’une forêt tropicale ravagée par la dite compagnie 💔. Bon, je sais que des épais, il en existe (genre à toupet blond, face orange… je dis ça de même, je ne vise personne 🤞🤭 ), mais ne mettons pas tout le monde dans le même panier.

Donc, qu’en est-il de la compagnie Ferrero et du Nutella? Je dois avouer avoir été vraiment touchée par la vidéo de Greenpeace qui montre un bébé ourang-outan qui n’a nulle part où aller après que sa famille et son habitat aient été détruits et se retrouve donc dans la chambre d’une petite fille qui n’est pas consciente que les produits qu’elle consomme et qui contiennent de l’huile de palme sont la source de cette destruction.

Donc, on comprend que c’est l’huile de palme contenu dans le Nutella qui est pointée du doigt.

Qu’est-ce que contient le Nutella au juste?

Voici ce qu’on retrouve dans la liste d’ingrédients fournis par Ferrero: Sucre, huile de palme, noisettes, lait écrémé en poudre, cacao maigre, émulsifiants (lécithines) et vanilline.

Bien que le Nutella soit très riche en gras et en sucres, il reste que la liste des ingrédients est plutôt courte et on y retrouve peu d’additifs. En fait, il y en a 2 : les lécithines et la vanilline. Les lécithines sont obtenues à partir d’huile de soja et de graines de tournesol et servent à émuslifier le produit, donc à bien le mélanger. Pour ce qui est de la vanilline, il s’agit d’un arôme qu’on retrouve naturellement dans une substance contenue dans les gousses de vanille. Toutefois, puisque la production des gousses de vanille ne suffit pas à répondre à la demande mondiale croissante, les fabricants du secteur agroalimentaire la remplacent parfois par de la vanilline de synthèse2.

C’est un produit gras et sucré qui contient très peu de protéines mais, en quantité limitée, il n’y a rien de si alarmant. Personne ne va mourir en mangeant une toast au Nutella un matin ou en collation occasionnelle. Ce ne sera pas très nourrissant ni soutenant mais, parfois, ça fait juste du bien au bedon. Ne le faites pas tous les jours par contre 🙃 !

On a vu que l’huile de palme était en 2e position des ingrédients. L’ordre n’est pas aléatoire, les ingrédients sont placés en ordre de poids, du plus lourd au plus léger. Autrement dit, c’est vrai que le Nutella contient une bonne part d’huile de palme (et encore plus de sucre!).

Quels sont les problèmes environnementaux qui sont reliés à l’huile de palme?

L’huile de palme est une huile végétale extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile. C’est une huile qui est largement utilisée dans le secteur agro-alimentaire (chips, biscuits, mayonnaise, chocolat, plats préparés, etc.), mais aussi dans le secteur des cosmétiques (shampoing, mascara, fond de teint, mousse à raser, etc.) et le secteur de l’énergie, entre autres pour les agrocarburants. Selon Greenpeace, on estime qu’environ la moitié des produits présents en supermarché contient de l’huile de palme ou des produits dérivés de l’huile de palme3. Le Nutella est donc une goutte dans l’océan de la production d’huile de palme.

Le problème avec la fabrication de cette huile, c’est qu’une méthode qui a beaucoup été utilisée à partir des années 90 a été de brûler des grandes parties de fôrets pour y planter des palmiers à huile. Selon le National Geographic, entre 1990 et 2010, ce sont 8,7 millions d’hectares de forêts qui ont été rasés pour la culture de palmiers à huile 4. Bien sûr, ça veut aussi dire la destruction de l’habitat de beaucoup d’animaux, dont celui des orangs-outans 😔.

Devant ce constat, plusieurs organismes, dont Greenpeace, se sont indignés (heureusement) et ont demandé aux multinationales de changer leur procédé et de rendre des comptes à la population. Ils ont demandé de leur part un plan d’action d’urgence nommé « Zéro déforestation » dans lequel les grandes entreprises s’engageraient, d’ici 2020, à n’utiliser que de l’huile de palme « Zéro déforestation » et de rendre publique la liste de leurs fournisseurs pour la traçabilité de leurs produits. Autrement dit, on veut savoir d’où l’huile provient et comment elle est fabriquée.

Mais, est-ce que c’est vraiment possible de produire de l’huile de palme sans détruire des forêts?

Puisque je ne suis pas une spécialiste du domaine, encore une fois, j’ai été vérifier sur le site de Greenpeace pour voir si on se faisait dire n’importe quoi par les multinationales qui prétendent que leur huile de palme est fabriquée sans détruire des forêts. Éternelle sceptique que je suis. J’ai été surprise de constater qu’effectivement, c’était possible. Voici ce que j’ai trouvé comme information :

« Oui, il est possible de produire de l’huile de palme qui ne contribue pas à la déforestation : si une entreprise productrice d’huile de palme applique rigoureusement une méthodologie scientifique précise appelée High Carbon Stock (HCS) pour ses nouvelles concessions alors elle produira de l’huile de palme qui n’aura pas contribué à la déforestation. L’approche High Carbon Stock est la seule méthodologie permettant de mettre en oeuvre sur le terrain les engagements “Zéro Déforestation” pris par les industriels.3 »

Maintenant, la question qui demeure est : Qu’en est-il de la compagnie Ferrero et de son Nutella?

Les engagements de Ferrero et de son Nutella

Après s’être fait grandement critiquer par Greenpeace et d’autres organismes de défense de l’environnement, Ferrero a pris des engagements pour n’utiliser que de l’huile de palme durable et pour garantir la traçabilité de l’huile utilisée. La compagnie n’utilise que de l’huile de palme certifiée 100% RSPO de type ségrégé qui est une certification d’huile de palme durable et traçable (on sait d’où elle provient).

Peut-être avez-vous entendu parler d’une publication de Greenpeace au printemps 2018 qui dénonçait le manque de transparence de certaines multinationales concernant la provenance de leur huile de palme et Ferrero en faisait partie. Rapidement, la compagnie a réagi en publiant la liste des 116 moulins qui leur fournissent l’huile de palme pour leur Nutella (voir la liste en cliquant ici ). Greenpeace a d’ailleurs rapidement  salué l’initiative.

Par contre, question de nous mêler un peu, toujours en fouinant sur le site Internet de Greenpeace, j’ai découvert que la certification RSPO détenue par Nutella (certification dont je vous parlais ci-dessus) n’était pas pour autant une garantie de l’absence de déforestation selon les critères de Greenpeace. Pour eux, « seule l’approche High Carbon Stock (HCS) permet de couper le lien entre déforestation tropicale et production d’huile de palme3 ». J’ai donc dû investiguer un peu plus pour savoir si Ferrero était réellement engagé dans un procédé « Zéro déforestation » ou non.

Je n’ai pas trouvé l’information concernant l’utilisation ou non de l’approche High Carbon Stock par Ferrero. MAIS! J’ai trouvé plein d’autres choses. J’ai appris que Ferrero avait développé une Charte sur l’Huile de palme5 dans laquelle les engagements suivants avaient été pris, soit que leurs fournisseurs doivent :

  1. Fournir une huile entièrement traçable, tout en incluant les petits cultivateurs.
  2. Ne pas défricher les forêts riches en carbone.
  3. Ne pas brûler les terres pour les défricher.
  4. Ne pas planter sur des sols tourbeux.
  5. Protéger les orangs-outans et autres espèces menacées en préservant des zones à haute valeur de conservation.
  6. Calculer et publier les émissions de gaz à effet de serre issues de leur production.
  7. Respecter les droits de l’homme, y compris le droit de FPIC – Free, Prior, and Informed Consent – (consentement libre, préalable et éclairé) des communautés autochtones et locales.
  8. Reconnaître, respecter et renforcer les droits des travailleurs.
  9. Ne pas utiliser de paraquat (pesticide).
  10. Lutter activement contre la corruption.

Comment Ferrero peut-il savoir que leurs fournisseurs respectent ces engagements?

Ferrero utilise un système de vérification par satellite pour surveiller les plantations de leurs fournisseurs. Il s’agit d’un partenariat avec Airbus Defense & Space, TFT et SarVision. Ces partenaires ont comme mandat de faire les vérifications via radars et imagerie optique et d’alerter Ferrero en cas de non-respect des engagements. Plus la zone est considérée comme étant à risque, plus la surveillance est serrée. TFT, qui est une organisation internationale à but non lucratif, travaille sur le terrain pour s’assurer du respect des engagements environnementaux et sociaux de la compagnie. Les évaluations faites doivent être publiées tous les 6 mois.

Que pense Greenpeace des engagements de Ferrero?

On a beau lire tout ça, on peut quand même se demander si ce n’est que du blabla de messieurs en cravate ou si ces engagements sont réellement mis en œuvre. Dans une analyse publiée en 2016 par Greenpeace, 14 multinationales ont été évaluées en fonction des critères suivants : l’approvisionnement responsable, la transparence de la compagnie, la participation à la réforme de l’industrie et la fin de la déforestation (pour voir plus en détails ce que ces critères impliquaient et quelles sont les résultats des autres compagnies, vous pouvez visiter la « scorecard » ici).

Ferrero a obtenu d’excellents résultats concernant la fin de la déforestation, des bons résultats concernant l’approvisionnement responsable et la participation à la réforme de l’industrie, mais des résultats moins bons (point orange = entre promesses non respectées et « en voie de ») concernant la transparence de l’entreprise. Toutefois, comme je l’ai déjà mentionné ci-dessus, depuis la publication de ce rapport, Ferrero a publié la liste de ses fournisseurs, donc cette lacune a été corrigée.  

Autrement dit, malgré toutes les rumeurs qui circulent, Ferrero, donc le Nutella, est définitivement beaucoup plus sur la bonne voie pour améliorer la santé de la planète, des animaux et la qualité de vie des travailleurs que plusieurs autres compagnies dont on n’entend même pas parler! Ce n’est certainement pas parfait, mais les efforts y sont.

Pourquoi même Greenpeace recommande de ne pas boycotter l’huile de palme?

En publiant un « teaser » de ce texte-ci sur ma page Facebook sans toutefois dévoiler l’entièreté du contenu qu’on allait y retrouver, j’ai rapidement eu des réponses qui ne m’ont pas vraiment surprise du genre : moi je prends telle marque à la place, c’est sans huile de palme (en sous-entendant, je crois, que c’est mieux que le Nutella…pas au niveau nutritif, ça je crois que les gens ont compris ce bout-là (du chocolat, c’est du chocolat), mais au niveau de l’environnement et de la santé animale). C’est donc la raison pour laquelle je trouve ça vraiment important de partager le message de Greenpeace à ce sujet. Le voici :

Greenpeace ne préconise pas le boycott des produits contenant de l’huile de palme. Nous ne souhaitons pas éliminer l’huile de palme, nous souhaitons éliminer l’huile de palme qui a engendré la destruction de forêts tropicales et de tourbières. C’est la raison pour laquelle les entreprises consommatrices d’huile de palme doivent identifier avec précision la provenance de l’huile de palme qu’elles achètent et exclure les fournisseurs qui se rendent coupables de déforestation. Par ailleurs, la substitution de l’huile de palme par une autre huile végétale ne serait pas sans conséquences sur la forêt et l’environnement et doit donc être envisagée avec précaution.”

Donc, en pensant bien faire en achetant un produit sans huile de palme, mais avec, par exemple, de l’huile de tournesol, on ne fait pas un meilleur choix finalement (je parle toujours du point de vue environnemental et non nutritif).

C’est important de comprendre que chaque huile végétale a ses avantages et inconvénients. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles l’huile de palme est largement utilisée.

Avantages de l’huile de palme :

  • Elle est solide à température pièce (donc elle n’a pas besoin d’être hydrogénée, procédé qui crée des gras trans nocifs pour la santé).
  • Elle est très stable, ce qui fait en sorte qu’elle ne rancit pas facilement.
  • Sa production coûte moins cher que les autres huiles végétales.
  • Le point le plus important : l’huile de palme a un très bon rendement, c’est-à-dire qu’on a besoin de peu d’hectares de terres pour produire beaucoup. Les autres cultures oléagineuses (plantes qui servent à produire des huiles végétales) demandent jusqu’à 9 fois plus de terres pour la même production 6!

Pour vous donner une idée de grandeur, les palmiers à huile représentent 35 % de toute l’huile végétale produite dans le monde (c’est beaucoup!), mais ils ne représentent que 10 % des terres qui produisent de l’huile végétale et seulement que 0,4 % de la déforestation globale 6. Surprenant, n’est-ce pas? Personnellement, ça me remet l’ego à la bonne place et ça me fait réaliser que j’ai pris des choses pour acquis pendant longtemps sans approfondir la question. Huile de palme, je t’ai mal jugée! Bon, il demeure que, si je regarde du côté nutritif, l’huile de palme contient des gras saturés qui sont mauvais pour la santé mais, c’est tout de même mieux que des gras trans et, de toute façon, mes préjugés concernaient plus le côté environnemental de la chose et non le côté nutritif.

Qu’est-ce qu’on conclue de tout ça?

Évidemment, je n’encourage pas la consommation de Nutella ni de quelconque tartinade au chocolat. Je ne les classe pas non plus dans la catégorie des aliments diaboliques interdits, car vous savez qu’avec moi, il n’y en a pas d’interdits. Le Nutella, tout comme toutes les formes de tartinades au chocolat, peuvent faire partie d’une saine alimentation quand on est capable de doser les quantités et la fréquence à laquelle on en consomme.

Ce que je voulais vraiment faire ressortir de ce texte, c’est plutôt à quel point on se laisse souvent influencer par ce qui est partagé comme informations ici et là sans trop se questionner sur la véracité de ces informations. Ferrero a définitivement ses torts et a fait longtemps partie (comme plusieurs autres entreprises d’ailleurs) de l’industrie qui participait à la destruction des forêts tropicales et, indirectement, à la mort des ourangs-outans. Par contre, la compagnie a maintenant pris un virage qui, selon moi, mérite qu’on cesse de répandre des informations qui sont devenues fausses avec les années.

Personnellement, je préfère encourager une compagnie qui a prouvé sa bonne volonté, qui s’est engagé à protéger les forêts tropicales et les animaux qui y vivent et qui rend publiques ses méthodes de fabrication plutôt que d’autres entreprises qui n’ont pas encore eu à le faire puisqu’elles n’ont pas encore été pointées du doigt, mais dont on ne connaît pas la provenance des ingrédients qui composent leurs produits et qui peuvent causer des dommages environnementaux importants (et tuer des animaux) sans qu’on en soit informé, parce qu’on est encore trop concentré à répandre de vieilles rumeurs au lieu de se concentrer sur la réalité actuelle.

Mais ça, c’est mon opinion, vous n’êtes pas obligé de la partager! 😉

P.S. : Maintenant que tu as lu ce texte, que je te vois encore partager la photo d’un orang-outan maltraité avec un pot de Nutella! 😠😜

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Sources :

  1.  Ferrero. |En ligne | : https://www.ferrero.fr/nutella Page visitée en août 2019.
  2. Nutella. | En ligne| : https://parlons-qualite.nutella.com/fr/la-vanilline-de-nutella Page visitée en août 2019.
  3. Greenpeace. | En ligne | : https://www.greenpeace.org/canada/fr Page visitée en août 2019.
  4. The National Geographic. | En ligne | : https://www.nationalgeographic.fr/environnement/ce-quil-faut-savoir-sur-lhuile-de-palme Page visitée en août 2019.
  5. Charte sur l’Huile de palme de Ferrero. | En ligne | : https://www.ferrerocsr.com/fc-2912/Ferrero-lance-sa-Charte-sur-l%E2%80%99Huile-de-Palme?lang=FR Page visitée en août 2019.
  6. Radio-Canada. | En ligne | : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1109782/forets-production-huile-palme-biodiversite-uicn Page visitée en août 2019.
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Testicules, cerveau et yeux? Que contiennent vraiment les saucisses?

« Tu sais que, dans ta saucisse, il y a des yeux, des testicules et tous les restants de l’animal broyé », «tu vas mourir si tu manges ça, c’est bourré de produits chimiques » …les rumeurs sont nombreuses concernant les saucisses! Qu’est-ce qui est vrai dans tout ça? Bien sûr, il faut en prendre et en laisser.

Le classique hot-dog sur le BBQ l’été, entouré d’amis autour d’une piscine ou près d’un lac, avouez que c’est le bonheur! Bon…c’est sûr que c’est plus l’ambiance que le haut niveau de gastronomie qui nous met le sourire aux lèvres! 😆 Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je mange un hot-dog, j’essaie de ne pas penser à ce que je mange vraiment. Je mets un extra moutarde et je savoure sans réfléchir. Je suis certaine que vous êtes plusieurs à vous reconnaître dans ça! Par contre, peut-être êtes-vous dans le « team ketchup ». Si c’est le cas, je vous accepte quand même, mais je tiens à vous dire que je trouve que vos goûts sont à discuter! Haha!

Donc, question d’en avoir le cœur net, on va regarder ce que contiennent vraiment les saucisses. Évidemment, toutes les saucisses ne s’équivalent pas. Les saucisses faites maison ne contiennent pas nécessairement les mêmes ingrédients que les saucisses commerciales et ça va de soi que les saucisses végées n’ont rien à voir avec les saucisses de viandes. Pour éviter de s’éparpiller, je vais me concentrer sur les saucisses commerciales à base de viande, celles qu’on mange le plus souvent dans nos hot-dogs ou qu’on fait griller sur un feu de camp.

Restants de viandes, oui ou non?

Quand on dit que les saucisses contiennent les « restants de viande », c’est un peu vrai. En fait, c’est parce qu’on utilise la viande plus coriace qui est restée collée aux os de l’animal. Pour éviter de gaspiller cette partie, on en fait des saucisses. Qui aurait cru que vous participiez à diminuer le gaspillage en mangeant des saucisses! Évidemment, pour une faire saucisse commerciale, on ne doit pas s’attendre à ce que ce soit un boucher qui coupe précisément la viande collée aux os pour la récupérer, ça coûte trop cher et ça prend trop de temps. On le fait plutôt de manière mécanique. On prend les carcasses sur lesquelles se trouve la viande, on broie le tout, on y ajoute de l’eau et, par tamisage sous pression, on réussit à récupérer la viande. Vous comprendrez que, en utilisant cette technique, de minuscules morceaux d’os se retrouvent dans la viande, mais rien pour risquer de s’étouffer (< 2 mm)1. Ce procédé est réglementé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour s’assurer de l’innocuité du produit.

Contient ou contient pas?

Si vous croyez ne consommer que les muscles de l’animal en mangeant une saucisse, détrompez-vous. C’est vrai que les saucisses contiennent certaines parties des animaux qui sont peu appétissantes, mais pas toutes les parties que les rumeurs veulent bien nous faire croire. En plus, tout est relatif. Pour certaines personnes, le fait de consommer, par exemple, le cœur de l’animal n’a rien de dégoûtant et, pour d’autres, ce l’est. Encore une fois, l’Agence canadienne d’inspection des aliments encadre le tout et s’assure que les saucisses vendues au Canada ne contiennent que ce qu’elles ont le droit de contenir.

Ce qu’elles peuvent contenir :

  • Musculature
  • Cœur
  • Langue
  • Œsophage
  • Gésier (poulet)
  • Sang

Ce qu’elles ne peuvent pas contenir :

  • Organes génitaux
  • Poumons
  • Lèvres
  • Yeux
  • Oreilles
  • Rate
  • Pis
  • Crâne
  • Moelle épinière

Les abats qui sont permis sont retrouvés dans la liste des ingrédients soit sous leur propre nom ou regroupés sous le nom « sous-produits de la viande ». Personnellement, ces sous-produits de la viande ne m’inspirent pas beaucoup mais, en même temps, je ne suis pas sûre que je suis prête à dire adieu à mes hot-dogs occasionnels! Comme solution, je vous dirais que, quand on trouve la bonne saucisse de tofu, on constate que le goût est assez semblable aux saucisses ordinaires! J’ai déjà fait le coup à mon père et il n’y a vu que du feu! 🤭 Donc, pour ceux et celles que je viens de traumatiser avec mes sous-produits de la viande, il vous reste toujours cette option!

Additifs

Pour que tout ça puisse avoir un goût et une couleur acceptables, des additifs sont ajoutés aux saucisses. On les ajoute aussi pour la conservation. Les nitrites sont probablement les additifs dont on se méfie le plus, car on soupçonne qu’ils se transformeraient en nitrosamines lorsqu’ils entrent en contact avec certaines protéines de la viande. Des études ont démontré que les nitrosamines étaient des substances cancérigènes pour les animaux, ce qui nous pousse à croire qu’ils pourraient aussi l’être pour l’humain. Par contre, la vitamine C pourrait diminuer la formation de ces nitrosamines et c’est la raison pour laquelle on en ajoute à certaines saucisses (vous pouvez trouver la vitamine C sous le nom d’acide ascorbique dans les ingrédients). Je vous conseillerais de consommer des aliments riches en vitamine C lorsque vous mangez des saucisses, comme des poivrons, du brocoli, des pois mange-tout, des fraises, des kiwis ou des agrumes. De toute façon, je crois que ce n’est un secret pour personne que les saucisses ne sont pas ce qu’il y a de plus nourrissant, donc de les accompagner de fruits et légumes, c’est assurément une bonne idée, nitrites ou pas!

Que ce soit dû à la transformation de nitrites en nitrosamines ou pas, les saucisses ont tout de même été classées comme étant cancérigènes par l’Organisation mondiale de la santé. Elles font partie de la catégorie des viandes transformées qui augmentent le risque de cancer colorectal et possiblement de cancer de l’estomac2. Donc, il vaut mieux ne pas faire du hot-dog un repas qui revient régulièrement dans notre menu.

En bref…

D’une manière ou d’une autre, les saucisses sont assurément riches en mauvais gras et en sel et contiennent généralement peu de protéines. Ça ne vous bouchera pas un coin bien longtemps! Je ne crois pas que je surprenne qui que ce soit en vous disant ça. Si vous êtes habitués de me lire, vous savez que je dis toujours qu’il n’y a pas d’interdits en alimentation. C’est aussi vrai pour la saucisse! Par contre, puisqu’on sait que c’est un aliment cancérigène, j’ai tendance à être un peu plus sévère et de vous recommander d’y aller vraiment avec modération. L’été, en camping, c’est tellement facile à préparer qu’on a parfois tendance à en abuser un peu trop. L’option hamburger est déjà une meilleure idée…pas l’idéal, mais mieux! Sinon, se faire des sandwichs, ce n’est pas plus difficile! N’oubliez pas le plus important : peu importe ce que vous choisissez comme repas, en camping comme à la maison, ajoutez-y des légumes! Ça n’enlèvera pas les moins bons nutriments si jamais vous optez pour un repas moins santé, mais ça en ajoutera assurément des bons! 👍

  1. Agence canadienne d’inspection des aliments. | En ligne | : http://www.inspection.gc.ca/aliments/directives-archivees-sur-les-aliments/produits-de-viande-et-de-volaille/manuel-des-methodes/chapitre-4/fra/1367622697439/1367622787568?chap=5
  2. Organisation mondiale de la santé. | En ligne | : https://www.who.int/features/qa/cancer-red-meat/fr/
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Pourquoi le défi de 100 jours d’Étienne Boulay n’est probablement pas fait pour vous!

Avez-vous vu passer le défi 100 jours d’Étienne Boulay sur les réseaux sociaux? Tentant, n’est-ce pas? Mais…est-ce que c’est vraiment fait pour vous? Regardons ça!

Étienne Boulay est une personnalité publique québécoise bien appréciée, que ce soit comme ex-joueur de football de l’équipe des Alouettes de Montréal, comme ex-animateur des Testeurs à Vrak TV pour les plus jeunes, comme  animateur de Bootcamp et des Naufragés de l’amour (entre autres), comme Fantastique à Rouge ou encore, comme influenceur/blogueur/papa sur Facebook et Instagram avec sa conjointe Maïka via son blogue « Ma Famille Mon Chaos ». Il est aussi impliqué dans la sensibilisation aux problèmes de santé mentale avec Bell Cause et aux problèmes de dépendances avec, entre autres, sa biographie et son documentaire « Le parcours d’un battant ». En plus, les filles, on ne se le cachera pas, Étienne Boulay, c’est un méchant pétard 😉 Bref, le genre de gars hyper attachant avec qui on embarquerait dans n’importe quel projet parce que, que voulez-vous, il est hot le gars! On veut tous être son ami, avec raison.

En début de semaine, Étienne (je vais l’appeler par son prénom, pour faire semblant que c’est mon ami 😛 ) a fait une publication sur Instagram où il partageait son nouveau défi qui consiste à bien manger pendant 100 jours. Jusque-là, j’étais partante avec lui n’importe quand! C’est sa description de ce qu’est « bien manger » qui m’a turnée off en bon québécois. En fait, son défi de 100 jours consiste à retirer les sucres de son alimentation, sauf celui des fruits (fiou!), les glucides sont interdits au souper, la collation en soirée est interdite aussi et, tant qu’à aller dans les interdits, faisons donc une liste plus complète. Sont interdits : pain, poutine, club sandwich, cheeseburger, frites, bonbons, biscuits, chips, crème glacée, etc. Tout ça, pendant 100 jours. Aouuutch! Genre, j’ai déjà faim pour tout ça juste à me lire.

Étienne veut voir ce que ça fera sur son niveau d’énergie, son humeur et sa silhouette. Il invite les gens à faire comme lui, pour créer une communauté qui va s’épauler dans ce défi, ce que je trouve être une excellente idée! C’est le contenu de la diète qui m’a fait dire :  “oh my God, c’est donc bien gentil de vouloir aider les gens à se motiver à changer leurs habitudes pour le mieux mais, tabarouette, ce n’est tellement pas une diète qui est aidante pour le commun des mortels, c’est BEAUCOUP trop drastique et c’est tout sauf équilibré”. Ce n’est pas ma vision d’une saine alimentation, ni celle que la science a prouvé comme étant adéquate pour être en bonne santé physique et mentale. Les maudites nutritionnistes, je sais! On est tellement casseuse de party! Ce n’est pas pour rien que je me suis appelée La Maudite Nutritutrice. Je suis chiante, que voulez-vous?! 😉 Donc, je vais vous expliquer pourquoi, selon moi, cette diète s’applique difficilement à la majorité des gens.

Parenthèse numéro 1

Pleaaase, si tu es adepte du kéto ou de n’importe quel régime qui bannit certains aliments et que tu y crois dur comme fer, genre que c’est une religion et que tu as envie de m’assassiner à la simple vue de ce que je viens d’écrire, fais juste comme, arrêter de lire s.t.p. Ce texte-là n’est définitivement pas pour toi. Je n’ai pas envie de m’obstiner, d’être obligée de sortir trente-douze mille arguments et contre-arguments (je suis pas mal sûre que c’est un chiffre qui existe…hihi!). Je suis une professionnelle de la santé, je me fie à non seulement ce qui a été prouvé scientifiquement par plusieurs études solides et bien réalisées, mais aussi à ce que l’ensemble de la communauté scientifique s’entend pour dire que, jusqu’à maintenant, même si on n’a pas de vérité absolue (l’aura-t-on un jour…la personne qui croit que oui est la personne qui détient le moins la vérité absolue), c’est ce qui a le plus de sens selon les données qu’on a. Si tu décides de lire quand même, tu peux cracher sur ton écran si tu veux, mais pas sur moi avec tes mots virtuels. Merci.

Parenthèse numéro 2

Étienne Boulay (ou Maïka, ou ses enfants, ou sa famille, ou n’importe qui qui l’aime), si tu lis ça, sache que je t’apprécie beaucoup et tout ce que j’écris n’est aucunement contre toi, mais simplement dans le but d’éduquer les gens en nutrition. Je ne doute pas de ta volonté d’aider et je trouve ça vraiment cool que tu t’impliques auprès des gens comme ça. Par contre, comme tu es justement un exemple positif, je comprends que les gens aient envie de te suivre. C’est juste que, pour plusieurs personnes, ça peut être très malsain et ça peut faire en sorte de créer des problèmes plus que d’amener du positif. Je le dis aussi par expérience. J’ai eu un bureau de consultations pendant près de 10 ans, j’en ai ramassé des gens en post-diète qui étaient détruits de l’intérieur comme de l’extérieur. Bref, je te souhaite la meilleure des chances dans ton défi et je ne doute aucunement de ta capacité à le réaliser, mais c’est aussi mon rôle de nutritionniste de mettre un petit bémol pour faire en sorte que les gens soient bien outillés pour faire les bons choix. S’ils décident de te suivre quand même, au moins, ils connaîtront les conséquences possibles. Donc, j’espère qu’on restera ami quand même (parce que, je ne sais pas si tu as lu mais, en début de texte, je me suis inventée une amitié avec toi 😛 ).

De comment c’que c’est que ce ne serait pas pour moi?

Par où commencer?! D’abord, il faut savoir qu’Étienne est un ex-athlète…ex, on le dit vite, parce qu’il me semble être encore dans une très bonne shape. Mais, comme je ne le connais pas pour vrai, résumons en disant que c’est un ex-athlète. C’est un gars qui a passé une bonne partie de sa vie à faire des sacrifices pour être un excellent joueur de football. Quand le sport prend une aussi grande place dans ta vie, évidemment que ça implique des heures d’entraînement, mais aussi une façon de s’alimenter qui est assez stricte pour être capable de maximiser son potentiel. Donc, Étienne est habitué à ce genre de diète. Est-ce que ça le protège des risques potentiels? Pas nécessairement. Par contre, étant donné que c’est un peu plus naturel pour lui de faire ce genre de chose, ça fait en sorte que le niveau de difficulté est quand même moindre pour lui que pour, par exemple, moi, qui a toujours misé sur l’équilibre dans mon alimentation et qui n’a jamais eu d’interdits (j’ai mangé une poutine hier et je suis zéro stressée avec ça…elle était bonne!). On ne se le cachera pas, c’est extrêmement difficile d’appliquer ce genre de diète pendant seulement qu’une semaine, donc imaginez pendant 100 jours!

Pas de glucides au souper, ça veut dire quoi?

Je vais faire ça simple, je vais simplement vous faire une liste des aliments qui contiennent des glucides, vous allez comprendre que, finalement, ce qu’Étienne va faire, c’est de manger que de la viande et des légumes tous les soirs (encore là, il tricherait un peu avec les légumes, parce qu’ils contiennent des glucides, mais en moins grande quantité par rapport aux autres aliments que je vais vous nommer). Donc, mis à part un peu de glucides dans les légumes, on les retrouve surtout dans :

  • TOUS les produits céréaliers (donc tout ce qui est ou contient de la farine ou des céréales comme le riz, les pâtes, l’orge, le quinoa, le couscous, les pains/tortillas/bagels/croissants, les craquelins, les muffins, les crêpes, les gaufres, la croûte de pizza, etc.) en plus des légumes comme la pomme de terre, les pois verts, le maïs et le panais qui sont considérés comme des féculents.
  • Le lait, les yogourts (même sans sucres ajoutés), les boissons végétales, les boissons au yogourt de type Yop ou Danactive
  • TOUS les fruits et leur jus
  • Les légumineuses (pois chiches, haricots, lentilles, hummus, etc.)
  • Tous les aliments ET BOISSONS sucrés, nommez-les.

Donc, pas de glucides au souper, c’est poche.

Les glucides, ça sert à quoi, à part “faire engraisser”?

Si je vous dis « néoglucogénèse », est-ce que vous allez arrêter de lire? Ne faites pas ça, je vous promets que je vais vous expliquer ce que c’est et que vous allez pouvoir avoir l’air d’un nerd dans les soupers de famille en disant : « ouais, mais vous savez, c’est la néoglucogénèse qui fait en sorte que notre cerveau peut utiliser des glucides pour survivre même quand on n’en mange pas ». Apprenez cette phrase-là par cœur, haha! Ok, sérieusement.

Il existe 4 sortes de nutriments qui fournissent de l’énergie (des calories) à notre corps : les glucides, les protéines, les lipides (le gras) et l’alcool. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que notre cerveau, qui est l’organe central du corps humain, ne carbure seulement qu’au glucose, une sorte de glucides. Pas de protéines, pas de lipides et surtout pas d’alcool, seulement du glucose (et des corps cétoniques, mais ils ne se trouvent pas dans les aliments, ils sont produits par notre corps lors d’une période de jeûne prolongé, c’est le plan B du corps). En plus, le cerveau ne stocke pas le glucose, donc il en a besoin de façon continue. Vous vous dites sûrement qu’alors, si on ne consomme pas de glucose, on va mourir. Heureusement, non, le corps humain est plus rusé que ça. Quand les réserves de glucose ne sont plus suffisantes, il y a un système qui se met en branle : la néoglucogénèse. C’est un mot compliqué pour dire qu’on utilise des gras, des protéines et de l’acide lactique pour créer du glucose avant que le cerveau en manque1.

Bref, ça peut sembler compliqué, mais ce que vous avez à retenir, c’est que, même quand on ne consomme pas de glucides, le corps en fabrique quand même puisque c’est vital. Donc, vous vous êtes privé pour rien. C’est juste un plus long processus, parce qu’on doit passer par la néoglucogénèse avant d’y arriver. Mais, vous savez, votre corps, il est un peu comme vous. Ça ne lui tente pas de faire compliqué quand il pourrait faire simple. Donc, entre avoir du glucose rapidement disponible ou de passer par Rome avant d’y arriver, il va choisir la façon rapide. Pour que vous vous déniaisiez à lui fournir des glucides de façon rapide, il va réagir : fatigue, manque de concentration, irritabilité (donc moins de glucides pour être de meilleure humeur? Non), envie de grignoter des aliments plus riches. Ça veut dire que, juste parce que vous vous êtes privé de riz dans votre repas, il est possible que ce soit beaucoup plus difficile de résister au sac de chips à 20h devant la télévision. Entre le riz et les chips, je vous laisse deviner quelle est la meilleure option!

Côté perte de poids, si on regarde dans la littérature en ce qui concerne les régimes faibles en glucides, il y a, en général, une perte de poids à court terme, mais qui n’est pas maintenue dans les 24 mois2. Autrement dit, les gens perdent du poids, mais le reprennent rapidement. En plus, une méta-analyse (compilation des résultats de différentes études) a démontré qu’il n’y avait pas vraiment d’avantages à limiter spécialement les glucides dans une diète, mais que c’était plutôt la restriction totale en calories et l’assiduité dans la démarche qui avaient réellement un impact sur la perte de poids, finalement3. Donc, d’augmenter sa consommation de fruits et légumes, par exemple, aurait certainement plus d’impacts sur une perte de poids que le fait de ne pas consommer de glucides au souper.

On veut des fibres!

S’il y a bien quelque chose de winner côté poids santé, ce sont les fibres! C’est quoi ça? C’est la partie d’une plante qui n’est ni digérée, ni absorbée. Ça remplit notre estomac, ce qui fait qu’on a moins faim, mais ça passe tout droit pour aller dans la toilette (désolée si vous lisez en mangeant). On les retrouve dans les produits céréaliers à grains entiers, dont le PAIN (oui, oui), les pâtes, le riz, le quinoa, etc. (shnout, ils ont des glucides). Il y en a aussi beaucoup dans les légumes et fruits (shnout de shnout, ils ont aussi des glucides), les légumineuses (tabar…shnout, il y a ENCORE des glucides) et les noix et graines (fiou, j’ai droit à des amandes…mais pas trop là!). En coupant les glucides au souper, vous risquez de vous priver d’une bonne quantité de fibres. Au lieu de couper les pains/pâtes/riz au souper, pourquoi ne pas s’appliquer à les choisir à grains entiers à la place? Ce serait un bien meilleur choix! En plus, il ne faut pas oublier que, souvent, le problème avec les produits céréaliers, ce n’est pas l’aliment en tant que tel, mais ce qu’on met dessus (beurre, huile, etc.).

En passant, les fibres, ça aide aussi à la digestion. Si jamais vous coupez vos produits céréaliers et que vous devenez constipé, ne vous demandez pas pourquoi…

Pas de collation en soirée…et si j’ai faim?!

En nutrition, je l’ai toujours dit, c’est supposé être bien simple : quand tu as faim, tu manges, quand tu n’as plus faim, tu ne manges plus. Les enfants le font et, tant qu’ils ne sont pas influencés négativement par le monde extérieur qui a le tour de scraper leur sentiments de faim et de satiété, ils sont en santé et ont un poids santé aussi. Le problème, c’est justement l’environnement qui nous entoure. Pas l’environnement genre l’eau pleine de plastique, le CO2 pis tout, non, je parle de nous autres, de la société actuelle. On est poussé à manger pour plein d’autres raisons que la faim et on arrête de manger pour plein d’autres raisons que la satiété.

« Je mangerais un peu plus, mais mon coach m’a dit que c’était ça la quantité à laquelle j’avais droit. »

« J’ai faim, mais il est 20h et Étienne m’a dit que je ne devais pas prendre de collation en soirée. » 😛

« Je n’ai pas faim, mais il y a des muffins à la réunion, donc j’en prends un. »

« Je n’ai plus faim, mais comme j’ai peur d’avoir faim en soirée et que je n’aurai pas droit à une collation, je vais manger un peu plus. »

Tout ça, ce n’est pas de respecter ses signaux internes de faim et de satiété. Qui est le mieux placé pour savoir de quoi il a besoin? Votre corps. Faites-lui donc confiance un peu. Peut-être que vous l’avez mêlé et qu’il ne sait plus trop comment ça marche, ces signaux-là. La solution, dans ce cas-là, ce n’est pas de le mêler un peu plus en ne mangeant pas même si vous avez faim, au contraire! La solution, c’est d’être plus attentif à ce qu’il vous dit! Si vous ne savez plus comment retrouver vos sentiments de faim et de satiété, je vous conseille de faire mon cours en ligne sur le poids idéal.

Ce n’est pas parce que vous mangez en soirée que ça va aller directement dans vos fesses, c’est un mythe, ça! C’est ce que vous mangez dans toute la journée qui fait une différence, versus l’activité physique que vous avez fait. Et, encore là, ce n’est pas une seule journée qui fait vraiment une différence sur votre poids, mais bien une moyenne sur plusieurs jours. Quand on dit que c’est moins bon de manger en soirée, c’est plus pour éviter le reflux gastrique. Quand vous allez vous coucher, si vous n’avez pas eu assez de temps pour digérer, en plus de la digestion qui peut vous empêcher de dormir, vous risquez que le contenu de votre estomac remonte dans votre œsophage. Donc, laissez-vous MINIMUM une bonne heure pour digérer, plus si vous avez tendance au reflux.

Chips, poutine, bonbons, ces aliments diaboliques!

Je ne vous direz pas que ce n’est pas bon de diminuer les sucres dans votre alimentation. Évidemment que ce l’est. Et c’est la même chose pour tous les aliments riches en mauvais gras et en sel comme la poutine, les cheeseburgers, les frites, les chips, etc. On le sait que, moins on en mange, mieux que c’est pour notre santé. Le problème, c’est que, de se priver complètement, malheureusement, ça mène plus souvent qu’autrement à des rages. Ce sont des études qui ont démontré ce phénomène. Il suffit de se dire qu’on n’a pas le droit de manger quelque chose pour que notre cerveau se mette à ne penser qu’à ça. On en vient obsédé, on y pense jour et nuit. On peut tenir un bout de temps, mais il n’est pas rare que ça finisse par une perte de contrôle et, à ce moment-là, ce n’est pas une poignée de chips qu’on va manger, mais le sac au complet.

En plus, pendant qu’on se prive, on est souvent de mauvaise humeur et plus anxieux. Quand on finit par se donner la permission de « tricher », on se sent souvent coupable et incapable. Malheureusement, c’est aussi prouvé que, dans n’importe quelle démarche de perte de poids, plus on a confiance en nos capacités, plus on a de chances de réussir. En étant toujours dans la défaite et la culpabilité, on risque de laisser tomber notre démarche et finir par reprendre du poids. D’ailleurs, tout ça et le phénomène des rages alimentaires sont aussi expliqués plus en profondeur dans mon cours en ligne sur le poids idéal.

Plutôt que de se dire que vous arrêterez complètement de manger ce genre d’aliments pendant 100 jours, pourquoi ne pas plutôt vous dire que vous ne succomberez pas à la première envie mais que, si vous avez vraiment envie, par exemple, d’une crème glacée, vous en prendrez, mais qu’au lieu que ce soit le blizzard format géant, vous choisirez le petit cornet? Comme ça, votre envie de crème glacée sera satisfaite et il y a peu de chances que ça ait un grand impact sur votre poids. De toute façon, qu’est-ce qui est mieux? De savourer tranquillement sa petite crème glacée ou de résister 2 semaines pour finir par le manger le fameux blizzard format géant? À vous de voir!

Bref, en nutrition comme dans n’importe quoi, tout est dans l’équilibre. Je vais vous avouer que j’ai bien ri quand j’ai vu le repas d’Étienne avant qu’il commence son défi.

Haha! On passe de tout à rien. Pourquoi ne pas trouver le juste milieu? C’est la meilleure façon non seulement d’avoir une vie plus positive en général, mais aussi d’être mieux avec soi-même, d’être de bonne humeur, d’avoir un poids qui n’est peut-être pas celui des mannequins d’Instagram, mais qui est celui d’un corps en santé en-dedans comme en dehors (allo 2 Frères), le vôtre, dans votre format unique, autant que vous l’êtes! 🙂

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Sources :

1. Tortora, Grabowski. Principes d’anatomie et de physiologie. Éditions du Renouveau pédagogique. 2001.

2. CISSS du Bas-St-Laurent. | En ligne | : https://www.cisss-bsl.gouv.qc.ca/sites/default/files/fichier/diete_cetogene_et_jeune_intermittent_vraiment_efficaces.pdf Page consultée en juillet 2019.

3. Observatoire de la prévention. Institut de cardiologie de Montréal. | En ligne | : https://observatoireprevention.org/2017/10/30/regimes-faibles-glucides-reellement-meilleure-solution-perdre-poids/ Page consultée en juillet 2019.

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5 recettes modifiées en version plus santé de nos petits fruits du Québec!

Nos petits fruits du Québec arrivent tranquillement dans les marchés! Savez-vous les cuisiner? Je vous conseille quelques modifications pour des recettes méga santé!

Après nous avoir fait patienter un peu cette année, nos fraises du Québec font tranquillement leur entrée dans nos épiceries et marchés locaux et on en est bien heureux! Qui n’aime pas les fraises?! Bon, si jamais c’est votre cas (vous êtes bizarre, mais je vous aime pareil), vous allez pouvoir vous reprendre avec les framboises et les bleuets du Québec un peu plus tard dans l’été.

Je ne sais pas pour vous mais, pour moi, les petits fruits du Québec, ça me réconforte parce que ça me rappelle toujours de bons souvenirs. T’sais, quand on est en camping, qu’on se lève à l’heure qu’on veut, tout le monde est relax autour de la table à pique-nique pour déjeuner, puis qu’on sort les toasts et qu’on met de la bonne confiture de petites fraises dessus…Mmmmm! Ça me rappelle aussi quand j’allais ramasser des petites fraises et des framboises dans le bois avec mes grands-parents. C’était long avant de réussir à remplir un pot de yogourt parce qu’on mangeait ce qu’on cueillait au fur et à mesure! On revenait piqué partout, beurré de rouge tout le tour de la bouche et rempli de fierté en montrant notre précieuse récolte à notre mère.

Des petits fruits frais, c’est encore meilleur que des bonbons et c’est tellement plus nourrissant! Regardons de plus près la valeur nutritive des fraises, framboises et bleuets.

Fraises

Pour 250 mL (1 tasse)

Énergie 50 calories
Fibres 3 g
Vitamine C 90 mg
Potassium 230 mg

Framboises

Pour 250 mL (1 tasse)

Énergie 70 calories
Fibres 8 g
Vitamine C 34 mg
Potassium 196  mg

Bleuets sauvages

Pour 250 mL (1 tasse)

Énergie 90 calories
Fibres 4 g
Vitamine C 28 mg
Potassium 115 mg

* Source : Association québécoise de la distribution de fruits et légumes (AQDFL) J’aime 5 à 10 portions par jour. | En ligne | : http://www.jaime5a10.ca/fr/fruits-legumes/fraise

Les fibres aident à la satiété (avoir la sensation que son ventre est rempli), à une bonne digestion, au contrôle du diabète de type 2 et participent à la prévention des maladies cardiovasculaires et de l’obésité. Les besoins sont de 21 à 38 g par jour.

La vitamine C est un antioxydant (protège les cellules contre les dommages et réduit les risques de certains cancers et maladies chroniques), elle aide à mieux absorber le fer et favorise la santé du système immunitaire. Les besoins sont de 75 à 90 mg par jour. Donc, avec 1 tasse de fraises, vous comblez déjà vos besoins en vitamine C. Nul besoin d’un supplément!

Le potassium est un minéral essentiel qui aide à maintenir la bonne santé de vos muscles, vos os, vos reins et vos nerfs. Il aide aussi à abaisser la pression artérielle. Les besoins sont de 3000 à 4700 mg par jour.

Bref, quand on consomme ces petits fruits, en plus de satisfaire nos papilles gustatives, on amène plein de bons nutriments à notre corps. En période d’abondance, on a en souvent tellement qu’on vient qu’on ne sait plus quoi faire avec! C’est là que les sites Internet comme Les Fraîches du Québec ou encore Le bleuet- perle des p’tits fruits nous sauvent la vie en nous suggérant plein de recettes super intéressantes à faire avec nos petits fruits!  Bien sûr, ces sites sont faits pour nous inspirer, essayer de nouveaux trucs, il y en a pour tous les goûts mais, parfois, certaines recettes sont un peu plus sucrées! C’est bien correct, on a le droit de se sucrer le bec des fois! Par contre, si jamais vous avez envie d’essayer des versions un peu plus santé de 5 de ces recettes, je les ai légèrement modifiées pour vous!

  1. Petits poudings aux fraises, aux framboises & au chocolat blanc

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 1 tasse de fraises et/ou de framboises du Québec + pour servir
  • 1 tasse de lait d’amande à la vanille
  • 2 c. à soupe de fécule de maïs, diluée dans 2 c. à soupe d’eau
  • 100 g de chocolat blanc, haché grossièrement

PRÉPARATION

  • Au pied-mélangeur, broyer les fraises et les framboises avec le lait d’amande, puis verser le mélange dans une casserole.
  • Ajouter la fécule de maïs diluée et porter à ébullition pendant 1 minute afin d’épaissir le mélange.
  • Retirer du feu et ajouter le chocolat blanc. Fouetter afin d’obtenir un mélange bien lisse.
  • Verser dans de petits pots, puis placer au réfrigérateur pendant un minimum de 1 heure.
  • Pour servir, garnir les petits poudings avec des fraises et des framboises

Donne 4 à 6 portions.

Source : Les Fraîches du Québec. | En ligne | : https://fraisesetframboisesduquebec.com/recettes/petits-poudings-aux-fraises-aux-framboises-chocolat-blanc/

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Au lieu d’utiliser de la boisson d’amande à la vanille, utilisez la version nature. Avec les fraises, les framboises et le chocolat, ce sera suffisamment sucré! De plus, toujours dans le but de diminuer la quantité de sucres, n’utilisez que la moitié du chocolat blanc (50 g) (ça pourrait être du chocolat au lait aussi) et optez pour du chocolat noir à 70% pour l’autre moitié (50 g). Vous aurez des antioxydants en plus! Évidemment, le résultat final n’aura pas la même couleur que la version originale de la recette!

2. Sorbet onctueux à la fraise et au sirop d’érable

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 454 g (1 lb) de fraises lavées et équeutées
  • 180 ml (¾ tasse) de sirop d’érable

PRÉPARATION

  • Mettre le contenant de la sorbetière au congélateur au moins 8 heures avant de commencer la recette pour qu’il soit très froid.
  • Couper les fraises en 2.
  • Mélanger les fraises et le sirop d’érable au robot culinaire ou au mélangeur afin d’obtenir une texture lisse.
  • Mettre ce mélange dans le récipient de la sorbetière. Activer la turbine pendant 20 minutes.
  • Servir immédiatement ou placer dans un contenant au congélateur jusqu’au moment de servir.

Donne 4 portions.

Source : Les Fraîches du Québec. | En ligne | : https://fraisesetframboisesduquebec.com/recettes/sorbet-onctueux-a-la-fraise-et-au-sirop-derable/

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Pour la même quantité de fraises, vous pouvez diminuer la quantité de sirop d’érable à 125 mL (1/2 tasse) et ajouter 15 mL (1 c. à table) de jus de citron. Dans la recette de base, il y avait 45 mL de sucres ajoutés par portion, soit 9 c. à thé. Avec cette nouvelle version, on tombe à 30 mL de sucres ajoutés par portion, soit 6 c. à thé, donc 3 c. à thé de moins. Ça reste une recette plutôt sucrée, mais on a quand même retiré l’équivalent d’une cuillère à soupe de sucres sans sacrifier le goût!

3. Sucettes glacées aux bleuets sauvages

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 1 tasse de bleuets sauvages congelés
  • 1 once de pépites de chocolat au lait
  • 2 tasses de yogourt glacé à la vanille sans gras
  • Bâtonnets de bois ou de plastique 

PRÉPARATION

  • Décongeler les bleuets et en faire une purée.
  • Dans un bol, mélanger soigneusement la purée de bleuets, les pépites de chocolat et le yogourt glacé.
  • Rincer 6 moules à muffins standard avec de l’eau froide et diviser la préparation également dans ces moules.
  • Placer un bâtonnet au centre de chaque muffin et congeler jusqu’à fermeté pendant au moins 2 heures.

Donne 6 portions

Source : Le bleuet-Perle des p’tits fruits. | En ligne | : http://perlebleue.ca/recettes/sucettes-glac%C3%A9es-aux-bleuets-sauvages

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Ici, étant donné que la quantité de chocolat ajoutée est petite, vous pouvez garder la quantité telle quelle. C’est le choix du yogourt glacé qui fera la différence. Certains sont plus sucrés que d’autres. Je vous suggère le yogourt glacé grec à la vanille de la marque Coaticook qui contient 11 g de sucres par portion de 125 mL et qui est plus riche en protéines (2 g de protéines de plus par portion de 125 mL par rapport aux autres yogourts glacés). Le yogourt glacé Le Choix du président est aussi une bonne option avec 12 g de sucres par 125 mL. C’est encore mieux si vous faites votre yogourt glacé maison! Par ici : https://alexcuisine.com/recettes/recette-pour-les-becs-sucres-estivaux-yogourt-glace-maison/

4. Muffins aux bleuets et yogourt

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 2 ¼  tasses (285 g) de farine
  • ¾ tasse (170 g) de sucre
  • 1 c. à soupe (10 g) de poudre à pâte
  • ½ c. à thé (3 g) de bicarbonate de soude
  • 1 pincée (2 g) de sel
  • ½ c. à thé (2 g) de muscade
  • 2 œufs
  • 1 tasse (250 mL) de yogourt nature
  • 1 c. à table (15 g) de zeste d’orange
  • ¼ tasse (65 mL) de jus d’orange
  • ¼ tasse (65 mL) d’huile végétale
  • 1 ½ tasse (225 g) de bleuets frais

PRÉPARATION

  • Préchauffer le four à 375 F (190°C).
  • Dans un grand bol, mélanger la farine, le sucre, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude, le sel et la muscade.
  • Dans un autre bol, mélanger les œufs, le yogourt, le zeste d’orange, le jus d’orange et l’huile. Verser les ingrédients liquides sur les ingrédients secs.
  • Parsemer les bleuets et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit humide, sans plus.
  • Répartir la pâte dans 12 moules à muffins et cuire au four pendant environ 25 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré dans les muffins en ressorte sec.

Donne 12 muffins.

Sources : Le bleuet-Perle des p’tits fruits. | En ligne | : http://perlebleue.ca/recettes/muffins-aux-bleuets-et-yogourt

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Pour ajouter des fibres à vos muffins, utilisez 1 tasse de farine de blé entier et 1 ¼ tasse de farine blanche. Avec le sucre des bleuets et celui du jus d’orange, vous pouvez facilement diminuer la quantité de sucre à ½ tasse (125 mL) et même, si vous voulez l’essayer, vous pourriez aller jusqu’à 1/3 tasse (80 mL). Commencez par ½ tasse et, si vous voyez que la recette est encore suffisamment sucrée, allez-y pour 1/3 tasse la prochaine fois. Il vaut mieux y aller modérément pour commencer, question de ne pas gaspiller la recette si vous ne l’aimez pas en version moins sucrée. Par contre, avec le goût de la muscade et du zeste d’orange, en plus des bleuets et du jus, il y a suffisamment de saveurs dans ces muffins pour en apprécier le goût sans y ajouter beaucoup de sucre!

5. Lait frappé aux fruits

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 250 mL (1 tasse) de lait
  • 125 mL (1/2 tasse) de crème glacée à la vanille
  • 70 g (1/2 tasse) de fraises tranchées surgelées
  • 70 g (1/2 tasse) de bananes tranchées

PRÉPARATION

  1. Au mélangeur, réduire tous les ingrédients en purée lisse.
  2. Servir immédiatement dans des verres.

Donne 2 portions.

Source : Ricardo. | En ligne | : https://www.ricardocuisine.com/recettes/7958-lait-frappe-aux-fruits

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Utilisez du lait 2% ou moins M.G. (matières grasses). Remplacez la crème glacée par du yogourt nature. Vous pouvez choisir du yogourt grec pour avoir plus de protéines. Pour le rendre plus frais, je vous suggère d’y ajouter des glaçons!

Voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça! Il y a toujours des façons super simples de modifier des recettes pour les rendre juste un petit peu moins sucrées ou encore plus nutritives! Évidemment, rien ne vous empêche de faire les versions originales pour satisfaire votre dent sucrée! À vous de voir ce qui vous tente le plus! L’important, c’est que vous avez 5 nouvelles recettes à essayer cet été!

Bonne dégustation et, surtout, donnez-m’en des nouvelles!!

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3 faux « bons choix » à la crèmerie

Le beau temps est enfin là! Ça donne le goût d’une bonne crème glacée…ou peut-être serais-je mieux de faire un meilleur choix? Mais…est-ce que c’est vraiment un meilleur choix?!

Je l’ai toujours dit, en alimentation, il n’y a pas d’interdits! Même si nous savons quels sont les aliments à privilégier au quotidien (ceux suggérés par le guide alimentaire canadien), TOUS les aliments peuvent faire partie d’une saine alimentation, en autant qu’on sache doser le tout. Les desserts glacés font partie des plaisirs de la vie qu’on aime bien s’offrir avec les belles journées d’été qui sont finalement arrivées, yeah! 🙂 Souvent, puisqu’on se sent un peu coupable d’en manger, on fait des choix qu’on pense plus santé ou moins caloriques, mais il arrive qu’il n’y ait finalement pas beaucoup de différences en bout de ligne et même qu’on fasse un choix qui s’avère être moins bien! Aujourd’hui, je vous donne 3 exemples de choix qu’on fait dans la file d’attente à la crèmerie du coin en pensant que c’est mieux, alors que ce n’est pas nécessairement le cas.

  1. Les smoothies commerciaux

Aaaah les fameux smoothies! On en fait la promotion en vantant qu’ils sont faits de plein de bons fruits! On a quasiment l’impression de s’injecter des vitamines en intraveineux, à entendre les pubs! Haha! Ce qu’on ne dit pas, c’est qu’il y a aussi énormément de sucres dans ces smoothies, dont beaucoup de sucres ajoutés (donc pas seulement le sucre naturel provenant des fruits). Par exemple, dans un format moyen de smoothie fraise-banane (avec yogourt) du Mcdo*,1, on retrouve 54 g de sucres, soit à peu près 11 cuillères à thé de sucres…plus que dans une canette de boisson gazeuse! Il y a 240 calories dans ce même format,  soit l’équivalent d’une barre de chocolat Aero. Vous allez me dire: “Oui, mais il y a des protéines dans un smoothie!”. En fait, on parle de seulement 3 g par portion pour le moyen fraise-banane avec yogourt. Pour comparer, si on regarde le cornet à la vanille (toujours du Mcdo, format unique), il contient 28 g de sucres, 5 g de protéines et 230 calories. Côté gras, le smoothie l’emporte puisqu’il n’en contient que 1 g et que le cornet, lui, en contient 6 g. Par contre, c’est normal que le cornet en contienne plus puisque les smoothies sont faits avec du yogourt et que la crème glacée, hey bien, c’est fait avec de la crème! Le Règlement sur les aliments et drogues du Canada dit que cette dernière doit contenir un minimum de 8 à 10% de gras de lait 2, sinon, on ne peut pas utiliser le terme « crème glacée ».

Bref, le cornet contient 5 g de plus de gras, mais à peu près la même quantité de calories (même un peu moins) et surtout, 26 g de sucres de moins! Donc, la prochaine fois que vous déciderez d’opter pour le smoothie « pour être plus santé », pensez-y! 😉

* J’ai opté pour les valeurs nutritives du Mcdo pour les besoins de l’exercice, mais les smoothies des autres commerces ne sont pas nécessairement mieux. En fait, certains sont mieux, certains sont pires, mais c’est tellement variable d’un commerce à l’autre, d’une saveur à l’autre et d’un format à l’autre! Bref, le message, c’est surtout que, peu importe le commerce, les smoothies restent, dans la majorité des cas, très sucrés et ne sont pas de meilleurs choix qu’un cornet de crème glacée.

2. Les gelatos

Un peu comme pour le smoothie, le gelato est moins gras que la crème glacée, mais contient, en général, au moins autant de sucres, parfois plus. Ce qui différencie le plus le gelato de la crème glacée, c’est que le gelato est surtout fait de lait entier, alors que la crème glacée est faite à partir de crème…de là la différence au niveau de la quantité de gras. Il y a aussi des différences dans la méthode de fabrication et de conservation, soit au niveau de l’air incorporé par le barattage (il y a moins d’air dans le gelato) et de la température de conservation (le gelato est gardé à une température un peu moins basse pour éviter qu’il ne prenne en bloc). Côté sucres, les quantités contenues dans un gelato sont très variables d’un endroit à l’autre mais, en comparant le gelato et la crème glacée de marque Häagen Dazs 3 au caramel, pour ½ tasse (125 mL), le premier contenait 27 g de sucres, 4 g de protéines et 290 calories et l’autre, 26g de sucres, 5 g de protéines et 330 calories…mais il y avait aussi des amandes (donc plus de calories) dans la crème glacée, alors qu’il n’y en avait pas dans le gelato. Donc, la différence en termes de calories reste assez faible. Évidemment, si vous surveillez particulièrement le gras que vous consommez, le gelato est un meilleur choix mais, si ce n’est pas le cas, je ne crois pas que la différence en vaut vraiment le coup!

3. Les yogourts glacés

Encore une fois, comme les smoothies et comme les gelatos, les yogourts glacés contiennent moins de gras que la crème glacée. Par contre, comme les deux autres aussi, ils contiennent une grande quantité de sucres, soit de 20 à 25 g par ½ tasse (au risque de me répéter, ça dépend des sortes! Mais, évidemment, à votre crèmerie du coin, ce serait bien étonnant qu’on ne soit pas assez généreux côté sucre…question que les clients en apprécient encore plus le goût!). En plus, si vous aviez envie d’une crème glacée plutôt que d’un yogourt glacée et que vous n’êtes finalement pas aussi satisfait avec votre choix de remplacement, vous n’êtes pas plus avancé, car votre envie de crème glacée vous reviendra bien assez vite! Donc, les quelques calories en moins ne vous seront pas très utiles.

Par contre, si vous aimez le yogourt glacé et que vous en achetez à l’épicerie, vérifiez et comparez les valeurs nutritives, il y a certaines marques qui contiennent pas mal moins de sucres et qui ont une différence qui vaut la peine par rapport à certaines crèmes glacées.

Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises, ce ne sont pas toutes les crèmes glacées, yogourts glacés, gelatos et smoothies qui s’équivalent. On peut retrouver des recettes très différentes d’un commerce à l’autre et je dois avouer que d’obtenir les valeurs nutritives est vraiment difficile, à moins qu’on soit dans une chaîne connue comme Mcdo, Tim Hortons ou Dairy Queen. C’est pour ça que ça devient difficile de déterminer ce qui est plus santé de ce qu’il l’est moins. Certains desserts glacés contiennent plus de sucres et d’autres, plus de gras. En bout de ligne, ça reste une petite douceur, donc choisissez simplement celle que vous aimez le plus! Et, si jamais vous êtes capable d’en faire en version maison, c’est encore mieux!

Petits conseils éclairs:

  • Choisissez les petits formats. Votre envie devrait être satisfaite!
  • Attention aux extras (caramel, bonbons, coulis, noix, chocolat, etc.).
  • Entre le cornet classique et le gaufré, choisissez de préférence le classique (à moins que vous trippiez carrément sur le cornet gaufré!)
  • Certains desserts glacés sont vraiment très riches, allez-y modérément : laits frappés, blizzards/McFlurry, banana split…
  • Limitez vos visites à la crèmerie.
  • Laissez tomber la culpabilité et savourez! 

Sources :

  1. Valeurs nutritives des restaurants McDonald. | En ligne | : http://www1.mcdonalds.ca/NutritionCalculator/NutritionFactsFR.pdf?_ga=1.246900484.1622525294.1484765608 Page consultée en juin 2019.
  2. Règlement sur les aliments et drogues du Canada. | En ligne | : https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/c.r.c.,_ch._870/page-54.html#h-560380 Page consultée en juin 2019.
  3. Häagen-Dazs. | En ligne | : https://www.haagen-dazs.ca/hd-fr/ Page Consultée en juin 2019.

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Journée sans maquillage : Devrais-je me sentir coupable de ne pas y participer?

Connaissez-vous la Journée sans maquillage? Si oui, est-ce que vous êtes stressée à l’idée qu’on puisse vous juger si vous n’êtes pas à l’aise de sortir sans maquillage cette journée-là? Parlons-en!

La Journée sans maquillage s’en vient à grands pas, elle aura lieu le 6 juin prochain. Il s’agit d’une très belle initiative de la part du groupe Équilibre, un organisme qui vise à prévenir et diminuer les problèmes reliés au poids et à l’image corporelle. Je vous ai d’ailleurs déjà parlé de cet organisme dans un article précédent, je l’adore! Équilibre est aussi l’organisme qui est derrière la Journée internationale sans diète, la Semaine « Le poids? Sans commentaire! », la campagne « Derrière le miroir », etc. J’ai beaucoup de respect pour le travail que cette équipe réalise.  

La Journée sans maquillage fait partie des initiatives que j’appuie depuis longtemps. Par contre, depuis quelques années, avec les commentaires que je lis et les photos que je vois sur les réseaux sociaux, je me rends compte qu’il y a toujours l’envers à une médaille et que même un si beau projet peut avoir (bien involontairement) des répercussions négatives. Comment? Je vous explique ce que j’ai constaté dans les dernières éditions!

Allo, c’est moi ça! Lors d’une journée sans maquillage. Je veux vous dire que, pour moi aussi, c’est dur de mettre une photo comme ça!

C’est quoi, la Journée sans maquillage?

Le 6 mai de chaque année, on veut amener les gens à se questionner, individuellement et collectivement, sur l’importance qu’ils accordent à l’apparence. On veut aussi faire prendre conscience de l’influence des standards de beauté actuels sur la santé et le bien-être de chacun. Les gens peuvent participer en publiant une selfie sans maquillage sur les réseaux sociaux et en allant au travail sans maquillage.

L’idée de départ de la Journée sans maquillage vient d’une productrice québécoise qui est entrée au magazine Elle Québec, en 2009, et s’est adressée à la rédactrice en chef reportage, culture et style de vie pour lui demander de photographier des vedettes québécoises sans maquillage, comme le ELLE France venait de le faire à l’époque avec Monica Bellucci, Eva Herzigova et Sophie Marceau.

Couverture du magazine Elle, avril 2009

La productrice réalisait, à ce moment, un documentaire pour Canal Vie sur des femmes qui avaient de la difficulté à sortir de la maison ou à se présenter à leurs proches sans maquillage 1. Elle voyait bien qu’il y avait quelque chose d’illogique à devoir se maquiller chaque fois qu’une femme avait à sortir de chez elle! Ce n’est qu’en 2012 que le groupe Équilibre s’est joint au projet. Évidemment, l’équipe n’a pu que constater que le problème était bien réel. L’initiative a donc été développée à partir d’un « bobo » dans la société 2. Dans ce cas-ci, le bobo est les normes de beauté extrêmement exigeantes et irréalistes qu’on souhaiterait voir évoluer vers quelque chose de plus naturel, plus réaliste et qui met moins de pression sur les femmes et les hommes. On se fait croire que c’est anormal d’avoir des cernes de fatigue sous les yeux ou un teint blanc-verdâtre en plein milieu du mois de janvier. Au contraire, c’est très normal et c’est, entre autres, ce que la Journée sans maquillage veut nous faire comprendre.

Pourquoi UNE journée dans l’année?

Plusieurs critiquent la journée sans maquillage en disant que la sensibilisation devrait se faire à l’année et que c’est illogique, même hypocrite, de ne pas se maquiller une seule journée, alors qu’on le fait le reste de l’année. Ce que je pourrais répondre à ça est : « Alors, on serait mieux de ne pas avoir de journée de la Terre, donc ne pas avoir une pensée spéciale pour se rappeler qu’on en a juste une et qu’il faut en prendre soin? Même chose pour la fête des mères et des pères? On les aime à l’année et on devrait leur montrer chaque jour, non? ». C’est vrai, mais c’est quand même bien de s’arrêter une journée pour souligner l’occasion, pour prendre le temps de se dire : « Hey, je l’aime ma maman! Un jour, elle va partir. Est-ce que je profite vraiment du précieux temps que j’ai avec elle? ». C’est un peu la même chose pour la journée sans maquillage. C’est pour se dire : « Ouin…je vois constamment des photos de personnes parfaites, mais je ne dois pas oublier que, la réalité, c’est loin d’être ça! ».

Juste pour les filles?

Bien sûr, on a tendance à se dire que cette journée est faite spécialement pour les filles ou encore seulement pour les garçons qui se maquillent, mais c’est faux. C’est une journée de sensibilisation et on veut sensibiliser tout le monde à la problématique des normes de beauté exagérées et inatteignables.

Personnellement, j’entends régulièrement des hommes prétendre qu’ils aiment les filles « naturelles » mais, en même temps, liker ou partager sur les réseaux sociaux des photos de femmes (souvent des pêcheuses, chasseuses, riders… t’sais, des « vraies filles aventureuses là! ») avec des extensions de cils et de cheveux, qui ne semblent pas, à première vue, avoir un maquillage bien prononcé, mais qui, en réalité, a passé 1 heure à se faire un contouring impeccable. Seules les imperfections sont cachées, mais étant donné qu’il n’y a pas de maquillage si apparent, les hommes croient qu’elles n’en ont pas ou presque pas.

Au “naturel” ou…
Au naturel?

Ces mêmes hommes peuvent aussi faire des petits commentaires déplaisants sur le physique de leur conjointe du genre « tu as donc bien l’air fatiguée ce matin » et/ou dire à quelle point telle autre femme est donc toujours radieuse (mais vous savez très bien qu’elle ne sort jamais sans avoir passé minimum 30 minutes devant le miroir). Par contre, si vous, vous passez un peu trop de temps devant le miroir, la critique vient rapidement : « T’es bien superficielle, tu passes bien trop de temps à te pomponner! » ou « Tu vas vraiment te maquiller pour aller à la plage? Franchement! »….mais arrivé à la plage, ses yeux vont directement sur la plus arrangée de la gang.

Donc, est-ce que les hommes sont aussi concernés par cette journée? Oui! Parce que ce sont souvent leurs commentaires qui font que les femmes n’ont pas du tout envie de rester au naturel POUR VRAI.

Naturel pour vrai?

Ça m’amène à mon prochain point qui est quand même délicat. Naturel pour vrai, ça veut dire quoi ça? Je vous dirais que l’un des points les plus négatifs de la Journée sans maquillage concerne justement ce point…les filles qui trichent en publiant des photos en se disant « au naturel », mais qui ne le sont pas ou pas tout à fait. Les filles, ne faites pas ça s.v.p., vous scrapez l’essence même de cette journée! C’est mieux de ne pas participer que de faire semblant. De nos jours, on est loin de l’excentrisme des années 80, plusieurs femmes se maquillent sans avoir l’air maquillées, c’est même pas mal ce qui est à la mode.

Mis à part le gloss qui est peut-être plus apparent dans certains cas, auriez-vous su que ces filles ont été maquillées par des professionnels?

C’est bien, c’est même très beau, mais pas pour la Journée sans maquillage. Si vous dites que vous n’êtes pas maquillée, c’est que vous n’avez ni cache-cernes, ni fond de teint, ni illuminateur, ni crayon sur les sourcils, ni fard à joues, ni faux cils, ni RIEN, POINT. Le but n’est pas de cacher certains défauts pour que les gens nous disent à quel point on est donc belle au naturel, c’est plutôt de les montrer, ces défauts-là et de dire : « bien oui, des rides, tout le monde en a, des cernes aussi, des cils pâlottes, des boutons, nommez-les! ». En prétendant que vous êtes 100% au naturel, alors que c’est faux, vous faites en sorte que les autres femmes se disent : « ah ouin, elle n’a même pas les pores apparents même sans maquillage, elle? Elle a un teint de pêche même après une nuit blanche à allaiter bébé?! ». Ça crée encore plus de fausses croyances quant à ce qui devrait être considéré comme étant « normal » et ça rend les normes de beauté encore plus irréalistes. Si vous n’êtes pas à l’aise de prendre une photo au naturel, ne le faites pas.

P.S. Les filtres aussi, c’est non! By the way, je ne sais pas si on vous l’a déjà dit, les filtres sont non seulement évidents mais, en plus, vous avez l’air des extraterrestres avec ça dans la face! Pour rire par contre, je suis toujours partante! 🙂

Voici 2 photos que j’ai prises avec Snapchat pendant que j’écrivais mon texte…pour vous montrer comment ça peut être facile de s’améliorer! Hahaha!
P.S. J’ai du mascara sur mes cils du haut, une bb crème teintée et du fard à joues sur ma photo sans filtre.

Qui a dit qu’on était obligée de participer?

J’ai fait un gros détour (parce que j’ai une grand gueule, que voulez-vous!), mais je veux revenir au point principal de cet article : Est-ce qu’on devrait se sentir coupable de ne pas avoir envie de participer à la Journée sans maquillage?

Nous, les femmes (allo les hommes qui lisent, je vous aime, mais je vous mets de côté quelques minutes, ok? 😉 ), on a de la pression à faire bien des choses! Un peu comme je racontais ci-dessus, on doit être belle, mais sans s’arranger. On doit se trouver belle, mais sans trop se trouver belle. On doit pouvoir manger de la poutine, mais sans engraisser. On doit être forte, mais ne jamais parler trop fort, au risque d’être une top-féministe-contrôle-freak. Ça, je vous dirais que ce sont les aspects sur lesquels ce sont principalement les hommes qui nous mettent de la pression (pas nécessairement volontairement, je sais!).

D’un autre côté, les femmes aussi nous mettent de la pression sur les épaules. La femme forte d’aujourd’hui devrait, selon certaines, participer à différentes campagnes de sensibilisation à la cause féminine pour être solidaires avec les autres femmes. Je vais vous donner comme exemple la campagne Maipoils (ce n’est pas juste pour les femmes, je sais). Pour les personnes qui ne connaissent pas cette campagne, il s’agit de se laisser pousser les poils pour démontrer que c’est quelque chose de naturel, pour qu’on cesse d’être horrifié à la simple vue de quelques poils et qu’on laisse les personnes avoir le libre choix de se raser ou non. Perso, je suis tout sauf à l’aise avec ça (shame on me, peut-être!). Je déteste les poils. Oui, la vue d’une touffe de d’ssous de bras pendant que je suis en train de manger tranquillement mon dîner me lève franchement le cœur. Oh! J’ai osé le dire tout haut! Oups! Quelle fille superficielle je fais! Ben non, je crois sincèrement que j’ai le droit…de toute façon, c’est en moi et ce n’est pas une campagne de sensibilisation qui va vraiment m’aider à changer ça. Je suis comme ça, point et je ne crois pas qu’on puisse juger la façon d’être d’une autre personne. Donc, est-ce que je serais à l’aise de participer à cette campagne juste pour faire comme les autres et être cool et impliquée dans une cause? Non.

C’est un peu la même chose pour la journée sans maquillage. Qui peut juger du fait que, toi, tu n’es pas à l’aise d’y participer?! Personne! Les femmes qui jugent les autres femmes parce qu’elles se maquillent lors de cette journée, s.v.p., arrêtez ça tout de suite! Si vous le faites, c’est que vous n’avez pas compris le but de la journée. On ne veut pas mettre une pression supplémentaire sur les épaules des femmes, on veut faire voir la réalité telle qu’elle l’est. La femme qui se maquille ne manque pas nécessairement de solidarité envers les autres, elle n’est simplement pas bien dans le fait de montrer son visage à découvert et elle a tout à fait le droit. En mettant de la pression, c’est souvent là que certaines se mettent à « tricher » et à n’être finalement naturelle qu’à 50%. Au lieu d’améliorer la situation, on l’empire. Pour certaines femmes, le fait de montrer son visage au naturel est un peu comme se dénuder ou d’entrer dans son intimité. On se doit de respecter ça.

La Journée sans maquillage devrait être une journée où on célèbre la diversité des visages, la beauté au naturel, mais ne devrait en aucun cas être une journée de jugement envers les filles qui ont tendance à utiliser plus d’artifices pour se sentir belles. C’est une journée pour dénoncer les normes de beauté trop sévères et non pour critiquer celles qui succombent à cette pression puisque, de toute façon, on s’entend qu’à différents niveaux, nous succombons tous et toutes à cette pression de la société. Vous croyez être indifférent à ça? Détrompez-vous! Personne n’est meilleur qu’un autre. Respectons-nous dans nos choix!

Que vous ayez ou non des faux cils, faux cheveux, faux seins, du poil, que vous soyez maquillée un peu, beaucoup, passionnément, on s’en fout! Vous êtes beaux et belles à votre façon et, l’important, c’est que vous soyez bien avec vous-même!

Hey…bonne Journée avec ou sans maquillage, le 6 juin prochain!

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Sources :

  1. Équilibre. | En ligne | : https://www.monequilibre.ca/mon-corps/55-journee-sans-maquillage Page consultée en mai 2019.
  2. Équilibre. |En ligne | : https://equilibre.ca/documents/files/quilibre-entrevuefd-ld-finale.pdf Page consultée en mai 2019.
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Carnophobie généralisée – Quand la viande est devenue poison

Le végé est à la mode! Vous vous questionnez sur cette nouvelle vague? Est-ce qu’on devrait éviter la viande? La réponse ici!

Quel est le sujet le plus discuté concernant la nutrition ces temps-ci? Le végétarisme. Le Guide alimentaire 2019 a semé l’émoi dans la population lors de sa sortie en début d’année, car il suggère dorénavant de consommer plus souvent des aliments protéinés d’origine végétale. Selon une étude des universités Dalhousie et de Guelph, ce sont 6 millions et demi de Canadiens qui ont diminué ou éliminé leur consommation de viandes dans les derniers mois1. La vague de changement se fait donc clairement sentir. La question demeure : Devrait-ton avoir peur de manger de la viande?

Je vous avertis d’avance, dans ce texte, j’irai un peu en sens contraire de la mode actuelle. Je sais que j’aurai à peser mes mots pour que mon message soit bien interprété et que, malgré tout, certains comprendront tout croche, mais je trouve ça quand même important de partager mon opinion de professionnelle en nutrition sur le sujet. Je ne m’appelle pas « maudite nutritutrice » pour rien. Je ne suis pas là pour plaire, mais pour enseigner. Par contre, aller en sens contraire d’une foule, c’est un défi. Si jamais tu es un vegan pur et dur, je te suggère d’arrêter ta lecture dès maintenant, mon texte ne s’adresse pas à toi. Je m’adresse aux gens qui essaient de comprendre ce qui se passe présentement, ceux qui désirent savoir s’ils vont vraiment mourir demain matin s’ils continuent de manger de la viande et qui veulent comprendre comment ce qu’on consomme depuis toujours est soudainement devenu L’ALIMENT À ÉVITER.

Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom! Allo les fans d’Harry Potter! 😀

Une tempête dans un verre d’eau

D’abord, je considère qu’on a fait une tempête médiatique avec quelque chose qu’on savait déjà et que les nutritionnistes répétaient depuis plusieurs années. En fait, depuis que je suis nutritionniste (j’ai gradué en décembre 2007), j’ai toujours répété le même message : diminuez vos portions de viandes et essayez d’intégrer plus souvent au menu des protéines d’origine végétale. D’ailleurs, regardez donc ce que j’ai trouvé dans le guide alimentaire 2007 :

« Consommez souvent des substituts de la viande comme des légumineuses ou du tofu ». Oh, surprise! Quoi, on le recommandait déjà dans le guide alimentaire de 2007?! Bien…oui!! Comme quoi les médias ont pas mal plus de pouvoir qu’on le croit sur les messages qui sont véhiculés et ceux qui ne le sont pas. En 2007, ce n’était pas encore à la mode de parler de végétarisme mais, en 2019, si tu es cool, tu parles le langage full végé/vegan/anti-carnivore! Les influenceurs le font et, ce que les influenceurs font, on le fait tous! C’est pourquoi les médias se sont garrochés là-dessus (et aussi sur le fait que le lait ne faisait supposément plus partie du guide alimentaire, alors que c’est faux, mais je pourrais écrire un texte en entier là-dessus, donc je vais juste fermer ma parenthèse!). Gardez en tête qu’on vous partage ce qui attire des clics. Le végétarisme attire des clics, alors on a souligné en caractère gras le fait que le nouveau guide alimentaire favorisait les protéines végétales. Vous avez donc possiblement cliqué là-dessus, avez lu l’article qui étalait en long et en large les méfaits d’une grande consommation de viandes (sans aucune nuance) et vous vous êtes mis à la craindre un peu ou beaucoup….alors qu’en 2007, à la sortie de l’avant-dernier guide alimentaire, votre consommation de viandes était probablement le moindre de vos soucis. Pourtant, en manger beaucoup était toute aussi nocif à ce moment-là et on le savait.

Sur quoi se base-t-on pour faire des recommandations à une population?

Quand on fait des recommandations à une population, c’est parce qu’on a étudié ses individus et on a établi une liste des améliorations à apporter à leur style de vie pour qu’ils soient en meilleure santé. Certaines populations se ressemblent, d’autres moins. Par exemple, l’alimentation des Canadiens ressemble à l’alimentation des Américains, mais ressemble moins à celle des Japonais. C’est pour cette raison qu’il y a différents guides alimentaires pour différents pays. Donc, quand les professionnels de Santé Canada recommandent aux Canadiens de favoriser les protéines végétales, ce n’est pas parce que de consommer de la viande est nécessairement dangereux, mais parce que, chez nous, on en consomme trop (particulièrement les viandes rouges et les viandes transformées, j’y reviendrai) et qu’on consomme trop peu de protéines végétales, donc on ne profite pas de leurs bienfaits.

En me basant sur les données d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, pour 2017, les Canadiens auraient consommé, en moyenne, 57,8 kg de viandes/habitant 2. Ça voudrait dire que la moyenne quotidienne de consommation de viandes seulement (ça exclut les poissons, les crustacés et tous les substituts comme les œufs et les noix) pour un canadien était alors de 158 g par jour. Quand le guide alimentaire présentait encore des portions, une portion de viande était de 75 g. Donc, la moyenne de consommation par habitant était au-delà de 2 portions de viandes par jour. Encore une fois, je précise qu’on parle de viandes seulement, donc en considérant qu’on suggérait 2 portions de viandes ET SUBSTITUTS pour les femmes et 3 pour les hommes, ça ne laissait pas beaucoup de place aux substituts. Bref, en constatant que les Canadiens ont encore une consommation assez élevée de viandes et une consommation plus faible de protéines d’origine végétale, la recommandation de Santé Canada de favoriser les aliments protéinés d’origine végétale va de soi! Est-ce que ça veut dire pour autant que la viande devrait être bannie? Bien non! Ne tombons pas d’un extrême à l’autre!

Quels sont les aspects négatifs reliés à la consommation de viandes?

Évidemment, je ne peux pas passer à côté de l’aspect environnemental, mais je vous en parlerai un peu plus loin. Pour l’instant, concentrons-nous sur les impacts que ça peut avoir sur notre corps.

Athérosclérose pouvant mener à un AVC ou un infarctus

Dans la viande, il y a du cholestérol et des gras saturés, 2 nutriments qui ne sont pas des alliés pour une bonne santé quand on en retrouve en grande quantité (et même moins quand une personne à une maladie chronique comme le diabète ou une maladie cardiaque). Un peu de cholestérol et de gras saturés, dans un contexte de saine alimentation (consommation de beaucoup de légumes et fruits, de produits céréaliers à grains entiers, etc.) et d’un mode de vie actif, c’est tout à fait acceptable. L’idée est de limiter les quantités, entre autres en prenant des portions plus petites, en choisissant des coupes plus maigres, en enlevant le gras visible, etc. On ne se le cachera pas, souvent, les viandes sont accompagnées de sauces riches ou sont cuites de manière à ajouter beaucoup matières grasses, de sel et parfois même de sucres (certaines marinades) et c’est là que ça devient problématique. Donc, quand vous consommez de la viande, surveillez ce que vous y ajoutez et privilégiez des modes de cuisson qui demandent moins de gras. Le fait de cuire la viande à haute température peut aussi être risqué puisqu’il peut y avoir formation de substances cancérigènes. Limitez la friture et la cuisson sur le barbecue et sur le grill. Plus la viande est carbonisée, plus il y a formation de substances cancérigènes.

Évitez de faire calciner vos viandes!

Les viandes rouges, les viandes transformées et le cancer

Ce qui a beaucoup fait jaser par rapport à la viande ces dernières années, c’est le lien que des études ont fait entre certains cancers et la consommation de viandes rouges et de viandes transformées, particulièrement le cancer colorectal. Il pourrait aussi y avoir un lien avec le développement de maladies cardiovasculaires et le diabète. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont classé la consommation de la viande rouge comme étant probablement cancérogène pour l’homme et la viande transformée comme étant cancérogène pour l’homme. L’OMS va encore plus loin concernant les viandes transformées et précise que chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement accroît le risque de cancer colorectal de 18%3. La question que vous vous posez peut-être à ce moment-ci, c’est qu’est-ce qui est considéré comme étant une viande rouge et qu’est-ce qui est considéré comme étant une viande transformée? Voici les définitions de l’OMS :

Viandes rouges : Tous les types de viande issus des tissus musculaires de mammifères comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre.

Viandes transformées : Viandes soumises à différents traitements pour augmenter leur durée de conservation (salaison, maturation, fermentation, fumaison ou d’autres processus mis en œuvre pour rehausser sa saveur ou améliorer sa conservation), par exemple le jambon, les saucisses, le bacon, le salami et autres charcuteries.

C’est certain qu’en lisant ceci, c’est assez alarmant. On a tout de suite tendance à se dire qu’on arrêtera complètement d’en consommer. C’est pourquoi je veux aussi vous partager les réflexions du Dr Christopher Wild, Directeur du CIRC : “Dans le même temps, la viande rouge a une valeur nutritive. Par conséquent, ces résultats sont importants pour permettre aux gouvernements comme aux organismes de réglementation internationaux de mener des évaluations du risque, et de trouver un équilibre entre les risques et les avantages de la consommation de viande rouge et de viande transformée, et de formuler les meilleures recommandations alimentaires possibles»3.

Allons voir ce qu’en pensent d’autres scientifiques et professionnels de la santé.

Recommandations du Fonds mondial de recherche contre le cancer

Selon le Résumé scientifique du rapport « Alimentation, Nutrition, Activité Physique et Prévention du Cancer : une Perspective Mondiale » du Fonds mondial de recherche contre le cancer, les recommandations sont de consommer moins de 500 g de viande rouge par semaine, dont une part minime ou nulle de charcuterie. Toutefois, dans le rapport, on peut aussi lire ceci : « Une approche intégrée des preuves scientifiques démontre que de nombreux aliments d’origine animale sont nutritifs et bons pour la santé lorsqu’ils sont consommés en quantités modérées. En outre, la viande peut apporter des nutriments importants, notamment des protéines, du fer, du zinc et de la vitamine B 12. Le panel souligne que cette recommandation n’encourage pas une alimentation sans viande ou comprenant très peu d’aliments d’origine animale »4.

Donc, la viande apporte aussi des bienfaits!

Vous savez, quand je vous dis qu’on doit respecter le juste milieu dans tout, eh bien, c’est de ça dont je parle. Que ce soit du côté de l’OMS, du CIRC ou encore du Fonds mondial de recherche contre le cancer, personne ne s’est mis à paniquer et à dire qu’on ne devrait plus jamais manger de viande. Ils ont tous calmement pensé à l’autre côté de la médaille et ont réfléchi aux conséquences que le fait de ne plus consommer de viandes pourrait avoir sur certaines personnes.

Bien sûr, pour les viandes transformées, je n’ai pas beaucoup de points positifs à leur donner, mis à part que c’est bon, de temps en temps, une tranche de bacon! Par contre, pour la viande rouge, c’est vrai qu’elle contient plusieurs nutriments importants et surtout, facilement assimilables par notre corps, comme la vitamine B12 et le fer (qu’on peut aussi aller chercher dans les viandes blanches, toutefois).

Ce qui me fâche, c’est, par exemple, quand je lis des vegans qui tentent de convaincre des gens d’éliminer la viande en disant que les légumineuses contiennent beaucoup plus de fer que le bœuf.

Attention, c’est vrai qu’ils peuvent en contenir plus en terme de quantité, mais le fer contenu dans le bœuf est beaucoup plus biodisponible que celui provenant des légumineuses, ce qui veut dire qu’il sera mieux absorbé par notre corps. Le fer provenant des viandes est appelé « fer hémique » et celui provenant des végétaux est appelé « fer non-hémique ». Le fer non-hémique est moins bien absorbé par notre corps. Donc, la pauvre maman qui fait de l’anémie et qui ne s’est pas fait expliquer le concept du fer hémique et non-hémique risque fort bien de ne pas améliorer sa situation si elle croit que les légumineuses feront des miracles pour elle! Si elle avait su que ce ne sont pas toutes les formes de fer qui sont égales, ça lui aurait permis de penser à ajouter une source de vitamine C (poivron rouge, fraise, kiwi, orange) à son repas de légumineuses, car cette vitamine augmente l’absorption du fer non-hémique.

Question environnementale

Une des raisons qui fait que certaines personnes voient les consommateurs de viandes d’un mauvais œil, c’est que l’élevage est l’une des causes principales des problèmes d’environnement les plus pressants, soit le réchauffement de la planète, la dégradation des terres, la pollution de l’atmosphère et des eaux et la perte de biodiversité5.  Évidemment, il faut y voir le plus rapidement possible. Par contre, la solution n’est pas de radier tout élevage de la planète.

Déjà, en 2006, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture avait des pistes de solutions comme la restauration des terres endommagées par la conservation des sols, une meilleure gestion des systèmes de pâturage, l’amélioration de la nutrition animale et de la gestion du fumier pour réduire les émissions de méthane et d’azote, l’amélioration de la protection des zones vierges, etc. Où en sommes-nous? Il n’y a pas grand-chose de fait!

En plus, quand on se dit qu’au Canada seulement, 60% de la nourriture produite est gaspillée, soit 35,5 millions de tonnes métriques par année6, je crois qu’on a là une bonne piste de solution à notre problème. Imaginez la quantité de viandes qu’on retrouve là-dedans…et on ne parle que du Canada ici. Donc, oui, de diminuer sa consommation de viandes peut être une solution, mais de limiter ce terrible gaspillage en serait une pas pire pantoute aussi, il me semble!

Comprenez-moi bien, le but de ce texte n’est pas vous dire de manger de la viande sans vous soucier de votre santé et de l’environnement, au contraire! Si la nouvelle mode du végétarisme fait en sorte de sensibiliser certaines personnes à consommer moins de viandes, tant mieux! Le problème est plutôt que, souvent, ce sont les personnes déjà soucieuses de leur alimentation qui vont modifier leurs habitudes de vie de façon drastique (par exemple en bannissant carrément la viande), alors que ce n’est pas ce qu’on recommande.

La mode des burgers végé

Ce qui me dérange aussi, c’est le manque de clarté dans le message véhiculé qui fait que certaines compagnies se mettent à surfer sur cette vague pour faire du profit. On a associé végétarisme à « santé », mais ce n’est pas toujours le cas. Des chips, c’est végé, t’sais! Quand je regarde les burgers végé qui font fureur ces temps-ci, ça me jette par terre. J’en ai comparé 2 semblables d’une même compagnie :

  Version végé Version régulière
Lipides totaux (gras) (g) 29 20
Protéines (g) 22 19
Calories 500 400

Je vais vous laisser juger par vous-même. Quant à moi, de la malbouffe, qu’elle soit végé ou non, c’est de la malbouffe…il ne faut juste pas se faire croire des peurs. Choisissez donc en fonction de ce que vous aimez le plus, je crois que ce sera plus logique que de penser que vous faites un choix santé en optant pour la version végé. En plus, même au niveau environnemental, je me questionne. J’ai vu que l’huile de coco était utilisée dans la fabrication des boulettes végé…si je ne me trompe pas, c’est fabriqué en Asie du Sud-Est…pas à la porte, hein?! Donc, est-ce que c’est un meilleur choix environnemental? Je ne sais pas, mais permettez-moi de me questionner.

Le problème en nutrition, c’est qu’on tombe souvent dans les extrêmes. Les gens viennent mêlés parce que rien n’est tout noir ou tout blanc, tout est toujours gris, mais les choses sont majoritairement expliquées en blanc ou en noir pour simplifier le tout. C’est comme s’il fallait absolument prendre un côté ou l’autre, alors que le juste milieu est souvent la solution idéale. Oui, le fait de consommer trop de viandes, surtout les viandes rouges et les viandes transformées, augmente les risques pour la santé, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’on doit tous devenir végétariens! La viande a aussi ses avantages! Non, elle n’est pas devenue un aliment à éviter à tout prix. Par contre, encore là, est-ce que ça veut dire que c’est impossible d’être végétarien ou végétalien et en santé? Bien non! C’est possible, tant qu’on ne fait pas ça n’importe comment et qu’on sait comment aller chercher les nutriments qui seront moins facilement accessibles. Bref, peut-on arrêter cette guerre entre végés et carnivores? À chacun sa façon de s’alimenter, de vivre sa vie, de faire ses propres choix!

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Sources :

  1. Radio-Canada. | En ligne | : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1157210/produits-vege-gagnent-popularite-vegane-vegetalien-vegetarien-consommation-viande Page consultée en mai 2019.
  2. Agriculture et Agroalimentaire Canada. | En ligne | : http://www.agr.gc.ca/fra/industrie-marches-et-commerce/renseignements-sur-les-secteurs-canadiens-de-l-agroalimentaire/volaille-et-ufs/information-sur-le-marche-de-la-volaille-et-des-oeufs-industrie-canadienne/indicateurs-de-l-industrie/consommation-par-habitant/?id=1384971854413 Page consultée en mai 2019.
  3. Organisation mondiale de la santé. | En ligne| : https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/cancer-red-meat/fr/
  4. Fonds mondial de recherche contre le cancer. RÉSUMÉ SCIENTIFIQUE DU RAPPORT Alimentation, Nutrition, Activité Physique et Prévention du Cancer : une Perspective Mondiale. | En ligne |: https://www.wcrf.org/sites/default/files/french.pdf Page consultée en mai 2019.
  5. Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. |En ligne|: http://www.fao.org/ag/fr/magazine/0612sp1.htm Page consultée en mai 2019.
  6. Radio-Canada. | En ligne | : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1147385/gaspillage-nourriture-poubelle-second-harvest Page consultée en mai 2019.
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Rêver de ses kilos

Vous pensez souvent à votre poids? Est-ce que ça influence vos choix au quotidien? Vous êtes tannés que votre poids gère votre vie? Ça s’arrête ici!

Combien de fois par jour pensez-vous à votre poids? 5, 10, 15…100 fois? Trop souvent, probablement. Vous croyez être seul à y penser autant? C’est loin d’être le cas, puisque 73% des femmes souhaitent perdre du poids et 22% disent que la gestion de leur poids mène carrément leur vie1. Pour les hommes, le portrait n’est pas vraiment mieux puisqu’une étude a démontré que des hommes qui devaient choisir un modèle de corps qu’ils souhaiteraient avoir optaient pour des corps d’hommes musclés qui pesaient, en moyenne, 26 livres de plus qu’eux 2! Bref, l’insatisfaction corporelle, c’est assez commun, gars ou fille.

On le fait tous, on se scrute à la loupe : un petit pli de trop par-ci, un peu trop de cellulite par-là, en passant par le classique gras de bebye et ça, c’est sans parler des abdos…ou je devrais plutôt dire l’absence d’abdos.

Pour nous aider à s’aimer encore plus, on se fait bombarder par toutes les publications Facebook, Instagram et Pinterest de ce monde qui nous font croire qu’on devrait, nous aussi, avoir un corps de rêve comme celui de la belle blonde dans le mini bikini Victoria’s Secret ou du colosse qui pose pour la pub de  suppléments de protéines. On le sait qu’ils sont probablement photoshopés et que ce n’est pas la réalité, mais maudine qu’on aimerait ça leur ressembler!

Surexposés au fake

Le problème, c’est que, les photos sont tellement souvent photoshopées que, même si on connaît le phénomène, en étant constamment exposé à des corps parfaits, on finit par normaliser ces silhouettes sans vraiment en être conscient.  Il y a une étude qui a été faite en 1999 qui «évaluait qu’une femme voyait environ 1200 publicités par jour, dont un tiers contenait un message relatif à l’apparence physique.»1 (j’imagine que ça ne doit pas être mieux pour les hommes)…on parle de 1999, imaginez 20 ans plus tard avec tous les médias sociaux! En plus, ce que sous-entendent souvent ces messages, c’est que c’est facile d’avoir un corps aussi parfait, il suffit d’y mettre quelques efforts!

Donc, on se dit qu’on devrait s’abonner au gym mais, encore là, on est souvent intimidé avant même d’y avoir mis le pied en voyant leurs pubs de corps découpés en couteau. Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je vais au gym, je suis loin d’être une belle petite poulette fraîche avec la couette bien droite et une petite peau de pêche. Je sue ma vie, j’ai les cheveux comme Krusty le clown, j’ai la face d’un lutteur sumo qui vient de finir de manger son assiette de 50 ailes 9-1-1, bref, je ressemble à une fille qui s’entraîne pour vrai. À moins que tu ailles au gym que pour prendre des photos Instagram, tu risques aussi d’avoir l’air de ça. Donc, pourquoi est-ce qu’on nous montre toujours des miss parfaites avec un derrière signé Jennifer Lopez et un p’tit top sexy qui leur fait même pas de bourrelet de d’ssous de bras ou encore des monsieurs Muscles avec juste assez de sueur qui perle sur leur 6 packs?! Tout ce que ça fait, c’est qu’on n’a pas le goût d’y aller au foutu gym, parce qu’on a bien trop peur de se faire juger avec notre corps tout-ce-qu’il-y-a-de-plus-normal, c’est-à-dire un corps avec des imperfections. Résultat : on ne bouge pas et on reste insatisfait de notre apparence.

Krusty le clown, c’est lui (pour ceux qui ne le replaçaient pas).

Si on suivait les normes que les médias (télé, magazines, Internet) nous exigent, on devrait avoir la jeunesse éternelle, être mince (voire maigre) et être ferme et lisse de partout. À part Barbie et Ken qui, je vous le rappelle, sont faits en plastique, je ne connais personne qui peut satisfaire à ces normes qui sont totalement à l’opposé de la réalité. Les rides, la cellulite, les bourrelets, les seins mous ou les p’tits totons de monsieur…c’est ÇA la vraie vie. Et si on essaie de vous faire croire le contraire, eh bien, on vous vend des mensonges (et non du rêve, parce qu’on peut rêver, mais en gardant les pieds sur Terre).

Et maintenant, on fait quoi?

Maintenant qu’on sait ça, est-ce que ça veut dire qu’on devrait s’asseoir devant notre Pinterest et se mettre à haïr chaque photo modifiée qui y passe en hurlant que c’est juste du fake et que c’est de leur faute si on ne s’aime pas et qu’on est obsédé par notre poids?

Bien non, évidemment. Ce ne sont pas SEULEMENT ces images qui ont bâti notre image corporelle, c’est un ensemble de plusieurs facteurs qui, mis ensemble, forment la bibitte complexe qu’on est.

Et si vous croyez que tout ce que je dis depuis le début signifie qu’il est strictement impossible de modifier son corps, c’est aussi faux. On peut le faire, mais on ne peut juste pas se fier à un modèle précis parce que votre corps, il est unique. Arrêtez de vouloir le faire rentrer dans un moule précis, prenez donc votre moule à vous. En plus, il faut prendre le temps de le façonner, ce moule-là. Si vous botchez la job, votre moule, il ne sera pas solide et il va briser assez vite!

Je vais juste faire un p’tit régime

La question demeure, comment est-ce qu’on s’y prend? C’est sûr que notre premier réflexe est de se dire qu’on doit faire attention et peut-être même faire un petit régime pour réussir à atteindre un poids idéal.

Je vais peut-être vous surprendre, mais le simple fait de faire un régime est un facteur de risque lié à la prise de poids. Quoi?! Vous avez bien lu.

Les gens qui se restreignent se déconnectent de leurs signaux de faim et de satiété, ce qui fait en sorte que, quand ils recommencent à manger normalement, ils ne reconnaissent plus les signaux envoyés par leur corps. En plus, le corps réagit à une restriction en calories comme s’il était menacé par une famine. Il se met donc en mode « défense » et diminue notre métabolisme de base (énergie qu’on dépense au repos pour les fonctions vitales comme respirer ou digérer), ce qui fait qu’on dépense moins d’énergie pour faire le même travail qu’avant. Pouet pouet. Il est vilain ce p’tit maudit (mais ce moyen de défense a fait en sorte que des gens ont survécu aux famines à une autre époque…donc que vous êtes là aujourd’hui, ce qui n’est pas si mal selon moi!). Il en résulte le fameux effet yo-yo, c’est-à-dire qu’on perd du poids au départ pour ensuite le regagner…et parfois même plus!

Fait intéressant : des chercheurs ont remarqué que l’augmentation de l’obésité depuis les années 1970 coïncide avec le moment où les diètes amaigrissantes sont devenues un élément du mode de vie 3. Pur hasard?Comme quoi les régimes sont peut-être pas mal plus nuisibles pour atteindre le poids santé que ce que plusieurs essaient de nous faire croire!

La force du mental, the mental toughness

En plus, il ne faut pas oublier que les privations peuvent mener à des rages alimentaires. Au début, on est motivé. Adieu les chips, le chocolat, la pizza, les frites…on se sent plus fort que Hulk d’être capable de leur dire non.

Cochonneries, vous devrez me passer sur le corps avant que j’accepte de vous manger!

Les jours passent et ces aliments prennent de plus en plus de place dans notre tête, mais on est fort, on résiste! Notre conjoint nous en mange en pleine face, mais on résiste toujours! La publicité qui passe pendant notre p’tit film du vendredi soir essaie tant bien que mal de nous faire manger les maudits chips qui font crrrrrrrunch, présentés en gros plan pour nous faire saliver…surtout le plus foncé, extra ketchup, de forme parfaite, même pas cassé, qui nous regarde dans le fond du sac…NON, il ne nous aura pas! Fack on va donc se coucher en rêvant à des patates en tranches minces, trempées dans l’huile pétillante et saupoudrées de ketchup, elles nous courent après dans un champ (voir l’image au ralenti) en criant MAAANNNGE MOIIII (quoi, jugez-moi pas, chacun ses rêves OK?!! :P). Jusqu’au jour où on se dit : « ben là, je ne pourrai quand même pas m’empêcher de manger des chips toute ma vie, je peux bien en prendre juste un…deux….juste quelques-uns…il était pas plein ce sac-là?!! ». Et c’est à ce moment que vient la montagne de reproches :

« Maudit sans-cœur, t’as pas de volonté ».

« Tu peux ben être grosse, t’es-tu vu manger, une vraie truie ».

« Je pourrai jamais perdre du poids, j’ai pas ce qu’il faut pour ça, aucun contrôle ».

Etc.

Tout ça, c’est faux. Ce n’est pas une question de volonté, c’est NORMAL de perdre le contrôle après s’être privé, de là l’importance de ne pas tomber dans ce cercle vicieux : privation – rage – déception – motivation – privation –rage …et ainsi de suite. Tout ça, en prenant quelques kilos chaque fois, des kilos qui viennent écorcher notre estime de soi qui, elle, nous entraîne à rester dans ce cercle vicieux. Quand on est pris dedans, il faut avoir le courage de mettre un pied à terre. On a peur de se tordre la cheville parce que ça tourne bien vite ce cercle-là, mais il faut avoir l’audace d’y mettre un frein si on veut en sortir.

Comment on s’en sort? On doit, entre autres, apprendre à ne plus diviser les aliments comme étant bons ou mauvais, se sortir de la tête tout ce que les régimes nous ont enseigné en revenant aux bases de l’alimentation (j’ai faim, je mange, je n’ai plus faim, j’arrête de manger) et surtout, apprendre à s’aimer comme on est. C’est tout un défi, mais c’est le premier pas qui est le plus difficile à faire. La bonne nouvelle, c’est que vous en avez déjà fait un, celui de lire cet article jusqu’ici. Vous pouvez faire le second, vous en êtes capable. Je vous donne comme défi de le faire d’ici une semaine et d’écrire en commentaire (ci-dessous) quel était, pour vous, ce second pas, pour aider et inspirer les autres à le faire aussi.

Ça pourrait être :

  • Manger une barre de chocolat en la savourant lentement, sans penser aux calories qu’elle contient et sans se lancer ensuite dans l’activité physique pour brûler ces calories.
  • Aller prendre une marche sans calculer la durée ou la vitesse, simplement apprécier le paysage et profiter du moment.
  • Manger des chips, sans se limiter visuellement par la quantité consommée et simplement arrêter quand vous aller sentir que votre corps n’en a plus envie (moins bon goût, sentiment de ventre rempli, l’attrait qui diminue).

Peut-être que vous ne réussirez pas la première fois (en fait, vous êtes chanceux si vous y parvenez du premier coup!), mais à la longue, ça deviendra de plus en plus facile.

Je me doute que vous avez un sentiment de méfiance présentement, en vous disant que vous allez prendre du poids si vous faites ça. C’est exactement le réflexe que vous devez essayer d’ignorer pour arriver à vous sortir du fameux cercle vicieux dont je vous parlais un peu plus haut.

Si vous voulez atteindre un poids santé et le maintenir, vous ne devez pas recommencer à l’infini ce que vous faites depuis toujours puisque ça n’a clairement pas fonctionné jusqu’à présent (si ça a fonctionné pour votre poids, ça n’a sûrement pas fonctionné pour votre tête, puisque vous avez été attiré par le titre “rêver de ses kilos” et que vous vous êtes rendu jusqu’à la fin de cet article). Vous devez changer votre façon d’aborder l’alimentation et l’activité physique (dont j’ai peu parlé dans cet article, je laisse cette spécialité aux kinésiologues!). Vous êtes capable! Votre nouvelle façon de vivre, ça commence MAINTENANT!

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Connaissez-vous l’organisme Équilibre? Je leur fais une petite “plug” gratuite parce que je les aime d’amour. Ils font un si beau travail avec le poids et l’image corporelle, autant chez les jeunes que les adultes. Allez voir leur site en cliquant sur le mot “Équilibre” ci-dessus! <3

Voici l’une des belles campagnes de l’organisme Équilibre, la journée internationale sans diète, qui a lieu le 6 mai de chaque année. On célèbre la diversité corporelle et les saveurs des aliments plutôt que leur interdiction! 🙂

Sources :

  1. Association pour la santé publique du Québec. |En ligne|
    http://www.aspq.org/uploads/pdf/4cd85e2f454dc1-image-corporelle.pdf. Page consultée en avril 2019.
  2. Dre Stéphanie Léonard, psychologue. |En ligne| http://www.vivreavecsoncorps.ca/les-hommes/. Page consultée en avril 2019.
  3. Brochure Choisir de maigrir? Équilibre |En ligne| https://equilibre.ca/uploads/publication/22-document-1.pdf Page consultée en mai 2019.

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Je t’explique une fois pour toutes pourquoi ton corps n’a aucunement besoin de détox!

Avertissement : En lisant cet article, vous découvrirez LE secret le mieux gardé de l’industrie de l’alimentation et de la santé. Je ne suis pas responsable des effets secondaires possibles, lecture à vos risques!

« Spécial détox : les 5 boissons de stars du moment! », « Une cure détox pour améliorer la digestion », « Cure pureté 3 jours », « Cure détox : juicing, fitness et alimentation vivante »…une simple petite recherche Google m’a permis de trouver toutes ces expressions en lien avec la détoxification du corps en moins d’une minute. Je vous mets au défi de répondre le plus honnêtement possible à la question suivante : comment vous êtes-vous senti à l’intérieur en lisant ces lignes? Ballonné, pas en santé, crasseux de l’intérieur même? Si on fait le grand ménage du printemps dans nos maisons ces temps-ci, on ouvre les fenêtres et on aère un peu, pourquoi ne pas le faire aussi pour notre corps après un lonnnnnnng et interminable hiver à manger de la bouffe réconfortante et rester assis devant District 31?

Je vais vous répondre de la façon la plus simple, mais aussi la moins fashion et bling-bling possible : vous n’en avez juste pas besoin. Booom! Ok, pas tant « boom » puisque je vous avais déjà donné la réponse dans le titre. Disons que, ça ne doit pas tant vous jeter en bas de votre chaise puisque j’ai vendu le punch avec mon titre et que vous êtes en train de lire l’article quand même. J’imagine que c’est parce que vous avez assez d’ouverture d’esprit pour enfin comprendre les raisons pour lesquelles le corps n’a pas besoin d’aide pour se nettoyer lui-même…bien de l’intérieur là…parce que de l’extérieur, je vous suggère fortement de lui donner un p’tit coup de main, question de garder vos amis, hihi!

Pourquoi vendre des produits et cures détox?

Avant de tomber dans le cours de biologie 101 pour vous aider à comprendre le fonctionnement de certaines parties du corps humain, je veux vous expliquer brièvement pourquoi on continue d’essayer (et souvent réussir, à mon grand désespoir) de vous vendre des produits détox.

Prenons comme exemple le livre de la comédienne québécoise Jacynthe René, « Vive la détox gourmande ». C’est un livre qui est devenu best seller en 6 jours, qui a été réimprimé 3 fois en 3 semaines, qui était encore au palmarès des libraires (2e et 3e position) 4 semaines après sa sortie et qui a été « mention Coup de cœur » Renaud Bray et « On aime »  Archambault. Le livre est sorti en août 2014 et, en date de septembre 2015,  il avait été vendu à 27 000 exemplaires1. À 30$ par exemplaire, on parle de 810 000$ de revenus en 1 an. Je n’ai pas les chiffres actuels, mais je suis certaine que les ventes se poursuivent encore aujourd’hui, 4 ans plus tard, avec les chiffres qui vont avec. N’oubliez pas qu’ici, on ne parle que d’un livre. On ne parle pas des ventes subséquentes de produits détox. Donc, je ne crois pas avoir besoin de vous faire un dessin pour que vous compreniez à quel point c’est lucratif, la détox. Quand on s’associe, en plus, à une belle femme d’apparence jeune, qui semble douce, gentille, honnête, en santé, on tape pas mal dans le mille. C’est vrai pour Jacynthe René, mais c’est aussi vrai pour Gwyneth Paltrow aux États-Unis et je suis certaine que vous avez plein d’autres exemples qui vous viennent en tête.

Attention, je ne suis pas en train de remettre en doute la sincérité de ces vedettes. Au contraire, je crois qu’une autre raison pour laquelle on continue de vous vendre ces produits, malgré le fait qu’ils soient controversés, c’est que plusieurs y croient sincèrement. Si, pour ces personnes, le produit a été une révélation, je peux comprendre qu’elles aient envie de partager la bonne nouvelle et d’aider les autres à se sentir mieux aussi. Malheureusement, ce n’est pas parce qu’un produit a été « efficace » pour une personne qu’il le sera pour une autre. En plus, je me questionne fortement sur ce qu’elles considèrent comme étant « efficace ». C’est sûr que, quand on est convaincu qu’un produit va nous nettoyer l’intérieur du corps et qu’on voit le tout sortir de manière assez concluante (désolée pour l’image mentale), on se dit que ça a été efficace.

Par contre, quand on comprend mieux ce que contient le produit qu’on a consommé et l’effet qu’il a sur notre corps, on est plus apte à tirer de meilleures conclusions. En fait, les produits détox contiennent souvent des laxatifs, des diurétiques (qui font uriner) et des émoliants (qui ramollissent les selles). Donc, si vous avez beaucoup de selles et/ou d’urine durant cette période, ce n’est pas parce que vous aviez des déchets à faire sortir, c’est parce qu’on a accéléré l’excrétion de vos selles et de votre urine, simplement. Bien sûr, vous êtes plus léger à ce moment-là, puisque vous êtes déshydraté…donc vous vous sentez plus mince, moins ballonné, allégé. Au moment où vous allez être réhydraté adéquatement et que vous allez manger normalement, ce sera le retour à la case départ.

Plus d’énergie, peut-être, mais…

Pour ceux et celles qui sentent qu’ils ont plus d’énergie, je serais curieuse de voir si on peut vraiment relier ce phénomène à la prise du produit détox ou plutôt au fait que, quand on prend ce genre de produit, on fait aussi, en général, plus attention à son alimentation, on bouge un peu plus et on respecte plus nos heures de sommeil. Bref, on a souvent une meilleure hygiène de vie en général qui, elle, a été prouvée scientifiquement comme pouvant aider à une meilleure santé et un plus grand sentiment de bien-être général.

La détox pour mieux digérer après un abus?

Avez-vous déjà remarqué que, quand on digère mal, qu’on se sent coupable parce qu’on a mangé moins santé pendant un bout de temps, qu’on est ballonné, on pense automatiquement qu’il y a quelque chose d’anormal et on a tendance à se dire qu’on devrait faire une cure pour nettoyer tout ça, comme si ça allait faire des miracles, effacer les traces de junk food et remettre notre système comme un neuf. Eh bien non. D’abord, aucun produit n’est assez miraculeux pour aller retirer les nutriments qu’on a déjà ingérés (glucides, lipides, etc.). Quand c’est fait, c’est fait, il n’y a pas de retour en arrière. Ensuite, le corps est une machine complexe et chacun digère à sa façon, selon comment il est constitué, ce qu’il a mangé et même selon son niveau de stress, qu’il ait fait de l’activité physique ou non, bref, il y a plein de facteurs qui influencent notre digestion. Ce n’est pas un fleuve tranquille, parfois, c’est calme et parfois, c’est l’ouragan! Oui, certaines personnes ont de vrais problèmes digestifs et ont besoin de se faire traiter. Par contre, ce n’est pas parce que ça nous arrive de mal digérer que ça signifie qu’on n’est pas en santé et qu’on a besoin d’un traitement quelconque. En plus, supposons que vous ayez vraiment un problème digestif. Ce ne sera pas une cure détox qui réglera votre problème, mais bien un suivi avec un médecin qui lui  verra à vous prescrire ce dont vous avez vraiment besoin.

Le moment où je sors les crocs

Vous aurez remarqué que, jusqu’à présent, j’ai été assez polie et gentille envers les gens qui vendent des produits détox. Par contre, je le suis moins quand il est question de promesses complètement farfelues. Vendre des produits à des gens sous prétexte qu’ils « élimineront vos toxines », qu’ils « désengorgeront votre foie » ou qu’ils « élimineront vos déchets accumulés », là, on tombe carrément dans le mensonge, donc c’est pour ça que je me permets de sortir les crocs.

Éliminer vos toxines

Selon le Larousse, une toxine est une « substance toxique élaborée par un micro-organisme et responsable de la capacité de celui-ci à provoquer une maladie ». Je vous poserai donc la question suivante: Êtes-vous malade? Avez-vous des symptômes comme des crampes abdominales, de la diarrhée, de la fièvre, des vomissements ou des maux de tête? Non? Alors, vous n’avez aucune toxine dans votre corps. Si vous en aviez, vous auriez ces symptômes et ce ne serait pas un jus détox à 15$ qui réglerait votre problème. Vous devez vous reposer, vous hydrater et consulter, entre autres, si les symptômes sont sévères ou si les vomissements durent plus de 24 heures2. Les toxines, ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Si vous êtes réellement infecté par une toxine et que vous prenez un produit détox contenant un laxatif en plus, vous risquez de vous déshydrater de manière très sévère, sans pour autant éliminer la toxine. Donc, méfiez-vous de ce genre d’affirmation.

Désengorger le foie

Le foie a plusieurs fonctions pour notre corps. C’est lui qui gère nos nutriments comme les glucides, lipides, protéines, certaines vitamines et certains minéraux. Il s’occupe aussi d’éliminer l’alcool qu’on boit, il gère les médicaments qu’on prend, modifie ou excrète des hormones quand c’est nécessaire, excrète la bilirubine (qui est produite lors de la destruction des globules rouges) pour la rejeter dans les fèces (version polie de caca), il produit les sels biliaires utilisés pour l’absorption des gras et fait plein d’autres choses aussi. Chose certaine, il ne s’engorge pas de quoi que ce soit, justement parce que c’est sa job de jeter ce dont on n’a plus besoin. Il n’a pas besoin d’être nettoyé non plus, c’est lui le nettoyeur! Et, ce n’est pas comme votre lave-vaisselle qui a lui-même besoin d’un petit ménage de temps en temps, c’est plus comme un four auto-nettoyeur, mais vous n’avez pas besoin d’activer le bouton, il le fait lui-même! Ce qui peut mêler les gens, c’est quand une personne fait des lithiases biliaires ou des « pierres au foie ». On peut penser que c’est dû au foie qui en engorgé, mais ce n’est pas le cas. On ne peut ni prévenir, ni traiter les lithiases biliaires avec des produits détox, puisque ce qui cause ce problème, c’est que la bile ne contient pas assez de sels biliaires ou de lécithine ou qu’il y a un excès de cholestérol. Pour le traitement, on donne des médicaments ou, au besoin, on enlève la vésicule biliaire3. Donc, tout ça n’a rien à voir avec une détoxification.

Si vous n’avez pas de maladie du foie, comme une stéatose ou une cirrhose hépatique (encore une fois, que vous ne pouvez ni prévenir, ni traiter par une cure détox), c’est que votre foie fonctionne bien et qu’il n’a pas besoin d’aide.  

Éliminer les déchets accumulés

Le corps n’accumule pas de déchets. Il les excrète au fur et à mesure via notre urine et nos selles. Le foie et les reins s’occupent de gérer ce qui doit rester et ce qui doit partir. Un foie et des reins en santé font très bien le travail et n’ont pas besoin qu’on les aide d’une quelconque façon. S’ils ne faisaient plus assez bien le travail, vous seriez déjà mort. Les patients qui ont besoin de dialyse lorsque leurs reins ne sont plus ou plus assez fonctionnels ne peuvent pas se dire : « bah, aujourd’hui, ça ne me tente pas la dialyse, j’irai une autre fois ». Ils en mourraient. On ne peut pas accumuler de déchets toxiques dans notre corps, simplement parce qu’on n’y survivrait pas.

Au niveau des intestins, si le contenu s’accumulait comme certains le prétendent, ça causerait ce qu’on appelle un fécalome. C’est une accumulation de matières fécale dures et sèches dans le côlon ou le rectum qu’on doit retirer en donnant certains agents émoliants et via une chirurgie, si le cas est trop sévère. Ça arrive surtout chez les personnes âgées qui ont été alitées sur une longue période ou qui prennent certains médicaments. Ça peut aussi arriver en cas d’abus de laxatifs, donc le fait de faire des cures de détox à répétition a plus de risques de vous causer un fécalome que de le prévenir.

La détox de La Maudite Nutritutrice

Vous voulez une vraie détox? Mangez plus de fruits et légumes et de produits céréaliers à grains entiers, slaquez sur l’alcool, buvez de l’eau, mangez moins de produits transformés gras et sucrés, allez prendre une p’tite marche dehors sur votre heure de dîner et laissez de côté la collation un peu trop riche pas longtemps avant d’aller vous coucher pour aider à limiter le reflux gastrique et une digestion difficile.

Oooh je vous vois avec votre regard qui me dit « franchement, si ce n’était que ça! ». Bien, je vous dirais que simplement d’intégrer tout ça dans votre vie à LONG TERME, c’est déjà tout un défi et un méchant bon pas vers une meilleure santé et une plus grande sensation de bien-être. Je sais, ça ne coûte pas assez cher pour que ça ait l’air vraiment crédible et efficace comme méthode et je n’ai pas vu beaucoup de vedettes prôner ce genre de choses quasi gratis, n’est-ce pas? Pour que ça marche, ça doit coûter cher, non? Justement, non.

LE secret bien gardé!

Ça m’amène à ma promesse de l’introduction de l’article, celle de vous partager LE secret le mieux gardé de l’industrie de l’alimentation et de la santé. Mais…vous le gardez pour vous, hein? Bien non, que je vous vois garder ça pour vous, si vous faites partie de mes p’tits maudits élèves, c’est pour partager tout ce qui se passe ici! 😉 Ce qui se passe sur le blogue de La Maudite Nutritutrice ne reste surtout pas sur le blogue de La Maudite Nutritutrice!

Donc, le secret, c’est que, pour bien manger et être en santé, on a besoin de…absolument rien de spécial! Pas de plan alimentaire strict, pas de shake ou poudre de perlimpinpin, pas de jus miracle à 15$ ou n’importe quel produit détox, pas de super abdoMAKER ni aucune machine pour exercices quelconques.

Des aliments, vous en achetez pareil, aussi bien en choisir davantage qui sont santé, simplement. Vos pieds, vous en avez 2 en général, considérez-vous chanceux si tel est le cas et utilisez-les pour les mettre l’un devant l’autre (repeat). Vous avez aussi assez d’intelligence et un minimum de capacités culinaires pour être capable de vous faire une liste d’épicerie et pour vous faire cuire un œuf…ajoutez donc un peu de poivrons et des oignons, une tranche de pain à grains entiers…on est pas pire en business, n’est-ce pas? Ça fait tellement longtemps qu’on essaie de vous faire croire que vous êtes nuls en cuisine et que vous avez absolument besoin qu’on vous tienne la main pour faire l’épicerie que vous vous êtes mis à y croire sans même y réfléchir quelques secondes. Vous manquez d’idées? Il y a tellement de recettes sur le web, faites une petite recherche de quelques secondes! Vous croyez que vous avez besoin d’un coup de main de plus? Abonnez-vous à mon blogue pour découvrir quand mon cours en ligne sera disponible pour vous donner des conseils, entre autres, sur la planification et l’organisation de vos repas. Est-ce une nécessité? Pas du tout. C’est simplement un outil pour vous aider à vous faciliter la vie, avoir davantage confiance en vous et être capable de faire des choix sains sans être pris dans un plan alimentaire strict.

Vous comprenez que j’exagère un peu pour vous montrer que vous avez déjà ce qu’il faut pour être en bonne santé et vous sentir bien. Mon but est d’inverser le processus qui vous rend dépendant, alors que vous devriez miser sur l’autonomie et la responsabilisation. Évidemment, l’aide de certains professionnels de la santé peut être très bénéfique pour vous guider vers l’atteindre vos objectifs à long terme, que ce soit un kinésiologue, un psychologue, un médecin ou l’une de nous, les nutritionnistes-diététistes. L’important, c’est de comprendre que vous n’avez pas besoin de béquilles pour avancer, seulement les bons espadrilles!

Arrêtez de rechercher la solution miracle qui réglera tous vos maux, elle n’existe pas. Vous perdez votre temps et votre argent. Changez une petite habitude de vie à la fois, je vous garantis que ce sera vraiment plus gagnant!

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Sources :

  1. La Presse +. |En ligne| : http://plus.lapresse.ca/screens/34399f6a-d886-46ec-9405-4e824a32743c__7C___0.html Page consultée en avril 2019.
  2. CIUSS Maurice-et-Centre-du-Québec. |En ligne| : https://www.ciusssmcq.ca/soins-et-services/sante-publique-conseils-sante-mieux-etre/maladies-infectieuses/intoxication-alimentaire/ Page consultée en avril 2019.
  3. Tortora, G.J. et Grabowski S.R. Principes d’anatomie et de physiologie. Éditions du Renouveau pédagogique inc. 2001.
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Les 5 meilleurs trucs pour manger moins de sucres

Vous vous questionnez sur la quantité de sucres que vous consommez dans une journée? Vous voudriez en consommer moins pour votre santé et votre tour de taille, mais ce n’est pas toujours facile? Voici les 5 meilleurs trucs pour manger moins sucré sans que ce soit super exigeant!

Est-ce que vous vous questionnez sur la quantité de sucres que vous consommez dans une journée? Avec les messages des professionnels de la santé qui nous répètent constamment qu’on mange trop de sucres (ce sont des maudits fatigants comme moi :O ! ), on se dit qu’on devrait faire attention pour améliorer notre santé et notre tour de taille, mais comment? C’est un peu décourageant puisqu’on sait qu’il y en a de caché un peu partout. Ça devient difficile de savoir quelle quantité on consomme vraiment. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont « de ramener l’apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale chez l’adulte et l’enfant et il serait encore meilleur pour la santé de réduire l’apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale »1. Euh…quoi?! Do you speak le français?

Pas de panique! Non seulement cet article va vous aider à comprendre cette phrase un peu louche mais, en plus, vous allez avoir 5 trucs super concrets pour diminuer la quantité de sucres que vous consommez tous les jours sans que ce soit vraiment exigeant!

Sucres « libres », « de kessé? »

Avant de vous donner mes conseils, je n’ai pas vraiment le choix de démêler les termes utilisés en lien avec le sucre. Même moi, j’ai de la misère à suivre parfois! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hein?!

On se fait dire depuis qu’on est tout petit qu’il existe différents types de sucres. Bonne nouvelle, c’est vrai! On sait aussi que les sucres font partie de la grande famille des glucides et, dans le cas qui nous intéresse, on parle de glucides simples. On va donc vraiment se faciliter la vie en les appelant simplement des sucres. Vous pensez que ça s’arrête là? Eh bien non, c’est serait beaucoup trop facile!

Il faut savoir qu’il y a des sucres qui sont naturellement présents dans certains aliments, soit dans les fruits, le lait et le yogourt et en petites quantités dans les légumes. On doit les différencier des sucres ajoutés, qui eux, se définissent comme étant des « sucres et sirop ajoutés aux aliments et boissons lors de la transformation, la préparation ou à la table. Ceci inclut par exemple le sucre blanc, la cassonade, le miel, le sirop d’érable et le sirop de maïs »2.  Donc, les sucres totaux qu’on retrouve, entre autres, sur les étiquettes de valeur nutritive, sont les sucres naturellement présents dans l’aliment ET les sucres ajoutés.

Ce qui complique les choses, c’est que les sucres naturellement présents dans les aliments, eux, n’ont pas d’effets nocifs démontrés sur notre santé. Pour ce qui est des autres sucres, on constate qu’ils pourraient être associés à une éventuelle prise de poids qui pourrait, à son tour, mener à développer des maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension.

C’est pour cette raison que l’Organisation mondiale de la Santé parle maintenant de « sucres libres ». Ce sont les « sucres ajoutés et sucres naturellement présents dans les jus de fruits. Ceci exclut le sucre naturellement présent dans les fruits et légumes frais et dans les produits laitiers »2. Donc, quand on parle de limiter les sucres libres, on ne parle pas du sucre des fruits (sauf les jus) et légumes et du lait. Bonne chose de réglée!



10% de notre apport énergétique total, ça représente quoi?

Avant de comprendre le 10%, il faut savoir qu’est-ce que c’est qu’un apport énergétique total. C’est simplement les calories totales que vous consommerez dans votre journée. Les besoins en calories sont très variables d’une personne à l’autre, tout dépendant de son âge, son sexe, sa taille, son poids, son niveau d’activité physique et même de plusieurs autres facteurs. Souvent, pour faire les calculs, on se base sur une personne plutôt sédentaire ou légèrement active qui a besoin d’autour de 2000 calories par jour. Donc, si on fait le calcul, 10% de 2000 calories, ça voudrait dire qu’on ne devrait pas dépasser 200 calories par jour en provenance des sucres libres, ce qui représente autour de 50 grammes ou 12 cuillères à thé. Attention, je vous rappelle que je ne parle pas juste du sucre que vous ajoutez à votre café, je parle aussi et surtout des sucres cachés dans les aliments et qui n’y étaient pas naturellement présents.

Maintenant que vous êtes des pros en sucres, vous êtes prêts à recevoir mes 5 conseils pour manger moins sucré!

1. Buvez moins sucré!

Au Canada, notre principale source de sucres ajoutés est les boissons sucrées : les jus, les boissons gazeuses, les boissons énergisantes, les thés glacés,  les eaux et les cafés aromatisés, les boissons alcoolisées sucrées, etc. Ce sont des calories qu’on consomme sans vraiment s’en rendre compte. On ne sent pas notre ventre rempli après les avoir consommés. Donc, on risque de prendre autre chose pour se sentir rassasié sans tenir de toutes les calories qu’on vient d’ingérer.

Évidemment, l’idéal est de boire de l’eau. Il faut créer cette habitude et ça ne se fait pas du jour au lendemain, on doit être patient. Apportez votre bouteille avec vous partout où vous allez : au travail, en voiture, sur la table de salon, etc. Mettez un pichet d’eau au réfrigérateur pour avoir toujours accès à de l’eau froide. Dites-vous que, plus vous rendez l’eau accessible, plus ce sera facile pour vous d’en consommer.

Je sais que, parfois, on se tanne de boire de l’eau. Pour faire changement, vous pouvez l’aromatiser avec du citron, de la lime, des petits fruits surgelés, du concombre et de la menthe, ou encore un mélange poire/essence de vanille/bâton de cannelle. Vous pouvez même essayer les essences de citron, érable, noix de coco, bref, laissez aller votre imagination! L’eau gazéifiée peut faire changement aussi, si elle est non sucrée et que vous la tolérez bien (dans le sens que… vous n’ayez pas l’air d’un ballon gonflable après en avoir bu)!

2. Diluez!

Bon, vous allez me dire, tu es bien plate! Mais non! Souvent, ce qu’on achète est beaucoup trop riche en sucres pour rien parce qu’on veut plaire aux goûts des consommateurs et, qu’en général, les consommateurs ont le goût sucré. Je ne veux pas vous dire de faire en sorte que le produit n’ait plus de goût, mais on peut le pimper pour qu’il soit un peu plus santé, sans changer le goût de façon drastique, par exemple :

  • Tu aimes tes céréales sucrées genre Frosted Flakes? Mêle-les avec des moins sucrées comme des All Bran Flakes. Le tigre ne t’en voudra pas 😉
  • Ton jus avec tes toasts le matin, c’est sacré? Et si tu le diluais avec un peu d’eau? Commence graduellement, avec quelques millilitres, mais tu peux facilement te rendre jusqu’à faire moitié-moitié (tu n’es pas obligé de te rendre là!).
  • Le lait au chocolat ou la boisson végétale aromatisée sont souvent assez riches en sucres. Achète la version nature pour en ajouter à ta version aromatisée!
  • Les fameux yogourts! Il y en a tellement! Plusieurs sont pas mal sucrés. Encore là, achète ta saveur préférée et ajoute un peu de yogourt nature dedans, ça fait déjà ça de mieux!

3. Limitez le sucre que vous ajoutez vous-mêmes

Tu aimes ça le café? Tu en prends, 3-4 tasses par jour? Combien de sucres est-ce que tu mets chaque fois? On s’entend, si tu prends un café par jour et que tu mets un sucre dedans, je te laisse tranquille, t’inquiète! Par contre, si tu es du genre 2-3 sucres par café et assez caféinomane, je crois qu’il y a place à amélioration. La clé est d’y aller graduellement. Personnellement, j’ai commencé à boire du café en prenant des mokas. Oui, oui, avec full sucre et extra crème fouettée. Ce n’est pas parce qu’on est nutritionniste qu’on est parfaite…(d’ailleurs je dois avouer que je suis souvent un cordonnier mal chaussé, je vous raconterai ça dans un autre article). On en était où? Ah oui, les cafés mokas. Croyez-le ou non, aujourd’hui, je bois mon café noir et, si la madame du Tim Hortons ose me mettre un sucre dedans, ça me lève le cœur.  Je vous raconte tout ça pour vous montrer que c’est possible de changer, mais ça se fait par étape. Ça a commencé par des mokas sans crème fouettée, puis un café 2 laits, 2 sucres, puis 1 lait, 1 sucre, et finalement noir.  Allez-y à votre rythme. En passant, rien à voir avec le sucre mais, je tiens à préciser que vous pouvez mettre du lait sans problème dans votre café. Par contre, pour la crème, j’utiliserais le même truc qu’avec le sucre, soit de modifier graduellement.

Quand vous mangez des crêpes ou des gaufres, allez-y modérément avec le sirop. Oui, je sais, le sirop d’érable est un sucre naturel et on en est bien fiers nous, les Québécois, moi y compris, mais ça reste du sucre quand même! Prévoyez à l’avance la quantité que vous utiliserez pour être sûr de l’épargner et de ne pas se retrouver à en ajouter constamment et finir par avoir vidé le pot. Si vous ajoutez des petits fruits à vos crêpes et gaufres, ce sera encore plus facile de limiter le sirop.  Utilisez une recette de pâte à crêpe ou à gaufre qui contient de l’essence de vanille, ça donne du goût sans être plus sucré!

4. Cuisinez

Je sais qu’on vous casse les oreilles avec ça et que votre temps est limité mais, pour votre santé, c’est tellement important de cuisiner plus souvent! (J’aurai des trucs super faciles pour vous dans mon cours en ligne qui est en préparation!). Plus vous cuisinez, plus vous êtes conscients de ce que vous mangez et moins vous consommez de produits transformés. La plupart du sucre que vous consommez se cache dans ces aliments-là et souvent, sans même que vous le sachiez. Bien sûr, si vous mangez des biscuits, vous le savez bien que c’est riche en sucres. Par contre, quand vous mettez une cuillère à soupe de ketchup dans votre hamburger, je suis pas mal certaine que vous êtes moins conscients que vous venez d’y ajouter une cuillère à thé de sucre. Des exemples comme celui-ci, il y en a plein.

Souvent, quand on cuisine, on utilise davantage d’aliments de base, plus de fruits et légumes par exemple et, en plus, on peut contrôler les quantités de sucres qu’on ajoute à nos recettes. C’est facile de diminuer du quart jusqu’à la moitié du sucre d’une recette sans modifier le goût de façon significative, tout dépendant de la quantité de sucre dans la recette de base. On peut remplacer une partie du sucre de la recette (allez-y graduellement, en commençant avec des plus petites proportions) par de la purée de dattes, de la compote de fruits non sucrée ou des fruits séchés.

L’industrie alimentaire essaie de nous faire croire que c’est long et difficile de cuisiner, question de vendre plus de produits prêts-à-manger. Pourtant, c’est si simple! Il suffit de s’y mettre pour réaliser à quel point on sauve du temps, de l’argent et surtout, des années en santé!

5. Regardez les étiquettes de valeur nutritive

C’est tellement facile et accessible que c’est quelque chose qu’on oublie trop souvent de faire. Attention, je ne vous demande pas de comprendre de A à Z comment fonctionne les étiquettes (ça peut sembler assez compliqué, mais c’est tellement facile à comprendre quand c’est expliqué par une nutritionniste! Ça fera aussi partie des trucs donnés dans mon cours en ligne que je suis en train de préparer, abonnez-vous ICI pour savoir quand les cours seront disponibles, sans engagement!).

Par contre, on s’entend que de regarder et comparer les quantités de sucres, ce n’est pas vraiment complexe. Attention quand vous comparez des produits, vérifiez bien la portion suggérée qui peut être différente d’un produit à l’autre. Même si je suis nutritionniste, je me fais avoir tout le temps (je vous permets de me juger)! Ça, c’est mon côté lunatique!

Pour l’instant, la majorité des tableaux ne présentent que la quantité totale de sucres par portion. Par contre, d’ici 2022, les entreprises alimentaires devront obligatoirement ajouter le pourcentage de valeur quotidienne que cette quantité de sucres totaux représente, ce qui rendra l’analyse super facile!

Qu’est-ce que c’est, le pourcentage de valeur quotidienne?

En gros, c’est la proportion de sucres que vous allez consommer avec cette portion d’aliment par rapport à la quantité totale de sucres que vous ne devriez pas dépasser dans la journée. Attention, on ne parle pas de « besoins en sucres », on parle d’une quantité « acceptable » selon un certain modèle alimentaire qui devrait nous garder en santé. C’est simple, 5% ou moins, c’est peu et 15% et plus, c’est beaucoup!

Source : Santé Canada.
https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/nutriments/sucres.html#ef

Ne virons pas fous!

C’est clair que vous allez retrouver peu d’aliments qui vous fourniront moins de 5% de votre valeur quotidienne en sucres, mais ce n’est pas la fin du monde non plus, il ne faut pas en faire une obsession! Le but, c’est de faire des choix d’aliments un peu moins sucrés quelques fois par semaine, pour qu’au bout d’un moins, ça fasse une bonne différence dans la quantité totale de sucres que vous aurez consommée, et qu’au bout d’une année, ça fasse la différence entre les 2-3 livres de plus ou de moins…vous savez, celles qui apparaissent soudainement sans qu’on ne s’en soit vraiment rendu compte!

C’est vrai aussi pour tous les trucs que j’ai donnés. S’il y a bien UNE SEULE chose à retenir de cet article, c’est bien d’y aller graduellement pour chaque changement. Le goût pour le sucré, ça se modifie, mais pas en seulement quelques jours. Ça prend du temps et, évidemment, un peu d’ouverture au fait que les aliments n’auront pas un goût aussi sucré que ce à quoi vous êtes habitués. Par contre, si vous y allez une petite “cuillérée” de moins à la fois, je suis certaine que vous y arriverez! Le but n’est pas d’éviter le sucre à tout prix et d’en faire son ennemi. C’est bon, du sucre! On est naturellement attiré par ce goût et ça ne sert à rien de vouloir se battre à l’infini contre ça! Vaut mieux l’accepter et savoir doser, simplement! 🙂

Sources:

  1. Organisation mondiale de la santé. L’OMS appelle les pays à réduire l’apport en sucres chez l’adulte et l’enfant. |En ligne|:https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/sugar-guideline/fr/ Page consultée en avril 2019.
  2. Institut nationale de santé publique du Québec. La consommation de sucre et la santé |En ligne| : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2236_consommation_sucre_sante_0.pdf Page consultée en avril 2019.
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