Question poids : Y’en n’a pas de magie!

Perte de poids: Crois-tu qu’on puisse simplement suivre une recette toute prête pendant quelques semaines et miraculeusement avoir le poids souhaité pour le reste de notre vie en “faisant attention après”? Je t’aide à y voir clair!

Comme nutritionniste, on se fait dire toutes sortes d’affaires en lien avec le poids. Ce que j’entends le plus souvent est: « Fais-moi un menu/plan alimentaire, je veux perdre du poids, donc je vais suivre ça un bout de temps ». Les gens croient naïvement qu’ils peuvent simplement suivre une recette toute prête pendant quelques semaines et miraculeusement avoir le poids qu’ils souhaitent pour le reste de leur vie en « faisant attention après ». C’est ce qui fait que les « diètes » sont toujours à recommencer. Ce sont des cycles de motivation – perte de poids – démotivation/découragement – gain de poids et ainsi de suite (voir la version un peu plus complète du cercle vicieux sur l’image ci-dessous).

CERCLE VICIEUX DES RÉGIMES. Source: Groupe Équilibre. https://equilibre.ca/

C’est vrai qu’il y a eu un temps où c’était à la mode même chez les nutritionnistes d’utiliser cette méthode…qui peut d’ailleurs s’appliquer dans certains cas précis, mais qui n’a que très peu de succès en ce qui concerne le maintien d’une perte de poids à moyen/long terme. C’est simple, si tu ne fais pas ta « diète » toute ta vie, tu risques fortement de reprendre le poids que tu as perdu.

Probablement que tu te dis : « j’suis quand même pas pour être à la diète toute ma vie?! ». Premièrement, c’est souvent déjà le cas, c’est juste entrecoupé de certaines périodes de ce que tu considères comme étant du “laisser-aller”. Deuxièmement, moi aussi, je trouve ça bien illogique et bien plate d’être à la diète toute sa vie et je crois qu’il est franchement temps que les gens rejettent enfin la mentalité de la culture de la diète et commencent à apprivoiser leur corps et tous les aliments…à enfin apprendre à vivre sans être dans un perpétuel combat avec eux-mêmes!

Et si, en tentant d’éviter le surpoids, on faisait tout le contraire?

La majorité de ma clientèle me contacte pour perdre du poids. Qui ne souhaite pas en perdre, d’ailleurs? Très peu de gens. Parce qu’on nous a appris qu’on devait être mince pour être en santé (ce qui est faux) et parce que le surpoids est vu par plusieurs comme quelque chose de mauvais. On ne voit pas une personne en surpoids, on voit une personne faible, incapable de se contrôler. Mais tout ça, c’est juste parce qu’on nous l’a enseigné. La diète de la culture nous le rentre dans le crâne depuis de nombreuses années. Donc, on ne veut surtout pas être cette personne un peu ronde et on fait des régimes pour éviter ou arrêter de l’être mais, ce qu’on ne comprend pas, c’est que ce sont ces régimes qui nous rendent la vie dure et qui finissent par nous faire de nous des obsédés de la bouffe et des calories. On oublie que les calories, c’est ce qui nous fait vivre. On oublie que la bouffe, c’est un des plus grands plaisirs de la vie. On oublie qu’on est des êtres humains et que notre cerveau nous envoie des signaux qui nous poussent à agir d’une telle ou telle façon, par exemple de se lever pour aller aux toilettes quand notre vessie est pleine. Dans ce cas, tu l’écoutes ton corps, non?

Traduction: Uriner de façon intuitive. Imagine si on répondait de la même façon à une envie d’uriner que ce qu’on fait avec une envie de manger. “Il n’en est pas question, j’ai assez uriné hier! Aujourd’hui, je n’irai uriner qu’une seule fois!”, “Je ne peux pas encore avoir envie d’uriner, je devrais peut-être mâcher de la gomme”, “Oh mon Dieu, je n’en reviens pas à quel point j’ai uriné souvent aujourd’hui, je suis dégueulasse!”, “Pourquoi tout le monde est capable de bien gérer ses envies d’uriner, alors que j’en suis incapable? Qu’est-ce qui ne va pas avec moi?” Source: https://www.reddit.com/r/intuitiveeating/comments/ewb3dk/i_found_this_in_an_evil_subreddit_in_which/

C’est aussi vrai pour bien d’autres choses, dont l’alimentation. La diète de la culture nous enseigne, tout petit, à ne pas faire confiance aux signaux que nous envoie notre corps. Tu n’as pas faim, c’est mauvais, d’avoir faim. Tu n’as pas envie de gâteau, c’est mauvais, du gâteau. Ne te prends pas une deuxième assiette, c’est mal, de prendre une deuxième assiette. Si tu manges ça, tu vas être gros et, si tu es gros, personne ne va t’aimer. On grandit comme ça, en ayant peur de ce qui, pourtant, devrait être notre plus grand allié : notre corps. Celui qui sait le mieux ce dont il a besoin.

CERCLE VICIEUX DE LA PRIVATION. Source: Groupe Équilibre. https://equilibre.ca/

C’est pour ça que, quand les gens viennent me voir en me disant : « mais tu vas me dire quoi manger là, tu vas me dire combien de portions j’ai besoin, tu vas me calculer tout ça »…bien je réponds : « pas vraiment, non ». Certains sont apeurés par ça et se sauvent en courant pour aller vers ce qu’ils connaissent le mieux : les diètes. C’est rassurant. On te dit quoi manger, en quelle quantité, quand tu vas le faire, et on te promet que tu perdras du poids à condition de respecter la recette à la lettre.

Si tu manges moins et que tu dépenses plus, oui, tu vas probablement perdre du poids (en théorie car, parfois, le corps nous joue des tours). La question demeure : « pendant combien de temps? ». Qu’est-ce qui va se passer après? Que vas-tu faire dans ton quotidien, quand tu auras moins de temps à consacrer à ton projet de perte de poids, quand tu seras moins motivée, quand tu vas être tannée de manger toujours la même chose, quand ton poids va stagner sur la balance, quand ce sera le temps de Fêtes, quand tu vas te trouver une grosse lâche d’avoir dérapé dans la boîte de biscuits en te disant que tu as tout gâché, etc.? Malheureusement, tu risques de constamment avoir peur de reprendre ton poids et de toujours vivre dans un climat de restrictions et de culpabilité.

Donc, quand je te dis que je ne te ferai pas de plan précis avec des portions bien établies pour t’aider à perdre du poids, c’est pour ces raisons. Parce que ça peut marcher un bout, mais pas pour tout le temps. Pour moi, la perte de poids, ça vient après un long travail de redécouverte de son corps, de ses signaux corporels, d’acceptation de soi, de réflexion sur les démarches de perte de poids qu’on a faites dans le passé, sur les impacts qu’elles ont sur nos comportements alimentaires, sur quelles sont les barrières qui nous empêchent d’atteindre notre but et SURTOUT, quel est ce réel but, quelles sont les VRAIES priorités dans sa vie, qu’est-ce qui se cache réellement derrière cette envie de perdre du poids? Oui, ça va aussi loin que ça. Parce que, tant que tu n’auras pas fait le point sur tout ça, tu resteras dans un cycle éternel de perte/reprise de poids.

Bien sûr, je ne te laisse pas dans un néant total non plus concernant l’alimentation…c’est quand même ma job! C’est important de comprendre ce qui favorise un plus grand sentiment de satiété qui fait en sorte qu’on risque moins de tomber dans les rages alimentaires, de bien connaître l’équilibre des repas et collations, les nutriments qui aident à se sentir bien et rassasié, d’avoir une idée d’un horaire de repas qui peut aider (sans être coulé dans le béton), de savoir comment fonctionne les signaux corporels, ce qui les influence, etc., etc., etc. Bref, ça prend de bonnes bases en nutrition mais, ce que je veux dire, c’est que ça ne sert à rien de simplement donner un menu à appliquer pendant 1 mois avec des portions bien précises et, merci bye, voilà, tu seras mince!

Les nutritionnistes en général donnent de moins en moins de portions précises pour la simple et bonne raison qu’on conseille de se fier à ses signaux internes de faim et de satiété. La science se tourne de plus en plus vers cette méthode et on le voit d’ailleurs avec le plus récent guide alimentaire canadien qui ne présente plus de portions, mais des proportions (1/2 légumes et fruits, ¼ aliments protéinés, ¼ produits céréaliers à grains entiers). On ne te dit pas combien, on te dit comment équilibrer tes repas pour favoriser la satiété et pour t’assurer d’avoir tout ce dont ton corps à besoin. Je comprends que ça fasse peur parce qu’on est tellement habituée de se faire dire COMBIEN on doit manger de quoi. Mais c’est toi qui es la mieux placée pour le savoir. Il faut juste que tu réapprennes à bien écouter ton corps et surtout à lui faire confiance…je dis « juste », mais c’est un gros travail! 😉

Guide alimentaire canadien

Maudit guide alimentaire, parle-moi z’en pas!

Parlant du guide alimentaire canadien, je veux faire une parenthèse ici. J’entends souvent des gens capoter quand ils consultent une nutritionniste et qu’elle leur donne un guide alimentaire. Le réflexe des gens, c’est de se dire : « c’est quoi, elle me prend pour une conne?! Je peux le trouver sur Internet ce guide, je ne paierai pas pour ça ». Tout dépendant du contexte, vous pouvez avoir en partie raison…ou pas. Je m’explique. En consultation, la nutritionniste pose beaucoup de questions, particulièrement lors du 1er rendez-vous. Elle veut comprendre qui tu es et quelles sont tes habitudes alimentaires. Si elle se rend compte que l’équilibre nutritionnel de base n’y est pas (genre que tu ne manges pas de produits céréaliers de peur d’engraisser, c’est souvent le cas après avoir fait plein de régimes), elle risque fortement de commencer par là. En construisant une maison, on ne commence pas par le toit, on fait une fondation solide. En nutrition, c’est la même chose. Si on voit que ta fondation craque, on va travailler là-dessus avant d’ajouter autre chose. Pour représenter visuellement et facilement cet équilibre, on peut te présenter le guide alimentaire. Le but est de te dire : « hey, regarde ça, la majorité des scientifiques s’entendent pour dire que, s’il te manque cette partie-là durant tes repas, tu risques d’avoir faim et même de développer certaines carences alimentaires, fack ramène le pain et les pâtes dans ton assiette, mais en meilleure proportion qu’avant ». Si tu n’es pas attentive à ce qu’on te dit parce que tu es trop frustrée qu’on te présente le guide alimentaire ou si tu ne réalises pas qu’à une première rencontre avec une nutritionniste, on est beaucoup  plus dans l’exploration, la compréhension du « pattern » alimentaire de la personne et dans les premiers conseils de base à travailler…bien tu risques de sortir de là en te disant que ça ne vaut pas la peine, une nutritionniste parce que tu t’es juste fait poser des questions et présenter le guide alimentaire. Dans ce cas, c’est que tu as mal compris le message et que tu es trop impatiente d’arriver à des résultats. Il faut commencer par le début.   

Arrête d’être buckée, comprends que, si la nutritionniste t’a présenté ça, c’est parce que tu as un travail à faire à ce niveau avant de vouloir aller dans des détails plus « fancy ». Le guide alimentaire, c’est un modèle de base d’une saine alimentation, mais c’est aussi ce qui est reconnu pas mal partout sur la planète comme étant le modèle qui risque le plus de t’amener non seulement un poids santé, mais aussi une bonne santé générale. On ne se contente pas que de ça, évidemment! Mais s’il faut commencer par là pour faire un rappel des bases qu’on a perdues à travers des années de diètes qui ont déréglé notre équilibre alimentaire, alors, faisons-le. Ta job, c’est de mettre ton orgueil de côté et d’entendre ce qu’on te dit.

En tk… (ok ok, j’ai copié le call de la pub du lait, mais c’est drôle)

Petit fait cocasse : Quand j’étais à l’université, j’ai eu un cours avec un des préparateurs des athlètes de haut niveau de l’Université Laval. Il leur enseignait, entre autres, quoi manger pour bien performer. Il nous a expliqué qu’il ne leur présentait JAMAIS le guide alimentaire canadien, parce que ça les insulterait…des athlètes de haut niveau, ça a besoin d’une diète de haut niveau, t’sais! Donc, il les conseillait en décrivant EXACTEMENT ce qu’on conseillait dans le guide alimentaire, mais sans jamais mentionner le nom. Les athlètes étaient super contents, ils trouvaient leur « diète » ultra efficace et ils pouvaient se péter les bretelles d’avoir un programme alimentaire « très spécial »…mais ils mangeaient simplement comme ce qu’on recommande au commun des mortels, en quantité adaptées à leurs besoins souvent plus élevés. Bien sûr, il y a des cas plus spécifiques où c’est différent (ex. : préparation d’une pesée chez les boxeurs), mais il demeure que la majorité des athlètes n’ont pas besoin d’une diète vraiment extraordinaire, comme tu n’en as pas besoin.

Parfois, j’aimerais être celle qui répand de bonnes nouvelles et qui dit aux gens que la solution miracle existe enfin pour perdre du poids, qu’on a finalement trouvé LA recette pour réussir à coup sûr. J’aimerais aussi ne plus être la pas fine qui ramène les gens à la réalité, qui doit constamment rappeler que les diètes existent depuis des années, mais qu’on a jamais été autant en surpoids, donc que les méthodes qu’on utilise depuis des lustres et qu’on recycle des années plus tard en version un peu déguisée (qui reviennent toujours à couper les glucides ou couper les gras tout dépendant de quelle équipe tu fais partie) ne fonctionnent tout simplement pas pour la majorité des gens.

Malheureusement, ça ne risque pas d’arriver parce que je ne crois pas qu’il puisse un jour exister une telle recette et je crois aussi que je devrai me battre encore longtemps pour faire changer les mentalités. Le corps est une machine complexe. Manger fait partie de notre quotidien et implique beaucoup plus que le simple fait de se nourrir. Le poids, c’est peut-être, pour certains, la banale équation des calories ingérées – les calories dépensées, mais il existe tellement de facteurs qui influencent chacune des données de l’équation, que de limiter le tout à des mathématiques, c’est de passer à côté de l’essentiel!

Donc, la prochaine fois que tu me croises ou que tu croises une autre nutritionniste, demande-nous ce qu’on faire pour t’aider à te sentir mieux dans ton corps plutôt que de nous demander un plan alimentaire et, surtout, fais-nous confiance…tu verras qu’on peut t’apporter beaucoup plus qu’un plan calculé sur Excel avec une formule mathématique! 😉

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Non Bidou, ce n’est pas qu’une simple question de sélection naturelle

On est actuellement plongé dans une période qui marquera notre histoire. Vivre une pandémie, c’est inquiétant, et ce l’est d’autant plus à l’ère des réseaux sociaux et de la désinformation. Heureusement, la majorité des gens a fini par entendre raison (pas sans avoir douté de la gravité de la situation pendant quelque temps), mais il reste encore et restera toujours quelques récalcitrants qui croient avoir un cerveau si évolué que les gens ordinaires ne peuvent tout simplement pas comprendre leur vision des choses tellement leur supériorité est extraordinaire et inaccessible. La science, ce n’est pas pour eux. Ils sont au-dessus de ça.

Aujourd’hui, je vais délaisser mon chapeau de nutritionniste pour mettre mon chapeau de citoyenne parce que, même en faisant partie de la communauté scientifique, on a aussi le droit d’avoir une opinion et de l’exprimer.

Depuis le début de l’éclosion du coronavirus à Wuhan, on a tous entendu des tonnes d’affaires :

  • « C’est pas pire que la grippe »
  • « Il y a plus de monde qui meurent de ben d’autres choses que de ça »
  • « Moi, toute façon, j’suis pas à risque »
  • « Ça va tuer ben plus d’entreprises que de monde »
  • « Ils parlent de ça au lieu de parler d’environnement »
  • « Les médias exagèrent et veulent juste nous faire peur »
  • Etc.

Mais, la phrase qui, selon moi, est la big big winner de toutes, c’est quand j’entends :

« Ça, c’est ce qu’on appelle la sélection naturelle, les plus faibles meurent pis ça fait le ménage, ça a toujours été de même ».

Ataboy. La première chose que j’aurais envie de répondre à ces personnes, c’est que, si ça marchait réellement comme ça, elles seraient mieux de se surveiller parce que la sélection naturelle est à la veille de sonner à leur porte. Mais, je suis quand même un peu polie, des fois.

C’est vrai, la vie a, à travers les années, fait en sorte que certaines personnes s’en sortent mieux que d’autres et ça a créé, au fil des générations, des humains un peu plus aptes à survivre sur cette planète. L’adaptation semble être la clé : mieux on s’adapte, plus on survit. Par contre, l’adaptation, ça ne veut pas dire de s’asseoir sur ses lauriers et laisser la Vie décider de notre sort, ça veut de dire de prendre les moyens pour s’en sortir, être débrouillard, être dans l’action.

Si nos ancêtres avaient décidé de tout laisser entre les mains de la sélection naturelle, tu ne serais peut-être pas de ce monde, Bidou. Si ton grand-père s’était dit « non, je ne me fais pas vacciner contre la variole, je vais laisser la Vie choisir si je mérite de survivre » et qu’il en était finalement mort, tu ne serais pas là. Si les médecins n’avaient pas eu l’idée audacieuse d’ouvrir le ventre des mères pour aller chercher les bébés mal positionnés, ta mère n’aurait pas pu avoir une césarienne et vous seriez morts tous les 2.  S’il n’y avait pas quelqu’un qui s’était dit, un jour « et si on prenait de l’insuline de porc pour l’injecter aux personnes souffrant de diabète? », tous les diabétiques que tu connais seraient morts. Ici, je donne des exemples de choses qu’on prend pour acquis. « Ben voyons, on ne meurt pas de ça, le diabète! ». « Franchement, la variole, ça n’existe même plus! ». « Il y a juste dans les pays pauvres que des femmes meurent en accouchant! ». Pourquoi est-ce qu’on prend tout ça pour acquis? Parce que d’autres personnes, avant nous, ont relevé leurs manches et ont trouvé des solutions.

Aujourd’hui, la solution est beaucoup plus simple que ça. Tu restes chez vous. Point. « Ouin, mais moi je m’en fous parce que j’en mourrai pas ». Hey, wake up, tu peux sauver des vies! Ça n’a jamais été aussi simple de déjouer ta foutue sélection naturelle et de sauver plein de gens. Lâche ton nombril un peu. En plus, dis-toi que, puisque tu aimes tant te prendre pour Dieu, aujourd’hui, tu peux le faire pour vrai, donc profites-en. Ton grand-père mérite moins la vie que toi? Ta voisine atteinte de fibrose kystique serait mieux de mourir, alors qu’elle aurait encore plusieurs belles années de vie devant elle? Ton neveu, qui avait déjà beaucoup de complications dû à la fragilité de ses poumons, mérite de mourir parce qu’il n’y avait plus de respirateur disponible à l’hôpital? Tout ça, juste pour que ta vie ne soit pas trop chamboulée? Ou juste pour une question de laisser la Vie se charger de la sélection naturelle?

Heureusement que, avec la sélection naturelle, la Vie a décidé de garder les plus débrouillards, ingénieux, proactifs, ceux qui ont fait que tu puisses non seulement vivre, mais aussi avoir une belle qualité de vie. Selon la neuroscientifique Sonia Lupien, qui étudie le stress et son évolution, ce ne sont ni les plus stressés, ni les moins stressés qui ont survécu dans l’histoire (voir son texte de blogue ici), ce sont ceux qui se situent au centre de la courbe. Donc, effectivement, on ne doit pas capoter et courir dans tous les sens comme des poules pas de tête en ne sachant pas quoi faire, mais il ne faut pas non plus refuser d’entendre l’avis des spécialistes et mettre sa vie et celle des autres en danger en étant trop relax.

Donc, à toi qui penses que ta génétique est plus hot que celle des autres et qui se croit au-dessus de tout ça, si jamais la sélection naturelle décidait, par malchance, que ça se terminait là pour toi, n’oublie pas de saluer ton grand chum Adolf rendu de l’autre bord.

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Non, vous n’aurez pas le cancer du sein en buvant du lait!

J’en ai vraiment assez de cette stupide mode anti-lait qui se propage en Amérique du Nord sans raison valable. Les attaques viennent de partout et les grosses entreprises (comme, pour ne pas la nommer, celle qui, ironiquement, porte le nom du plus légendaire des taureaux) en profitent évidemment pour surfer sur cette vague et empirer les choses en prétextant vouloir aider à la santé des gens et de la planète, mais on sait très bien qu’il s’agit seulement que d’une autre façon de faire plus d’argent. Pourquoi s’en prendre à un aliment de base riche en toutes sortes de nutriments, alors qu’on devrait plutôt se questionner sur toutes les boissons riches en sucres ou en édulcorants qu’on consomme quotidiennement et qui n’ont aucune ou qu’une faible valeur nutritive : boissons gazeuses, boissons énergisantes, thés/cafés/eaux aromatisés et faussement vendus comme étant « naturels », kombucha, etc. Savez-vous qu’au Canada, on consomme, en moyenne, seulement 2/3 tasse de lait par jour par habitant (1) (ça inclut le lait dans les recettes), alors qu’on consommait encore, en 2015 (dernières données), 1 tasse de boisson gazeuse ou de jus sucré par jour par habitant (2)? Et cette quantité n’inclut pas les autres boissons sucrées.

« C’est une question d’environnement », direz-vous, parce que les méchants producteurs laitiers sont en train de détruire la planète? Encore là, c’est une fausse rumeur à la mode. La production de lait au Canada ne constitue que 1% des émissions de GES (gaz à effet de serre) au pays et l’empreinte environnementale du secteur est en constante diminution (3).

Mais qu’est-ce qu’on pourrait trouver d’autre, de plus original, pour poursuivre inutilement cette guéguerre?  Ah! Mais oui, le cancer! LE mot à prononcer pour faire paniquer tout le monde. C’est d’ailleurs la dernière bombe qui est sortie dans les médias. Là, j’en ai eu plus qu’assez, je me devais de mettre les choses au clair.

L’étude en question

En fait, pour ceux et celles qui auraient manqué cette grosse sortie médiatique drama queen, on pouvait récemment lire en gros titres qu’une étude a conclu que de consommer 1 tasse de lait par jour augmentait le risque de développer un cancer du sein de 50% et que, si on aimait vivre dangereusement et qu’on osait boire de 2 à 3 tasses par jour, le risque était augmenté de 70 à 80%. Merde, je vais mourir, c’est sûr. Bizarrement, cette étude n’avait rien de concluant pour le yogourt et le fromage…pourtant fait avec du lait. Logique! 

Dans les articles, on pouvait aussi lire que «les chercheurs ont observé une corrélation entre l’apparition du cancer du sein et la consommation de lait ». Pour le commun des mortels, c’est facile de conclure que le lait cause le cancer du sein avec cette phrase-là, donc en ajoutant des pourcentages effrayants, on capote! Mais, avant de jeter votre lait dans le lavabo, on va essayer de comprendre c’est quoi ça, un lien de corrélation.

La corrélation, c’est quoi?

Comme je l’ai dit, l’étude a conclu à un lien de corrélation entre le lait et le cancer du sein, ce qui veut dire qu’on ne parle pas d’un lien de causalité. Autrement dit, ça pourrait être dû à n’importe quoi d’autre que le lait, mais étant donné que les femmes qui buvaient du lait ont davantage fait partie de celles qui ont développé un cancer du sein, on a conclu à la corrélation entre les 2 événements (boire du lait + cancer du sein).

[Parenthèse ici: sur 52 795 candidates, seulement 1057 ont développé un cancer du sein et l’étude ne dit pas combien d’entre elles consommaient du lait. Petit 🙄(grand) détail qu’ils ont omis.]

Dans un lien de causalité, on aurait prouvé que c’était le lait qui était responsable du développement du cancer, mais ce n’est pas du tout le cas. Pour vous aider à comprendre, je vais prendre un exemple d’un lien de corrélation que j’ai trouvé dans le quotidien « Le Monde »4.

En France, 57% des décès ont lieu à l’hôpital. Donc, la probabilité de mourir à l’hôpital est supérieure à celle de mourir à la maison. Est-ce que ça veut dire que c’est dangereux d’aller à l’hôpital? Non, parce qu’on sait que les gens vont à l’hôpital quand ils sont malades, donc ça va de soi qu’on meurt plus souvent à cet endroit. 

Vous voyez que, ce n’est pas parce qu’il y a corrélation entre 2 choses que l’une est la cause de l’autre. Il peut y avoir une tonne d’explications qui justifient cette corrélation.

Autrement dit, on aurait pu faire la même étude, mais avec la consommation de bananes. Si les femmes qui ont développé un cancer du sein mangeaient aussi des bananes, on pourrait donc dire qu’il y a un lien de corrélation entre la consommation de bananes et le cancer du sein. 

Des détails qui font toute la différence

L’étude peut sembler sérieuse et impressionnante quand on apprend que 52 795 femmes âgées en moyenne de 57 ans y ont participé et ce, sur 8 ans. C’est ce qu’on peut appeler une étude de grande envergure. Ça n’empêche pas qu’il y a eu plusieurs défaillances qui font en sorte que les résultats deviennent plus que douteux. 

La diète : Pour qu’une étude comme ça ait un peu d’allure, on doit au moins savoir ce qui se trouve dans l’assiette des gens…et vraiment MINIMALEMENT s’assurer que la consommation de lait reste constante. T’sais, on cherche à comprendre l’impact d’une consommation de lait, donc pour ça, il faut savoir la quantité de lait que la personne boit ou ne boit pas chaque jour. Mais…pouet pouet. C’est un détail qu’ils ont oublié de mesurer. Et ce n’est même pas une blague! Les chercheurs ont fait remplir un seul journal alimentaire aux participantes en début de recherche, puis, chow bye! Plus de questions là-dessus, ils n’ont fait que compiler les résultats à la fin de l’étude quant au développement ou non du cancer du sein en prenant pour acquis que la diète était restée exactement la même durant tout ce temps. Ma diète change d’une semaine à l’autre, imaginez en 8 ans!! Qui dit que la personne qui buvait 1 verre de lait par jour à ce moment-là l’a fait pendant 8 ans? On ne s’est pas plus questionné sur la qualité de la diète de la personne, par exemple sur la quantité de fruits et légumes consommés quotidiennement. Ça, la science l’a prouvé à plusieurs reprises: le fait de consommer beaucoup de légumes et fruits qui sont riches en antioxydants aide à prévenir l’apparition du cancer. Est-ce que les personnes qui en ont développé un en consommaient suffisamment? On ne le saura jamais. En plus, l’étude elle-même a montré que les femmes qui faisaient partie du groupe qui consommait du lait mangeaient aussi, en moyenne, plus de viandes rouges (déjà reconnues par l’Organisation mondiale de la Santé comme potentiellement cancérigènes si elles sont consommées en grandes quantités) et étaient moins actives. Ça ne prend pas un bacc. en sciences pour comprendre que le lait a peut-être pas mal moins à voir avec le risque augmenté de développer un cancer que le fait de manger plus de viandes rouges et d’être moins active…

Le poids : Nous savons déjà que l’obésité est un facteur de risque pour développer un cancer du sein. Les chercheurs disent avoir contrôlé la variable du poids pour éviter les biais (par exemple, conclure que c’est le lait le problème, alors que ce serait, en réalité, l’excès de poids) mais, encore une fois, en tournant les coins ronds, ils n’ont pesé les femmes qu’au début de l’étude. En 8 ans et en étant dans une période post-ménopause, on s’entend que les risques que leur poids ait changé est assez considérable. 

Risque relatif et risque absolu (c’est scientifique, mais ça vaut la peine de lire ce petit bout de texte pour le reste de ta vie!)

En journalisme, sortir des chiffres qui représentent des risques relatifs, c’est gagnant! Ce l’est, parce que ce sont des chiffres impressionnants, comme le 50% d’augmentation des risques de développer un cancer du sein avec seulement 1 tasse de lait par jour. À ce rythme-là, si ça marchait comme ça, les femmes seraient en voie d’extinction. C’est là qu’il faut comprendre la différence entre un risque relatif et un risque absolu. On parle d’un risque relatif quand on compare 2 groupes de personnes, l’un faisant quelque chose, l’autre non. Je vais vous donner l’exemple du site Eufic5 pour vous faire une démonstration d’un risque relatif vs un risque absolu :

On compare 2 groupes de personnes : des gens qui consomment des viandes transformées (jambon, charcuteries, saucisses) vs des gens qui n’en consomment pas du tout. On calcule un risque augmenté de développer un cancer des intestins de 18% chez les consommateurs de viandes transformées par rapport à ceux qui n’en mangent pas. C’est le risque RELATIF. 

Par contre, le risque de développer un cancer des intestins au cours d’une vie sans considérer aucun facteur en particulier, donc, pour tout le monde en général, est seulement que de 5,6%. Si on consomme des viandes transformées, ce risque est augmenté de 1% et est alors à 6,6%. C’est le risque ABSOLU. Autrement dit, quand on regarde les chiffres indépendamment (et non en comparant 2 groupes), le risque de développer un cancer des intestins dans une vie n’est pas tellement plus élevé quand on consomme des viandes transformées que quand on n’en consomme pas. 

Revenons donc à notre étude. Selon eux, une personne qui boit 1 tasse de lait par jour à 50% plus de risques de développer un cancer du sein qu’une personne qui n’en boit pas (n’oubliez pas qu’il s’agit d’un lien de corrélation et non de causalité!). Ce pourcentage est le risque relatif, car on a comparé 2 groupes. Par contre, quand on regarde le risque absolu, c’est-à-dire quels sont les risques de développer un cancer du sein dans notre vie si on boit du lait vs si on n’en boit pas, sans comparaison avec personne, on parle d’un risque augmenté de 2% (toujours selon les données de cette étude). Au Canada, on estime qu’une personne sur 8 sera atteinte du cancer du sein au cours de sa vie6, donc 12,5% des gens. Si on ajoute le 2% pour une personne qui boit du lait (selon l’étude encore, je tiens à le préciser), le risque absolu serait de 14,5%. On est passé d’un risque augmenté de 50% à un risque augmenté de 2%…pas mal moins alarmant. Mais ça, ça ne vend pas 🤷‍♀️

Et tout ça, c’est en considérant que l’étude est bien faite mais, avec ce que je vous ai présenté ci-dessus, vous comprenez qu’il y a plusieurs facteurs qui permettent de douter fortement de ses conclusions.

Ce que j’en conclus

La vraie question à se poser est peut-être : pourquoi investit-on de l’argent dans une recherche qui cherche à montrer que le lait cause le cancer du sein? On n’a pas d’autres priorités, il me semble?! Surtout en sachant que d’autres études ont déjà essayé de prouver ce lien, mais n’en sont jamais arrivées aux conclusions qu’elles voulaient. Lâchez prise, gang!

Chaque fois qu’on vous parle d’une étude dans les médias, dites-vous qu’il s’agit d’UNE SEULE étude. Aucune recommandation scientifique n’a été établie à partir d’une seule étude. Ce sont les conclusions de plusieurs études bien exécutées et reconnues par un ensemble de scientifiques qui servent d’appui aux recommandations qu’on vous fait. Donc, si les résultats d’une étude vous inquiètent, avant de suivre la foule qui s’en va directement vers le volcan en éruption sans réfléchir, prenez le temps de respirer et de poser des questions aux bonnes personnes, les spécialistes du domaine (et là-dessus, j’ai déjà écrit tout un texte).

N’oubliez pas que le production laitière au Canada, c’est près de 12 000 fermes, 221 000 travailleurs et 19,9 milliards (chiffre de 2015) en contribution au PIB canadien7. Avant d’entacher la réputation du milieu sans avoir des preuves en béton, pensons aussi aux conséquences et à tous les gens qui seront touchés.

Là-dessus, je m’en vais boire mon verre de lait!

*Merci à la nutritionniste Abby Langer de la Nouvelle-Écosse qui a rédigé un article en anglais avec l’aide d’un épidémiologiste, ce sont les explications apportées dans cet article qui m’ont permis de vous vulgariser l’étude. Le texte de Mme Langer est disponible en entier ici: https://.com/no-milk-is-not-going-to-give-you-breast-cancer-the-latest-study-decoded/

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Sources :

  1. Statistique Canada; Compilé par Agriculture et Agroalimentaire Canada, Division de l’industrie animale, Section d’information sur les marchés. |En ligne|: https://aimis-simia-cdic-ccil.agr.gc.ca/rp/index-fra.cfm?action=gR&r=760&signature=DEECC05FD139BE31153B33A3CDC379D3&pdctc=&pTpl=1#wb-cont Consulté en mars 2020.
  2. Radio-Canada. |En ligne|:  https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/784675/consommation-boisson-sucree-etude-canada-obesite Consulté en mars 2020.
  3. La Voix de l’est. « Réponse à Sylvain Charlebois ». Par Pierre Lampron. 3 mars 2020. 
  4. Le Monde. |En ligne|: https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/01/02/correlation-ou-causalite-brillez-en-societe-avec-notre-generateur-aleatoire-de-comparaisons-absurdes_5404286_4355770.html Consulté en mars 2020.
  5. Eufic. |En ligne| https://www.eufic.org/fr/understanding-science/article/risque-absolu-contre-risque-relatif-quelle-est-la-difference Consulté en mars 2020.
  6. Société canadienne du cancer. |En ligne|: https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/breast/statistics/?region=on Consulté en mars 2020.
  7. Les Producteurs laitiers du Canada. |En ligne|: https://producteurslaitiersducanada.ca/fr/lait-au-canada Consulté en mars 2020.
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Mythe ou réalité? Teste tes connaissances en nutrition!

Crois-tu avoir de bonnes connaissances en nutrition? Parfois, on est convaincu de la véracité d’une chose, car on l’entend depuis des années, mais on peut être surpris de constater que ce n’est finalement qu’une croyance populaire. Penses-tu que tu as quelques fausses croyances ou que tes connaissances sont béton? Fais le test pour voir!

Mythe ou réalité?

  1. Les produits allégés ne sont souvent pas si légers.
Des chips légers? Hum?!

Réalité! Dans les produits allégés, la majorité du temps, on remplace une partie du gras par beaucoup de sucres pour garder un goût et une texture acceptables, ce qui fait en sorte qu’en bout de ligne, la différence de calories est minime entre un produit et sa version allégée. En plus, quand on prend un produit allégé, on peut avoir un faux sentiment de sécurité qui nous pousse à manger plus que ce qu’on l’aurait fait avec la version régulière. On appelle cet effet « halo santé ». Maintenant que tu le sais, ne tombe plus dans le panneau! Les seuls produits qu’on devrait prendre en version allégée sont les fromages. Il est préférable de les prendre avec 20% de matières grasses ou moins.

2. La banane et le fromage peuvent causer la constipation.

Mythe! Aucun aliment n’est responsable d’un problème de constipation. Les gens ont souvent tendance à en venir aux conclusions un peu trop rapidement et faire des liens de cause à effet qui sont, en réalité, inexacts. Ce qui peut causer la constipation chez une personne en santé, c’est un manque de fibres dans son alimentation (on retrouve des fibres dans les : fruits et légumes, produits céréaliers à grains entiers, noix et graines, légumineuses, etc.), une hydratation insuffisante, un manque d’activité physique ou la prise d’un médicament. Pense à ça la prochaine fois avant de bannir les bananes et le fromage de ton alimentation!

3. Les sucres contenus dans les fruits sont des bons sucres.

Mythe, mais…! Les sucres contenus dans les fruits sont des sucres simples qui se digèrent rapidement, un peu comme ceux qu’on retrouve dans le sucre de table qu’on utilise pour faire des desserts. Quand ça se digère rapidement, on a faim plus vite. Autrement dit, ce sont des sucres qui ne bouchent pas un coin pendant très longtemps. Ils font monter notre taux de sucre dans le sang d’un coup, puis il redescend rapidement (quand on n’est pas diabétique), ce qui fait qu’on a faim plus vite. Ce n’est pas le genre d’effet qu’on cherche à avoir trop souvent pour garder une bonne santé globale. Par contre, c’est important de comprendre qu’un aliment, ce n’est pas qu’un seul nutriment (ex. : le sucre), mais un ensemble de nutriments qui interagissent ensemble. Dans les fruits, il y a beaucoup de fibres. Elles forment la partie des végétaux qui n’est pas digérée par notre corps, donc elles restent intactes dans notre estomac et nos intestins. Elles agissent donc comme des barrières aux sucres qui circulent et qui essaient d’entrer dans notre sang. Résultat : les sucres sont digérés et absorbés moins rapidement. En d’autres mots, même si les fruits contiennent des sucres qui ne sont pas, en théorie, les meilleurs pour notre santé, les fibres qu’ils contiennent annulent l’effet négatif que les sucres pourraient avoir. Donc, ne stresse pas en mangeant des fruits, au contraire, ils sont excellents pour ta santé! Toutefois, fais attention avec les jus, car ils ne contiennent pas de fibres, donc pas de barrières.

4. Quand on mange moins, l’estomac rétrécit.

Mythe! L’estomac est comme une balloune qui grossit quand il est plein et reprend sa forme initiale quand il est vide. Jamais il ne devient plus petit qu’il ne l’était, sauf après une chirurgie bariatrique. Quand on mange, puisque le tissu de l’estomac est élastique, il prend de plus en plus d’expansion. Puis, au fur et à mesure que les aliments sont digérés et envoyés vers les intestins, l’estomac se vide tranquillement et retrouve les mêmes dimensions qu’avant le repas. On ne peut pas diminuer l’élasticité de notre estomac, le rendre « plus lousse », les fibres musculaires sont assez solides pour tenir le coup et sont faites pour ça. Si on a l’impression que notre appétit diminue quand on mange moins, c’est simplement qu’on est plus attentif à nos signaux de satiété. Quand on mange trop, on n’écoute pas les signaux que nous envoie notre corps. Quand tu te dis : « je vais exploser! », ça fait déjà longtemps que ton estomac a envoyé un signal à ton cerveau pour te dire : « c’est assez! », mais tu ne l’as juste pas écouté. En mangeant moins, on réalise qu’on n’a pas besoin d’autant de nourriture pour recevoir le signal de satiété. Ton corps fait bien son travail, apprends à l’écouter!

5. Les fruits et légumes surgelés sont très nutritifs, parfois même plus que les frais.

Réalité! La surgélation se fait peu de temps après que les légumes et fruits aient été cueillis à bonne maturité. Le procédé est très rapide et ne détruit que très peu de vitamines et minéraux. Durant l’hiver, la majorité des fruits et légumes frais ont fait beaucoup de route pour se rendre jusqu’à notre épicerie et ont donc perdu quelques vitamines et minéraux dans le transport. Plus ils ont été manipulés, plus il y a de risques qu’il y ait eu des pertes. Étant donné que les légumes surgelés subissent moins de manipulations et sont moins endommagés dans le transport, il y a des périodes de l’année où il est tout à fait possible qu’un fruit ou un légume surgelé soit un peu plus nutritif qu’un frais. Évidemment, quand tu peux acheter local, la valeur nutritive est toujours meilleure!

Et puis? Quel est ton score? Partage l’article avec tes amis pour voir s’ils peuvent te battre! 😉

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Nouvelle année, nouvelle moi?

C’est le genre de slogan qu’on utilise pour pousser les gens à se lancer dans les plus récents régimes à la mode. On sait que janvier est synonyme de changements, de résolutions, de remise en forme. La question que je me pose est « a-t-on vraiment besoin d’une nouvelle version de soi-même avec les débuts d’année? ». L’expression « nouvelle année, nouvelle moi » peut sembler anodine, mais si elle avait plus d’impacts sur notre estime personnelle que l’on ne croit?

On nous pousse constamment à devenir meilleure dans tout dans la vie : meilleure maman, meilleure blonde, meilleure cuisinière, meilleure sportive, meilleure “maîtresse de maison”, meilleure professionnelle, etc. C’est bien d’avoir des objectifs, des buts qui nous stimulent, qui font en sorte qu’on se sente vivante et qui nous motivent à se lever le matin. Le problème, c’est que la société d’aujourd’hui pousse le concept à l’extrême. Il faudrait être parfait partout, dans tout. Dans ce cas, ce ne sont pas nos passions et nos buts qui nous encouragent à nous surpasser, mais une pression externe à soi-même, et ça, c’est tout sauf positif, tout sauf bon pour notre santé physique et mentale.

Dans n’importe quel domaine, y compris celui que je connais le plus, soit l’alimentation, c’est prouvé que ce qui nous aide le plus à atteindre nos objectifs, c’est la motivation intrinsèque, celle qui vient de nous, de notre intérieur. Par exemple, si tu veux perdre du poids parce que ton chum trouve que tu as quelques livres en trop, les chances que tu y arrives (incluant le maintien de la perte de poids à long terme) sont minces. Plus on a de la pression de l’extérieur à perdre du poids, plus cette pression deviendra un obstacle. Donc, avant de te lancer dans une quelconque démarche de perte de poids, réfléchis comme il faut à ce qui te pousse à la faire.

Oprah a beaucoup d’influence chez les femmes américaines…
Quoi de mieux qu’un avant/après pour convaincre les gens? Recommandé par 15 000 docteurs en plus, wow, c’est presque trop beau pour être vrai….! 🙄
Un fruit magique, regarde donc ça!
On utilise souvent des stars pour faire la promotion des diètes.

Une meilleure version de moi-même?

À force de voir les publicités du mois de janvier et d’entendre les commentaires des gens qui embarquent dans toutes sortes de modes alimentaires ou de fitness durant cette période de l’année, tu as certainement fini par croire que c’est absolument nécessaire de profiter de janvier pour changer, devenir quelqu’un de mieux, de plus mince, plus sportif, qui mange sa p’tite salade le midi et qui ne foxe pas le cours de Pilates du mardi soir.

Sache que ce sont eux qui ont tort. Tu es très bien comme tu es et ne laisse personne te faire sentir autrement. Qui est parfait? Même si tu l’étais, tu serais plate, parce que la perfection, c’est fade. Une personne, ça vient avec des défauts, physiques et psychologiques. On prend des résolutions en début d’année pour améliorer certains de ces défauts, mais ça ne dure pas. Pourquoi? Parce qu’on est qui on est, on est comme on est et c’est bien difficile d’aller contre la nature. Chasse le naturel et il reviendra au galop. Oui, on peut changer en partie certains aspects de notre personnalité ou de notre physique, mais avec des efforts soutenus, à long terme, en étant réalistes et en comprenant qu’il y a toujours une partie du problème sur laquelle nous avons du contrôle et une autre sur laquelle on n’y peut absolument rien. C’est vrai pour le poids et c’est vrai pour bien d’autres choses. Ce n’est pas en modifiant complètement ta vie pendant 3-4 semaines que tu y arriveras, mais en changeant une MINIME petite chose à la fois, chose qu’on tente d’intégrer du mieux que l’on peut sur une longue période, on trébuchant plusieurs fois, mais en se relevant chaque fois. Une fois que cette minime petite chose semble finalement bien ancrée dans ta vie, à ce moment, tu peux en essayer une autre, et ainsi de suite. Dans tous les cas, il faut que ça reste agréable et il faut que ça reflète qui tu es vraiment parce que, si ce n’est pas le cas, ça ne sert à rien, tu perds ton temps qui est précieux. Une vie, on en a juste une.

D’ailleurs, la vie ne devrait pas être un constant combat entre toi et la bouffe ou l’activité physique, entre toi et la balance. Arrêtons de se la gâcher pour atteindre les standards de gens dont on se fout. La vie, ça devrait être toi, ton bien-être et celui des gens que tu aimes, point final. Les gens qui t’aiment t’aiment comme tu es, pas avec 20 livres en moins ou avec des abdos en plus. S’ils ont besoin de ça pour arriver à t’aimer, c’est que cet amour n’est pas sincère. Toi, t’aimes-tu? Commence par là, tu verras que le reste va suivre…

La façon dont on parle de son corps (ex. : toujours parler de ses défauts), de l’alimentation (ex. : je triche, je mange une poutine) ou de l’activité physique (ex. : je vais aller brûler les calories que j’ai mangées ce midi!) a énormément d’influence sur comment on se sent au quotidien et sur notre estime personnelle. C’est ton discours que tu dois changer, pas ta personne.

Pour 2020, je ne te souhaite pas une « nouvelle toi », je te souhaite une « toi » qui s’aime assez pour prendre soin d’elle comme elle le mérite.

Bonne année! 🙂

Pour une démarche d’atteinte du poids idéal saine et sans pression, visite la page de mon programme : https://lamauditenutritutrice.didacte.com/a/course/8194/description

*P.S. Si tu n’es pas prête, le programme existera toujours en mars, avril, mai, etc…ce n’est pas parce qu’on est en janvier qu’on doit se presser à entamer une nouvelle démarche, aussi saine soit-elle! Si tu te sens prête, alors bienvenue, sinon, prends le temps qu’il te faut!

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Perdre du poids : J’opte pour une nutritionniste, un coach en nutrition ou le nouveau régime à la mode?

Est-ce que les « coachs en nutrition » sont aussi bien formés que les nutritionnistes? Est-ce que les personnes qui vendent des régimes sont aptes à donner des recommandations en nutrition? C’est quoi, au juste, une nutritionniste? Une personne qui compte des calories et qui me force à manger du tofu? Vu passer sur les réseaux sociaux : « Je cherche une nutritionniste, mais une bonne là! », « J’ai déjà essayé de perdre du poids avec une nutritionniste, ça ne marche pas », « Les nutritionnistes, elles travaillent pour leur portefeuille », « Les recommandations des nutritionnistes sont basées sur l’astrologie et leurs partenariats avec les industries ». What the f… ! Je ne détiens pas la vérité absolue, mais je vais toujours bien t’expliquer ma vision de tout ça ?.

Avertissement…

Avant de commencer à lire cet article, je vais t’expliquer une chose vraiment importante. Je t’avertis, je vais vanter ma profession et la défendre avec tout mon cœur. Ça s’adonne que ma profession demande une formation universitaire. Comme c’est parfois un sujet sensible, je TIENS à préciser que je ne crois pas qu’il y ait de sous-métiers. J’ai grandi sur une ferme, mes parents sont les personnes les plus travaillantes que je connaisse et sont aussi celles que j’admire le plus dans le monde entier. Ils n’ont pas été à l’université pour exercer leur métier, ils ont été à l’école de la vie…mais pas celle d’aujourd’hui, celle qui demandait qu’on se lève avant le coq, qu’on travaille encore après le coucher soleil et où, entre les 2, on bûchait fort pour le bien de la famille et de l’entreprise. Vous savez, dans le temps où on était encore reconnaissants des agriculteurs qui nous nourrissent plutôt que d’être méprisants envers eux…

Bref, je ne crois pas que d’aller à l’université donne plus d’intelligence à quelqu’un, encore moins de valeur. Par contre, je crois aussi que le nombre d’heures d’études vouées à un domaine particulier, surtout quand le contenu étudié est appuyé par une majorité de scientifiques qui s’entendent sur la même affaire (en étant conscients que ce n’est pas parfait, qu’on ne connait encore rien de la vie, au fond, et qu’on n’arrêtera jamais d’être en mode apprentissages), ça, ça permet à une personne d’en connaître beaucoup plus dans un domaine et, par conséquent, d’être plus apte que d’autres à en parler et à conseiller les gens là-dessus. Il me semble que c’est logique.

Je trouve ça dommage que, quand j’essaie de défendre un point en nutrition et que quelqu’un doute de la véracité de ce que je dis, si j’ose dire « J’ai quand même étudié pendant 3 ans et demi dans le domaine…en plus de faire partie d’un Ordre professionnel et de faire de la formation continue depuis 11 ans », c’est clair que je me fais traiter de péteuse, condescendante, etc. Les personnes voient ça comme de la vantardise et une façon de rabaisser les autres. Ce n’est tellement pas le cas. C’est simplement qu’il me semble qu’en étant autant formée dans ce domaine particulier, ça fait de moi une spécialiste pas mal plus au courant qu’une autre personne qui, par exemple, a fait quelques heures d’une formation X en nutrition (formation qui n’a d’ailleurs pas été appuyée par un regroupement scientifique CRÉDIBLE), ou encore une personne qui se base simplement sur l’expérience vécue avec ses clients pour conseiller ses autres clients!

C’est quoi, une nutritionniste?

Nous ne sommes pas cuisinière, ni compteuses de calories. Pour être nutritionniste, au Québec, on doit avoir un baccalauréat de 3 ans et demi en nutrition, incluant des stages. On étudie, bien sûr, la science des aliments et des nutriments, la gestion du poids en long et en large, mais aussi la biologie, la biochimie, la psychologie (pas autant que les psychologues, bien sûr), la gestion et plusieurs autres choses.

Autrement dit, on est loin de se contenter de savoir « il y a combien de calories dans ça? » (en passant, la réponse est : « je ne le sais pas, je ne suis pas une calculatrice! »…bon je peux l’estimer, mais je ne connais pas par cœur le nombre de calories de chacun des aliments. Une bonne chose de réglée!).

Une fois le baccalauréat complété, ça ne s’arrête pas là. Pour avoir le droit de se dire « diététiste » ou « nutritionniste », on doit faire partie de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ), donc y cotiser annuellement et respecter ses règlements et son code de déontologie. Ça inclut, entre autres, de faire un minimum de 20 heures de formation continue par année. Si tu crois que l’argent qu’on donne à notre ordre professionnel sert à acheter qui que ce soit, détrompe-toi. Un ordre professionnel sert à protéger le public. Donc, notre cotisation annuelle sert à s’assurer que la population reçoive les meilleurs services de nutrition, entre autres en veillant à ce que les nutritionnistes soient non seulement formées adéquatement à partir des plus récentes données scientifiques reconnues, mais aussi qu’elles mettent constamment leurs connaissances à jour. Ne devient pas nutritionniste du jour au lendemain qui le souhaite. C’est d’ailleurs pour ça qu’on mord fort quand quelqu’un se prétend « nutritionniste » ou « diététiste » et ne l’est pas. On travaille fort et on paie le gros prix pour avoir ces titres, c’est donc très frustrant quand quelqu’un qui n’a ni fait les efforts, ni payé pour, usurpe notre titre durement gagné. Par contre, étant donné que les titres « diététiste » et « nutritionniste » sont protégés par la loi (on peut aussi dire « diététicienne », mais c’est un titre de moins en moins utilisé), il existe au moins un recours quand le titre est utilisé illégalement. Si jamais vous connaissez quelqu’un qui le fait, vous pouvez porter plainte ici :

https://opdq.org/wp-content/uploads/2019/09/Formulaire-de-denonciation-DEN02.pdf

Définition d’un ordre professionnel selon l’Office des professions du Québec : Un ordre professionnel est un organisme désigné par la loi et auquel l’État délègue le pouvoir d’encadrer l’accès et l’exercice d’une profession afin de garantir l’exécution compétente et intègre des activités à risque qui la caractérisent. Cet organisme est composé des membres de la profession et ils la dirigent grâce à un mécanisme électif. Sous réserve du droit de regard de l’Office des professions et du gouvernement, la profession établit ainsi ses propres règlements, voit à son autofinancement et s’autodiscipline1.

  1. Office des professions du Québec.| En ligne | : https://www.opq.gouv.qc.ca/ Novembre 2019.

Ce qui est le plus frustrant, c’est quand certaines personnes détournent la loi en jouant avec les mots, par exemple, en utilisant des termes comme « spécialiste en nutrition » ou « coach en nutrition ». Ce sont des termes carrément inventés. Malheureusement, ces personnes ont le droit d’utiliser ces titres, même s’il n’existe aucun regroupement crédible pour appuyer leurs recommandations ou leurs méthodes de travail. C’est la responsabilité du public d’être assez vigilant pour se tourner vers des professionnels reconnus. Je pourrais bien me nommer, demain matin, “coach en limage d’ongles d’orteils”. Puisqu’il n’existe pas de titre réservé par la loi, je pourrais donner n’importe quel conseil, charger le gros prix et faire la piastre avec ça tant et aussi longtemps qu’il y aurait des gens pour embarquer dans mon affaire. Why not? Ça me tente… ? Ark, ben non, trop dégueux, des orteils, haha!

Lu sur les réseaux sociaux : je te réponds

Bon, maintenant que tu sais un peu mieux quel est mon métier, je vais répondre aux commentaires louches que je vois passer sur les réseaux sociaux trop régulièrement.

  • « Je cherche une nutritionniste, mais une bonne là! ».

Puisqu’on fait partie d’un ordre professionnel, on a toutes la même formation. Même si les choses évoluent d’années en années, on est obligée de se tenir à jour. Donc, la nutritionniste Micheline de 50 ans détient pas mal les mêmes informations que la nutritionniste Alexandra de 22 ans qui vient de finir l’université. Micheline a plus d’expérience, oui, mais Alexandra a quand même fait plusieurs heures de stage pour être apte à exercer. C’est possible que ça clique plus avec une nutritionniste qu’une autre, mais il reste qu’une nutritionniste, ce n’est pas comme une coiffeuse dont les talents diffèrent d’une à l’autre. On est toutes formées et encadrées de la même façon,  la seule différence est qu’on n’exerce pas toutes dans le même domaine. Donc, elles sont toutes bonnes, les nutritionnistes, puisqu’elles ont toutes des comptes à rendre à leur ordre professionnel et, si elles ne respectent pas ses normes sévères, elles sont radiées et ne peuvent plus exercer.

  • « J’ai déjà essayé de perdre du poids avec une nutritionniste, ça ne marche pas »

La nutritionniste te conseille et te motive du mieux qu’elle le peut. La perte de poids n’est jamais quelque chose de linéaire et la nutritionniste ne tient entre ses mains ni ton comportement, ni tes gènes, ni tes démarches antérieures qui nuisent à ta capacité à perdre, ni rien d’autre qui influence ton poids. Jamais une nutritionniste ne mettra sur le dos d’un client/patient le fait qu’il soit incapable de perdre du poids ou qu’il en ait repris. Par contre, ce n’est pas plus de sa faute à elle. Au lieu de la pointer du doigt, as-tu réfléchi au fait que tu n’étais peut-être pas prêt à changer pour de bon? Est-ce que c’était le bon timing? As-tu persévéré dans ta démarche ou, au premier écart de conduite, tu as eu peur de la décevoir et tu n’es jamais retourné la voir? La gestion du poids implique une multitude de facteurs et de prétendre que c’est la nutritionniste qui est dans le tort si tu n’y parviens pas, c’est de se mettre ta tête dans le sable et refuser de voir quels sont les réels obstacles qui se cachent derrière tout ça.

Contrairement aux régimes populaires, la nutritionniste ne se contente pas de te donner une petite poudre magique et d’ensuite mettre l’entière responsabilité de ta perdre de poids uniquement sur toi. Puisqu’elle dépend beaucoup de ta propre motivation et que ce qu’elle te donne n’est pas tangible (des conseils, ça ne se touche pas, ce n’est pas concret), c’est facile de baisser les bras et de dire que tout est de sa faute.

  • « Les nutritionnistes, elles travaillent pour leur portefeuille »

Ici, je te réfère à ce que j’ai écrit plus haut. On fait partie d’un ordre professionnel, on ne peut pas dire et faire ce qu’on veut. Parfois, j’aurais le goût de me dire : « Aaaah pis de la shnout, moi aussi je vais vendre de la poudre de shake de perlimpinpin, je vais bien moins me casser la tête et faire de l’argent plus vite et plus facilement », mais je ne peux pas parce que c’est interdit par mon ordre et parce que je ne me sentirais pas honnête. Par contre, je ne te cacherai pas que, quand je me fais ramasser par un client qui refuse de comprendre la complexité de la perte de poids et qui met entièrement sur mon dos le fait qu’il ne perde pas ou pas assez de poids, ce qui heureusement, n’arrive que très rarement, j’aurais le goût de lui vendre une p’tite poudre magique et de lui dire : « Tiens, ne bois que ça pendant 1 mois, tu vas le perdre le poids que tu souhaites perdre! » (et intérieurement me dire : « Étouffe-toi donc avec et on se reverra dans 6 mois, quand tu auras tout repris et même plus… Évidemment, je ne me contente que de le penser! ?).

On veut quand même gagner notre vie, bien sûr, c’est notre métier, mais on le fait honnêtement.

  • « Les recommandations des nutritionnistes sont basées sur l’astrologie et leurs partenariats avec les industries »

En fait, c’est tellement stupide comme commentaire que je n’arrive même pas à comprendre comment le lien aurait pu se faire entre les nutritionnistes et l’astrologie. D’ailleurs, je ne suis même pas certaine d’où provient ce commentaire au juste. J’ai cru comprendre que ça venait de certains animateurs d’une radio de Québec. Pour avoir habité à Québec pendant mon baccalauréat, on n’a pas besoin de me nommer la station pour me douter d’où ça vient… La seule chose que je peux dire, c’est que vous, animateurs visés de la région de Québec, devriez visiter l’Université Laval pour mieux comprendre ce qui nous est enseigné…t’sais, ce n’est pas trop loin, ça ne vous demandera pas un gros effort. Après ça, on se rejasera d’astrologie…ou pas. Je n’ai même pas envie d’élaborer plus que ça sur le sujet, il faut que j’aille lire mon horoscope du jour, tu comprends. ?

Par contre, je peux comprendre que certaines personne se questionnent lorsque des nutritionnistes parlent d’un produit en particulier ou en soient le visage publicitaire, par exemple Isabelle Huot qui représente les pains St-Méthode. Je me suis moi-même souvent questionnée sur le côté « éthique » de la chose, mais après m’être informée sur le sujet, j’ai compris que c’était très acceptable. Il faut savoir que les nutritionnistes ne peuvent AUCUNEMENT faire en sorte d’induire les gens en erreur par rapport à un produit, de promouvoir quelque chose qui nous pousserait à croire qu’il s’agit d’un bon choix, alors que ce n’est pas le cas. Elles ne peuvent pas dire n’importe quoi non plus. Ce serait un peu compliqué de tout t’expliquer, mais tu n’as qu’à retenir qu’il y a certaines normes à respecter dans la façon de faire de la pub. Notre ordre professionnel veille, encore une fois, à protéger le public en effectuant une surveillance à ce niveau. Dans le cas d’Isabelle Huot, les pains St-Méthode dont elle est le visage sont de bons choix, donc c’est tout à fait légal. Si elle se mettait à faire des publicités pour les gâteaux Vachon, par exemple, je ne donnerais pas cher de sa carrière. Elle serait radiée de l’ordre et perdrait toute crédibilité à travers toute la profession et dans la communauté scientifique. C’est pour ça que, dis-toi que quand une nutritionniste accepte un contrat publicitaire avec une compagnie, c’est parce qu’elle ne doute pas du côté nutritif du produit, car elle pourrait perdre gros.

Isabelle Huot

Pourquoi les nutritionnistes n’auraient-elles pas le droit de faire la promotion de produits santé alors qu’il y a tellement de vedettes qui font de la pub pour des produits comme de la liqueur, des chips ou des boissons énergisantes? Je trouve que ça ramène un certain équilibre. Bien sûr, tant et aussi longtemps que le phénomène sera bien réglementé et encadré. Être payée pour parler des bienfaits des bleuets du Québec, par exemple? Pourquoi pas? Qu’est-ce qu’il y a de mal là-dedans? Peut-être qu’on va enfin réussir à convaincre les gens d’en manger plus souvent! On a le droit de vivre, nous aussi! La journée où je verrai une nutritionniste prêter son visage à un produit dont je doute de son côté nutritif, je serai la première à crier haut et fort à l’injustice et exiger qu’on retire cette pub et que la nutritionniste soit sévèrement punie!

Et si je veux faire un régime malgré tout?

Le plus drôle dans tout ça, c’est que les gens qui vendent des régimes, eux, font la promotion d’un produit qu’ils vendent eux-mêmes, donc on s’entend que l’argent va directement dans leurs poches s’ils réussissent à convaincre les gens de leurs vertus, mais on dirait que personne ne se questionne sur le côté éthique de tout ça. Ça, c’est comme, pas grave. On les croit sur paroles.

Le pire, c’est qu’on connait tous les conséquences des régimes amaigrissants, mais on dirait qu’on ne veut pas y croire. Ça pèterait notre balloune. Juste pour te faire un p’tit refresh, je t’en fais une liste non exhaustive ici :

  • Effet « yo-yo » des régimes draconiens : regain de poids et sentiment d’échec
  • Fonte musculaire et perte d’eau associées aux tissus perdus, entraînant une diminution du métabolisme de base et des dépenses énergétiques au repos
  • Risque de déshydratation, d’hypotension, de troubles de digestion (constipation, diarrhée), de perturbation hormonale, de perte de cheveux et de crampes musculaires
  • Risque de carences nutritionnelles en protéines, en lipides essentiels, en calories, en certaines vitamines et minéraux (en fer, en calcium, etc.)
  • Risque de maladies, telle l’anémie ou l’ostéoporose
  • Risque de déséquilibre électrolytique, d’arythmie et d’arrêt cardiaque lié à un régime hypocalorique sévère
  • Risque de gain de poids associé aux tentatives répétées de perte de poids
  • Développement d’une relation malsaine avec la nourriture et avec le corps
  • Perte de contact avec les signaux de faim et de satiété
  • Fatigue intense, mal de tête, difficulté à se concentrer et diminution de la productivité
  • Diminution de l’estime de soi, insatisfaction corporelle, sentiment d’échec et de culpabilité
  • Préoccupation excessive à l’égard du poids, ou encore développement de troubles alimentaires (anorexie, boulimie, hyperphagie, etc.)

2. Association pour la santé publique du Québec. | En ligne | : http://www.aspq.org/uploads/pdf/565cac833208fappel-a-l-action_2015-11-30.pdf Novembre 2019.  

Si jamais tu doutes de ce que je te dis, parce que je suis moi-même nutritionniste, donc c’est évident que je vais défendre ma profession et non les régimes populaires, voici un document assez convaincant de l’Association pour la santé publique du Québec : http://www.aspq.org/uploads/pdf/565cac833208fappel-a-l-action_2015-11-30.pdf

Malgré tout ça, si tu choisis un régime ou un coach en nutrition, tu as le droit. Tant que tu le fais en connaissance de cause. Rendu là, tu es assez grand pour prendre tes propres décisions. J’aurai au moins défendu mon point et démystifié certains aspects de ma profession!

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3 promesses de politiciens des régimes amaigrissants

Levez la main si vous voulez perdre du poids! Je ne connais pas beaucoup de personnes qui ne lèveraient pas la main, malheureusement. Notre société entière est bâtie sur l’apparence et, selon ses critères irréalistes, on devrait tous avoir un ventre plat, des abdominaux découpés et des fesses dures et rebondies. Bien oui, on a tous 8 heures par jour à passer dans un gym et on adore s’affamer, se priver d’un des plus grand plaisir de la vie : la bonne bouffe! C’est connu, voyons! ? Bien non, évidemment, ce n’est pas la réalité de la majorité d’entre nous, mais on fait comme si, en rêvant d’avoir les silhouettes qu’on voit passer sur les réseaux sociaux et dans les magazines. C’est donc facile de miser là-dessus pour faire dépenser les gens. Sortir mon portefeuille pour avoir LE corps dont j’ai toujours rêvé? Ben KIN! Dis-moi ce que je dois faire et je te donnerai le montant que tu veux! Ce n’est pas pour rien qu’une nouvelle solution miracle apparaît à tous les cycles de 2-3 ans. Une fois qu’on se rend compte que LA solution n’en était pas plus une que les cent autres d’avant, ça prend une nouvelle solution et la roue tourne à l’infini. Et si je te disais STOP. Arrête ça maintenant. Serais-tu prêt à entendre la vérité telle qu’est l’est?

Les régimes amaigrissants vous font de fausses promesses depuis la nuit des temps. Et, depuis la nuit des temps, on les croit. Quoi de mieux que des témoignages de gens qui ont perdu beaucoup de poids pour convaincre d’autres gens qu’ils vont y arriver aussi? Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il y a un envers du décor à ces témoignages, qu’on ne connait pas l’entièreté de la situation de la personne et SURTOUT, qu’on sait peut-être combien de livres elle a perdu en combien de temps, mais qu’on ne sait pas combien de temps elle gardera ce poids-là…ça c’est habituellement le bout où on ferme les yeux en s’imaginant que ce sera facile une fois rendu là. Faux. C’est là que le vrai travail commence. Perso, je me fous du nombre de livres perdues, ce que je veux savoir, c’est combien de temps la personne gardera le poids souhaité.

Voici 3 promesses que les régimes vous font souvent, mais qui sont impossibles à tenir :

  1. Tu perdras X livres.

Ok. Tu ne me connais pas, tu ne sais rien sur moi, sur mon poids actuel, mon histoire pondérale, mes tentatives antérieures de perte de poids, ma génétique, mes habitudes de vie, mes problèmes de santé, mon lien avec mon corps, etc. et tu prétends pouvoir me dire que je vais perdre, par exemple, 20 livres en 3 semaines. T’es qui? Dieu?

Sérieusement, quand on te promet que tu vas perdre du poids, on te ment. C’est possible qu’une méthode fonctionne avec quelqu’un, mais pas avec quelqu’un d’autre. On est tous différent et on vient tous avec des éléments qui facilitent ou compliquent la perte de poids. C’est sûr que, en théorie, quand il y a un déficit en calories sur plusieurs journées consécutives (plus de calories dépensées que de calories consommées), on devrait perdre du poids. En pratique, ce qui arrive souvent lors d’une importante restriction en calories, c’est que ton corps se met à te bouder (je dis bouder parce que c’est contraire à ce que tu veux mais, en réalité, il essaie juste de te protéger…ou plutôt de se protéger de toi-même). Que fait-il alors? Il dépense moins pour faire plus, c’est-à-dire que ton métabolisme diminue. Ce n’est pas pour rien que l’humain a survécu durant toutes ces années et dans des conditions parfois très difficiles. Il est intelligent. Ça se peut fort bien qu’il le soit assez pour te donner plus faim que d’habitude…et plus encore, te donner faim pour des aliments qui remplissent vite sans que ce soit trop compliqué, genre de la crème glacée, des chips et du chocolat. Si, par-dessus le marché, ton niveau de stress est augmenté parce que la foutue balance ne te donne pas les résultats escomptés, allo la sécrétion de cortisol (hormone qui augmente la faim).

Résultats :

Découragement + baisse de l’estime de soi = retour aux vieilles habitudes

Retour aux vieilles habitudes + métabolisme diminué = prise de poids

Prise de pois = Je me trouve encore plus poche et je me sens encore moins capable.

Ce n’est pas garanti que ça arrivera, mais ça arrive souvent et pourtant, je n’ai jamais entendu aucun régime prévenir qui que ce soit que c’est quelque chose qui peut et qui risque d’arriver.

2. La perte de poids se fera sans effort.

Ah oui?! Je croyais que de perdre du poids, ça demandait du temps, de la patience, de la persévérance et surtout, un travail de longue haleine pour :

  • Intégrer l’activité physique dans mon quotidien
  • Gérer mon horaire et trouver du temps et de l’inspiration pour cuisiner plus
  • Comprendre quels sont les facteurs sur lesquels j’ai du pouvoir versus ceux sur lesquels je n’y peux rien
  • Mieux reconnaître mes signaux internes de faim et de satiété et apprendre à leur faire confiance
  • Apprendre à mieux apprécier mon corps et comprendre quel impact le lien que j’ai avec mon image corporelle peut avoir sur ma capacité à perdre du poids
  • Développer un meilleur lien avec TOUS les aliments
  • Etc…

Je dois m’être trompée alors…

Bien non, voyons, je ne me trompe jamais! Hahaha! Blague à part, perdre du poids, c’est long, c’est tough, mais ça se peut, tant et aussi longtemps que tu es vraiment conscient dans quoi tu t’embarques! Ce n’est pas pour rien que la majorité finit par baisser les bras. Les gens s’imaginent que ce sera rapide et facile, que c’est juste un coup à donner avant le voyage à Cuba où tu as prévu mettre ton nouveau bikini! Tu peux peut-être parvenir à te fins en donnant tout ce que tu as avant Cuba, mais watch out en revenant les amis ?!

Ah et…si jamais on te dit que tu peux perdre du poids sans faire d’activité physique, de un, ta diète va être sévère sur un méchant temps et, de 2, il y a peu de chances que tu gardes ton poids à long terme. Il FAUT bouger, point.

Heyyy que chu méchante!!!

3. Tu as absolument besoin d’une poudre ou d’un shake pour perdre du poids.

Ça tombe bien, j’en vends! Bien non, pas moi, lui là, celui qui te dit que tu en as besoin! Quoi que, si j’étais plus intelligente, je flairerais la bonne affaire aussi et je me mettrais à faire la piasse avec des coc-ke-tails miracles, mais je ne le suis pas. Bon, c’est peut-être aussi un peu parce que mon Ordre professionnel me radierait sur-le-champ…peut-être aussi parce que je n’y crois pas pentoute. Pour vrai, je pourrais t’inventer absolument n’importe quel produit et te dire que c’est miraculeux pour la perte de poids. Disons que je me sens inspirée, je te fais ça live :

  • 1 tasse de radis (20 calories)
  • 1 tasse de chou vert frisé (35 calories)
  • ½ concombre (24 calories)
  • 45g de poudre de protéines de soya (175 calories)
  • Jus de 2 citrons pressés (20 calories)

Total : 274 calories.

(Juge pas, j’ai pas dit que c’était obligé d’être bon mon affaire! :P)

Source : Fichier canadien sur les éléments nutritifs. https://aliments-nutrition.canada.ca/cnf-fce/index-fra.jsp Octobre 2019.

Il me reste juste à bourrer ça de vitamines pour que ça ait l’air complet et santé, passer ça au mélangeur, tu prends ça 2 fois par jour avec un souper léger et BAMM, je viens de te faire LA boisson qui va te faire ressembler à Jennifer Lopez!

La nouvelle toi après avoir bu mon shake! ?

On s’entend que c’est n’importe quoi. J’ai juste pris des ingrédients qui avaient l’air santé, je les ai mis ensemble pour faire un shake avec peu de calories, mais pas mal de protéines pour avoir un minimum d’effet rassasiant. C’est quand même nettement insuffisant pour remplacer un repas. En plus, ce n’est pas seulement la satisfaction de l’estomac qui compte après un repas, mais la satisfaction que nos yeux et nos papilles gustatives ont eu. Il faut que ce soit bon et qu’on ait l’impression qu’on en a eu pour notre argent pour ne pas avoir faim ou avoir envie de manger autre chose peu de temps après.

Certains régimes font à peu près n’importe quoi juste pour arriver à un déficit en calories dans une journée. Ça peut être un régime de soupe, de jus, d’un fruit ou d’un légume…ça a même été jusqu’au régime du petit pois. Rendu là, je vais te donner le meilleur régime au monde : ne mange rien. Tu vas voir, c’est full efficace!

Ben non, ça ne marche pas comme Pac-Man ?

Aucun aliment ne brûle de graisses ou ne fait perdre du poids. C’est un déficit en calories sur une certaine période de temps qui réussit à le faire, point final (et on a même vu en début d’article que c’est encore plus compliqué que ça!). Je te garantis que ce ne sont pas des enzymes contenus dans le citron qui viendront manger tes graisses.

C’est quoi, alors, la recette miracle?

Si ça existait, on le saurait! (? presque copyright Normand Brathwaite et Réno Dépôt dans les années 2000). Il n’y a pas une seule recette, il y en a plusieurs et chacune contient des tonnes d’ingrédients. C’est complexe, la gestion du poids. On a tellement de fausses croyances qui font en sorte qu’on n’arrive pas, en tant que société, à accepter qu’on ne façonne pas notre corps comme on le veut, qu’on prend presque inévitablement du poids en vieillissant, que la cuisine, c’est la base d’une saine alimentation et d’un poids santé, que l’activité physique, ça devrait faire partie de notre quotidien, que l’acceptation de soi, c’est la première étape d’une démarche de perte de poids, que des bons et des mauvais aliments, ça n’existe pas, bref, que le juste milieu, l’équilibre, c’est ÇA la clé.

Si jamais tu as été interpellée par ce texte, sache que j’ai élaboré un programme complet en ligne concernant la gestion du poids qui s’appelle « Poids idéal : Mode d’emploi ». Il ne s’agit pas d’une solution miracle, car j’ai déjà dit qu’elle n’existe pas. Par contre, c’est un programme dont je suis très fière et qui a pour but d’aider les gens qui sont aux prises avec le fameux syndrome du yo-yo, soit la perte et reprise de poids en continu, ceux qui ont une estime de soi qui a été malmenée par des régimes à répétition et qui ont développé un lien difficile avec les aliments et SURTOUT, ceux qui en ont assez de tout ça et qui ont envie de changer pour le mieux. Si ça t’intéresse, clique ICI!

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Confusion et contradictions dans le monde de la nutrition : le problème d’une société qui croit tout savoir

Je le dis souvent, en nutrition, il n’y a rien de tout noir ou tout blanc, tout est toujours gris. C’est ce qui fait en sorte qu’un jour, vous entendez une affaire et, le lendemain, vous entendez autre chose. En réalité, les vraies recommandations en nutrition ne changent que très peu, mais les informations contradictoires et les “monsieur/madame connait-tout”, eux, pleuvent tous les jours dans les médias et les réseaux sociaux.

On en a eu un exemple dernièrement avec la viande. Le nouveau guide alimentaire canadien recommande de manger plus souvent des aliments d’origine végétale, l’Organisation mondiale de la santé a classé la viande rouge comme étant “probablement cancérogène” et les viandes transformées (charcuteries, saucisses, jambon, etc.)1 comme étant “cancérogène” et BAMM! Coup de théâtre! Les médias québécois publient un résumé de la conclusion d’une méta-analyse* qui dit que, finalement, manger de la viande ne serait pas SI nocif pour la santé. Résultat : on a les “anti-viande” qui s’insurgent, les “pro-viande” qui se vantent: « je vous l’avais dit qu’ils exagéraient tout le temps et que j’avais raison » et les éternels sceptiques qui se disent que: “de toute façon, on se fait manipuler par des industries qui nous bullshitent constamment avec leurs études de merde faites par des menteurs capitalistes!”.

*En termes simples, une méta-analyse est une synthèse des résultats de plusieurs études. Puisque chaque étude a ses forces et ses faiblesses et n’arrive pas nécessairement aux mêmes résultats qu’une autre, on analyse la méthodologie (façon de procéder) de chacune et on compile tous les résultats pour arriver à en faire ressortir les grandes lignes.

Pourtant, dans ce cas, comme dans presque TOUS les autres cas concernant la nutrition, le problème se trouve dans la façon d’expliquer les choses et dans l’interprétation qu’on en fait. Si, même à Occupation Double, une histoire banale peut devenir le plus grand drame de l’humanité (selon eux :P), imaginez quand il est question de la santé de la population. Oupélaye! Un a compris la chose d’une telle façon, l’autre l’a comprise d’une autre façon. Et ça, c’est beaucoup influencé par le messager. Pourquoi pensez-vous que je me tue à essayer d’expliquer aux gens qu’il n’y a que les nutritionnistes qui sont aptes à parler de nutrition? Pour mon cash, direz-vous? J’aimerais bien que ce soit le cas mais, en attendant, je continue de faire de la suppléance au secondaire pour payer mes comptes…Bien non, ce n’est pas pour mon portefeuille, c’est pour faire en sorte que les gens soient éduqués adéquatement en nutrition. Si on tourne les coins ronds dans ce domaine-là, on perd les gens complètement. Ça prend des professionnels pour en parler, des gens qui ont étudié pendant plusieurs  années dans le domaine (avec une formation crédible, s.v.p., parce que, encore là, des formations prises dans une boîte de Cracker Jack dans ce domaine, ça se multiplie presqu’aussi vite que les scandales de Donald Trump), des gens qui sont aussi surveillés par un ordre professionnel pour faire en sorte qu’ils ne disent pas n’importe quoi. C’est ça, une nutritionniste. Souvent, les gens nous prennent pour des cuisinières ou des compteuses de calories (attention, j’ai beaucoup de respect pour les cuisiniers, c’est un métier fantastique mais, ce n’est pas le nôtre). Nous ne sommes rien de tout ça, nous sommes des professionnelles de la santé qui utilisent la nutrition pour aider les gens à se sentir bien et être en santé. Nous sommes celles qui avons la responsabilité de dénoncer les faussetés qui circulent un peu partout pour faire en sorte que l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, la piètre estime de soi, les relations difficiles avec les aliments, tout ça, ce soit chose du passé. C’est pour ça qu’on se bat avec tant de ferveur!

La faute aux médias? Pas certaine!

Il faut savoir que, quand les médias reçoivent les conclusions d’une étude, ils ne font que les publier en dressant le portrait le plus représentatif que possible de ce qu’on leur a envoyé (du moins, pour ceux qui ont à coeur le professionnalisme). Ce n’est pas leur job d’analyser l’étude, c’est leur job de publier les résultats, point final. L’étude a été faite de quelle manière, est-ce que les conclusions sont justes ou un peu bâclées, qui a financé l’étude? Ce n’est pas à eux de voir à ça, ce ne sont pas des scientifiques. Leur travail, c’est de partager l’information. Sans ça, on ne pourrait pas avoir un large portrait de tout ce qui existe comme études dans un domaine. Donc, ils n’ont pas à filtrer ce qui doit être publié de ce qui ne doit pas être publié, ce serait de bafouer le droit à l’accès à l’information de la population.

Le problème, c’est que les gens prennent tout pour du cash et oublient souvent leur sens critique. On part en peur dans un sens ou dans l’autre sans trop se questionner sur la valeur de ce qu’on vient de lire.

C’est là que l’importance d’un professionnel prend tout son sens. Au lieu de tirer des conclusions hâtives à partir d’un article que vous venez de lire dans un média, pourquoi ne pas attendre d’avoir l’opinion d’une nutritionniste qui ne tardera certainement pas à venir, gratuitement en plus, car nous sommes plusieurs dans le domaine des communications. C’est vrai en nutrition, mais c’est aussi vrai pour chacun des domaines. Si, par exemple, les conclusions d’une étude en lien avec un médicament est publiée, attendez d’avoir l’opinion d’un pharmacien avant de partir sur une balloune, si c’est en lien avec un nouveau moteur révolutionnaire, attendez l’avis d’un mécanicien, etc. C’est dans la nuance des propos qu’on est capable de se faire le portrait réel d’une situation et les seules personnes capables de suffisamment nuancer leurs propos sont celles qui sont spécialistes du domaine.

Donc, la viande, c’est bon ou pas?

Pour vous faire la preuve de ce que je viens de vous dire, je vais revenir à mon exemple sur la viande. Donc, tout le monde panique, c’est tu bon, c’est tu pas bon, on capote. Pour ceux et celles qui n’étaient pas sur la même planète au moment où ça s’est passé, je vous fais un récapitulatif de la chose : Dans la revue Annals of Internal Medicine de l’American College of Physicians, on a publié les résultats d’une méta-analyse (vous savez maintenant ce que c’est) qui conclue que, finalement, le risque potentiel à manger de la viande rouge et des viandes transformées serait faible et que les preuves présentées jusqu’à présent sont incertaines. En fait, on dit que de « réduire la consommation de viande rouge de trois portions par semaine pourrait abaisser la mortalité par cancer de sept morts pour mille personnes, ce que les chercheurs considèrent comme une baisse modeste »2 et on va même jusqu’à conseiller aux gens de « continuer leur consommation actuelle de viande rouge», c’est-à-dire une moyenne de trois à quatre portions par semaine en Amérique du Nord et en Europe » 2 .

Oufff, ok. Par où commencer pour être sûre d’être bien comprise?

Il faut d’abord comprendre que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Santé Canada n’ont JAMAIS recommandé d’arrêter de manger de la viande. Ce sont seulement les gens qui sont partis en peur quand on a commencé à parler du sujet (voir mon article là-dessus ICI), surtout à la sortie du nouveau guide alimentaire canadien. Si on avait respiré par le nez et pris le temps de bien comprendre le message envoyé par l’OMS, on aurait vu que ça en était un très tempéré. Je vais essayer d’en résumé quelques lignes en vulgarisant le tout :

  • La classification de la viande rouge comme étant « probablement cancérogène » est fondée sur des « indications limitées »1, ce qui signifie que oui, il y a une association entre la consommation de viande rouge et le cancer colorectal, mais qu’on ne peut exclure le fait qu’il est possible ces observations soient expliquées par d’autres facteurs que la consommation de viande rouge. Je vous donne un exemple concret (fictif) d’un facteur qui aurait pu influencer les résultats (mais qui n’a pas été évalué) : Est-ce qu’on retrouve plus de fumeurs parmi les consommateurs de viandes rouges? Si tel était le cas, est-ce que ce serait alors vraiment la viande rouge qui serait en cause ou la cigarette? Attention, ceci n’est qu’un exemple fictif pour vous aider à comprendre!
  • Concernant maintenant la classification des viandes transformées comme étant cancérogène, selon  le Dr Kurt Straif, Chef du Programme des Monographies du Centre international de Recherche sur le Cancer (qui est le groupe de travail sur lequel s’est basé l’OMS pour tirer ses conclusions concernant la consommation de viandes rouges et de viandes transformées), : «Pour un individu, le risque de développer un cancer colorectal en raison de sa consommation de viande transformée reste faible, mais ce risque augmente avec la quantité de viande consommée»1. Donc, quand les chercheurs de l’étude publiée dans l’Annals of Internal Medicine disent que le risque demeure faible, ça ne contredit aucunement les conclusions de l’OMS, contrairement à ce que disent actuellement les gens sur les réseaux sociaux. (Et si le risque est faible pour les viandes transformées classifiées “cancérogènes”, il l’est aussi pour les viandes rouges classifiées “probablement cancérogènes”).
  • Autre point important, en lien avec le point précédent, c’est qu’autant pour les viandes rouges que pour les viandes transformées, les recommandations faites par l’OMS concernent la population mondiale dans son ensemble et non un seul individu. C’est peut-être difficile à comprendre mais, ce que ça veut dire, c’est que, si on regarde le risque individuellement, il peut sembler très faible, mais si on multiplie ce risque à toute la population mondiale, il devient important, surtout que la consommation de viandes rouges et de viandes transformées est assez importante. De cette façon, l’impact mondial de consommation de ces viandes sur les risques de développement d’un cancer devient assez significatif pour avoir une importance de santé publique et, par conséquent, l’OMS avait la responsabilité d’établir des recommandations pour le bien-être de la population. 
  • Ce que les médias n’ont pas publié, c’est aussi le fait que l’OMS a précisé que la viande rouge avait aussi une valeur nutritive, qu’elle avait des bénéfices reconnus pour la santé et que chacun des régimes, végétarien ou carnivore, avaient ses avantages et ses inconvénients et que c’était difficile de tirer une conclusion sur lequel était réellement meilleur pour la santé. L’organisme a aussi précisé que c’était important pour les gouvernements et les organismes de réglementation « de mener des évaluations du risque, et de trouver un équilibre entre les risques et les avantages de la consommation de viande rouge et de viande transformée, et de formuler les meilleures recommandations alimentaires possibles» 1. Donc, finalement, il n’a jamais été question de bannir la viande, simplement de trouver le juste équilibre dans un monde où on a tendance à en manger trop, trop souvent.

En français, s.v.p.?!

Ce qu’on peut conclure de ça, c’est qu’en bout de ligne, les conclusions de l’OMS et des chercheurs de l’étude publiée dans l’Annals of Internal Medicine ne sont pas SI différentes. C’est leur INTERPRÉTATION de la chose qui est différente. D’un côté, on a un organisme qui préfère être plus modéré avec des recommandations un peu plus strictes, mais préventives et, de l’autre, on a des chercheurs qui se disent « ouin, pour le risque que ça amène, on capote un peu avec ça ». Ça dépend de comment on voit la chose. C’est sûr que, en sachant que « chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement accroît le risque de cancer colorectal de 18% »1 (par rapport à quelqu’un qui n’en a pas consommé), on peut avoir 2 groupes d’idées : soit de se dire : « caline, 18% plus de risques, ce n’est pas tant que ça, mais si je tombe dans ce 18% là, je vais quand même avoir un cancer, donc je préfère être prudent », ou encore de se dire : « 18%, franchement, on ne virera pas fou…si on se met à calculer tous les risques qu’on a de développer un cancer pour une chose ou une autre, on va s’arrêter de vivre! ». Vous voyez comment l’interprétation change tout?

Je vous donne d’autres statistiques pour vous faire une meilleure idée encore. Selon les estimations les plus récentes du Global Burden of Disease Project (fardeau mondial de la maladie), « 34 000 décès par cancer par an environ dans le monde sont imputables à une alimentation riche en viandes transformées »1. Si on regarde pour l’alcool, on monte à 600 000 et pour le tabac, 1 million1.  Encore une fois, une personne peut être dans le clan du « 34 000 sur la population mondiale entière?! C’est rien! Comparé à la cigarette, c’est une peanut! » ou encore « ouin, 34 000, vaut mieux mettre les chances de notre côté pour éviter de se retrouver parmi ce 34 000 puisque personne n’est intouchable ».

Ouff, c’était long ton explication!!!

Vous voyez comme cet exemple a été long et plutôt complexe à vous expliquer? Si vous êtes un peu perdu, c’est normal. Imaginez quand la personne qui vous explique le problème ne maîtrise pas le dossier et n’est pas un professionnel du domaine! En plus, il faut que le lecteur ait pris le temps de bien lire le texte pour bien le comprendre. S’il l’a fait rapidement, il est possible qu’il en manque des bouts et en tire une mauvaise conclusion. Même en l’ayant fait correctement, ses propres connaissances antérieures peuvent aussi faire en sorte qu’il conclue quelque chose qui n’est pas tout à fait représentatif de la réalité. Peut-être que ma façon d’expliquer la situation n’était pas adéquate pour ce lecteur, ou encore, peut-être que ses convictions profondes l’empêchent d’être objectif en lisant ce texte, donc qu’il en conclura bien ce qu’il voudra en conclure.

En plus, pour accepter l’information que je suis en train de vous donner, il faut aussi accepter qu’on ne sait pas tout et qu’on a besoin de spécialistes pour nous aider à mieux comprendre, chose qui est difficile de nos jours. Avec les réseaux sociaux, tout le monde est devenu spécialiste en tout et gare à ceux qui essaient de les instruire… « hey, j’suis pas cave, j’ai lu sur le sujet! ». Oui mais, t’as lu quoi? De qui? C’est normal de ne pas tout savoir et c’est normal que chacun ait sa spécialité, il faut juste accepter qu’on a tous nos limites. Même Einstein avait besoin des autres pour l’aider dans d’autres domaines que la physique (et même en physique!). Ce qui fait d’une personne quelqu’un d’instruit vient justement du fait qu’il est conscient qu’il ne sait pas tout, que d’autres en savent plus sur certains domaines et qu’il a tout avantage à apprendre d’eux.

Il faut aussi être conscient que, même en tant que professionnel, c’est difficile de bien expliquer les choses parce qu’on est souvent limité dans le temps. Les nutritionnistes qui sont invitées dans des émissions ont des chroniques de peut-être…5 minutes? Celles qui écrivent des textes dans les journaux sont limitées dans leur nombre de mots. J’ai la chance d’avoir un blogue et de pouvoir écrire des textes de la longueur que je veux, ce qui me permet d’expliquer mon idée en long et en large pour essayer, le plus possible, d’éviter la confusion, mais ça fait aussi en sorte que certains arrêtent de lire en plein milieu du texte parce qu’ils avaient autre chose à faire et c’est la vie! Autrement dit, d’une manière ou d’une autre, même nos propres messages peuvent sembler contradictoires parfois, car puisque rien n’est noir ou blanc, si on manque de temps pour bien expliquer notre idée, on risque fortement d’être mal comprise.

Morale de l’histoire

Ce que je veux que vous reteniez, c’est que, bien qu’il semble y avoir énormément de contradictions en nutrition, souvent, les messages qui sont véhiculés ne sont pas si différents quand on prend le temps de bien les comprendre. À condition, bien sûr, de se fier à des informations CRÉDIBLES et ça, c’est bien l’un des plus grands défis de l’ère actuelle : séparer le vrai du faux!

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Sources :

  1. Organisation mondiale de la santé. | En ligne | : https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/cancer-red-meat/fr/ Page consultée en octobre 2019.
  2. Le Soleil. | En ligne | : https://www.lesoleil.com/actualite/sante/on-nest-finalement-pas-sur-que-la-viande-rouge-soit-mauvaise-pour-la-sante-bdfb6ea1e78b38f7a66ecc50d174ecc1 Page consultée en octobre 2019.
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Est-ce qu’une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours?

Il est arrivé! Le moment de l’année où les filles amènent leur chum cueillir des pommes dans les magnifiques vergers québécois pour prendre plein de photos qu’elles pourront ensuite partager sur Instagram! Haha! Est-ce que ça vaut la peine d’y aller encore une fois cette année? Mets-en! Premièrement, parce que c’est le fun de découvrir nos différents vergers de chez nous et, deuxièmement, parce que ça permet de se faire une bonne réserve d’un fruit qui est non seulement excellent au goût, mais aussi excellent pour la santé! Pis…t’sais, il faut bien que tu mettes ton album photos à jour!

Qu’est-ce que ça contient, une pomme?

Une pomme du Québec de grosseur moyenne avec la pelure contient, en moyenne, 86% d’eau et seulement que 70 calories1. À titre d’exemple, une barre tendre contient entre 110 et 150 calories.

Fibres

La pomme est riche en fibres, elle en contient 3g par portion. L’une des sortes de fibres qu’on retrouve dans la pomme est la pectine. C’est une fibre soluble. C’est quoi ça? D’abord, il faut savoir que les fibres, c’est la partie des végétaux que notre corps ne digère pas et n’absorbe pas. Ça vient remplir notre estomac, mais ça passe tout droit et ça finit dans la toilette (hey oui, je parle de caca ?!). Il existe différentes sortes de fibres. Dans le cas des fibres solubles, comme la pectine contenue dans la pomme, elles ont pour effet de diminuer l’absorption de cholestérol et certaines graisses alimentaires en les emprisonnant, comme une éponge. Elles contribuent donc à une meilleure santé cardiovasculaire. En plus, puisqu’elles forment un genre de gel dans notre estomac, les fibres solubles permettent de ralentir l’absorption des glucides (sucres). Plus le sucre reste longtemps dans notre estomac et entre lentement dans notre sang, plus on se sent rassasié longtemps et plus ça laisse du temps à notre corps de bien le gérer quand il arrive. C’est bon pour tout le monde, mais ce l’est encore plus pour les personnes diabétiques! On laisse un peu plus de temps à leur corps pour s’adapter à l’arrivée des sucres.

Fait cocasse :

J’ai déjà entendu que la pelure des pommes qu’on mange entrait dans nos artères et venait nettoyer les résidus de gras qui s’y étaient accumulés avec les années. C’est le genre d’histoire qui me fait sourire! En fait, si la pelure pouvait vraiment entrer dans nos artères, on serait tous morts après avoir mangé une pomme! Elle aurait certainement fini par boucher nos mini vaisseaux sanguins qui se trouvent dans notre cerveau ou notre cœur! Heureusement, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne! Ce qui réussit à passer au travers la barrière très étanche de nos artères sont de minuscules particules comme le glucose issu de la digestion des sucres ou encore les acides aminés issus de la digestion des protéines. La plus grande partie de la pelure de pomme est composée de fibres, donc n’est ni digérée, ni absorbée par notre corps et finit donc par se retrouver dans la toilette (hey oui, je parle encore de caca!).

Ce qui est bien de cette croyance loufoque, c’est que les gens ont compris que de consommer des pommes (qui contiennent de la pectine, donc des fibres solubles qui sont des p’tites éponges à cholestérol) aidait à avoir une meilleure santé cardiovasculaire. C’est juste l’explication qui reste à travailler, haha!

Antioxydants

La pelure de la pomme contient un antioxydant qui s’appelle la quercétine. Tu as sûrement déjà entendu parler d’antioxydants, par exemple dans des publicités de crèmes anti-âge. C’est quoi le lien entre une pomme et de la crème anti-âge? En fait, c’est qu’en vieillissant, nos cellules s’endommagent petit à petit. C’est ça, la vie. ?‍♀️ Que ce soit les cellules qui forment la peau de ton visage ou celles qui forment ton cœur, elles subissent les effets du temps. Les dommages faits aux cellules de ton visage ont peu d’impacts (sauf quand tu te regardes dans le miroir et que tu découvres des petites pattes d’oie), mais ceux faits à d’autres cellules de ton corps peuvent causer des maladies à long terme, comme des maladies cardiovasculaires, le diabète ou certains cancers. Les antioxydants comme ceux qu’on retrouve dans la pelure des pommes servent à prévenir ces dommages, en partie, évidemment….un peu comme la crème anti-âge finalement! Elle prévient en partie, mais n’empêche pas le vieillissement. La quercétine (l’antioxydant contenu dans la pelure de pomme) a aussi des propriétés anti-inflammatoires, ce qui aide aussi à avoir une meilleure santé cardiovasculaire. Tu as sûrement compris que, si tu enlèves  la pelure, en plus de diminuer la quantité de fibres (2g plutôt que 3g), tu ne bénéficieras pas des avantages de la quercétine.

Fack, ça éloigne le médecin ou pas?

Malgré tout ça, non, une pomme par jour n’éloigne pas le médecin pour toujours. C’est simple, ce sont TOUS les fruits et légumes qui sont riches en fibres et qui contiennent des antioxydants. C’est en consommant une VARIÉTÉ de tous les fruits et légumes qu’on bénéficiera le plus des avantages qu’ils apportent au niveau de la santé. Le guide alimentaire canadien recommande d’en remplir la moitié de notre assiette à chaque repas, ce n’est pas pour rien! Ce n’est pas 1 portion de fruit qui fera la différence, mais plusieurs portions de fruits et légumes par jour (5 à 10 selon l’âge et le sexe).

Pour en avoir le cœur net, il y a des chercheurs américains qui ont quand même fait une étude pour tester l’adage! Il faut croire qu’ils avaient du temps à perdre ou qu’ils tenaient vraiment à avoir raison quand venait le temps d’obstiner mononcle Roger dans le temps des Fêtes! Conclusion? Pouet pouet, les gens qui mangent une pomme par jour vont voir leur médecin aussi souvent que les autres2….et ont une alimentation assez platonique quant à moi! Par contre, l’étude dit aussi que ces personnes prendraient moins de médicaments prescrits par leur médecin que les autres. Encore là, on parle d’une seule étude dont je ne connais pas les détails, donc c’est quand même à prendre avec des pincettes! Un lien qui serait pas mal plus logique à faire, c’est que les gens qui mangent une pomme par jour mangent probablement beaucoup de légumes et fruits en général et ça, ça contribue certainement à prendre moins de médicaments et être en meilleure santé!

Cire et pesticides

Tu as sûrement remarqué qu’on retrouve une mince couche de cire sur les pommes qui n’ont pas été lavées. Cette cire n’est pas toxique. Elle sert à éviter que les pommes ne se déshydratent, à prolonger leur durée de vie et à avoir une meilleure texture. Elle est comestible, mais il vaut quand même mieux bien laver sa pomme avant de la consommer. Si jamais tu as des allergies importantes, assure-toi que cette cire ne contienne pas l’allergène qui te cause problème.

Quand il est question de fruits, incluant les pommes,  les gens sont souvent inquiets des pesticides qu’ils peuvent contenir. Chaque année, au moins un article sort dans les médias pour faire peur aux gens et dire à quel point nos fruits sont bourrés de pesticides. Il faut faire attention. Quand on sort des chiffres étonnants comme « 80% des fruits analysés contenaient des traces de pesticides », on retient le 80%, mais on oublie rapidement le mot « traces »…qui signifie pas grand-chose. Et ça, c’est avant le lavage…qui va de soi, il me semble.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments s’assure que les fruits qu’on consomme respectent les normes acceptables en ce qui concerne les résidus de pesticides. Dans le meilleur des mondes, les producteurs ne mettraient pas de pesticides… mais tes pommes te coûteraient beaucoup plus cher parce que leur production serait moins efficace et probablement que tu lèverais aussi le nez dessus, car elles seraient piquées par les vers. La solution idéale n’existe malheureusement pas encore. De toute façon, les avantages à consommer beaucoup de légumes et fruits vont bien au-delà des risques potentiels des résidus de pesticides. C’est d’ailleurs ce qu’a conclu un rapport de l’Institut National de santé publique du Québec datant de 20173.

Rapport de l’INSPQ. Clique ici pour le consulter.

Bref, avant de dire que tu ne manges pas de pommes (ou n’importe quel fruit ou légume) parce que tu as peur des résidus de pesticides qu’il pourrait rester, regarde comme il faut ton alimentation dans son ensemble, sans tricher (arrête de tricher, j’suis pas dans ta tête, je ne le saurai pas que tu manges 2 rangées d’Oréo par soir devant Netflix, même si tu te l’avoues!). Sérieusement, tu crois que c’est la pauvre petite pomme qui risque le plus de t’amener plus rapidement vers ta tombe? Ça m’étonnerait.

Une recette pour finir sur une bonne note! 🙂

Comme je ne suis pas la meilleure miss « créatrice de super recettes », j’ai été sur le site « Pommes qualité Québec » pour te partager la recette qui me semblait avoir le meilleur rapport qualité/goût!

CHIPS DE POMMES DE MÉLANIE (C’est qui Mélanie? Je ne sais pas! Si tu te reconnais, allo! Merci pour la recette!)

INGRÉDIENTS

  • Pommes
  • Jus de citron
  • Sucre à la cannelle
  • Paprika
  • Poivre de cayenne
  • Sel de mer au goût

PRÉPARATION

  1. Émincer les pommes à la mandoline (variété au choix).
  2. Arroser ensuite les tranches d’un peu de jus de citron.
  3. Au goût, saupoudrer de sucre à la cannelle ou même de paprika, de poivre de Cayenne et de sel de mer.
  4. Disposer les tranches sur une plaque allant au four.
  5. Enfourner à basse température, environ 95°C (200°F) et ce, pour 2 à 3 heures.
  6. À mi-cuisson, retourner chacune des tranches pour optimiser la déshydratation.

Tu en trouveras plein d’autres à https://lapommeduquebec.ca/recettes/ (attention, elles sont généralement assez sucrées, tu peux diminuer les quantités suggérées d’ingrédients sucrés!).

Pour trouver un verger à visiter près de chez toi (ou pas!), c’est par ici!

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Sources :

  1. Pommes qualité Québec. | En ligne | : https://lapommeduquebec.ca/info-pomme/bienfaits-de-la-pomme/ Page consultée en septembre 2019.
  2. La Presse. | En ligne | : https://www.lapresse.ca/vivre/sante/201504/08/01-4859259-une-pomme-par-jour-neloigne-pas-le-medecin.php Page consultée en septembre 2019.
  3. Rapport de l’INSPQ  « Évaluation du risque toxicologique pour la population québécoise à la suite de l’exposition aux résidus de pesticides présents dans les fruits et les légumes ». | En ligne| : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2230_risque_toxicologique_exposition_residus_pesticides.pdf
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5 conseils qui te sauveront la vie pour ton retour à la routine d’automne!

Étais-tu prête pour la rentrée officielle aujourd’hui? Avec ou sans enfant, c’est déjà le retour à la routine d’automne qui n’est pas de tout repos. Je te donne 5 trucs pour bien te préparer!

L’été n’est pas officiellement terminé mais, pour plusieurs, le retour à la routine débutait aujourd’hui : la course folle du matin, les déjeuners sur le pouce, le travail,  l’entraînement après la job (ou la culpabilité de l’absence d’entraînement après la job), le sport des enfants, les soupers, les devoirs, la préparation des lunchs et tout ça, en essayant de ne pas se coucher trop tard pour ne pas être brûlée avant même de commencer la journée le lendemain matin. Tu te reconnais? Je ne peux malheureusement pas miraculeusement t’éviter cette routine qui fait partie de la réalité de tout le monde (ou presque!) en 2019, mais je peux au moins te donner quelques conseils pour te faciliter la vie!

  1. Diminue tes attentes!

S’il y a bien quelque chose qu’on fait toutes, c’est de se dire que, cette fois-ci, on fera un parcours sans faute! Avoue que tu l’as fait! Du genre : “Cet automne, je vais toujours me faire des lunchs santé, je n’irai presque pas au resto, je préparerai toujours les lunchs la veille, je ne quitterai pas la maison sans avoir déjeuné,  je vais m’entraîner au moins 4 jours/semaine, je vais me coucher tôt” et blablabla! Es-tu devenue miss perfection durant l’été ou quoi?! T’as fait apparaître des heures aux journées? T’as bu du jus de licorne qui t’assure une motivation sans faille? Tes enfants et/ou ton chum sont soudainement devenus assez responsables pour s’occuper eux-mêmes de savoir quoi/quand/comment/où/pourquoi manger et comment faire apparaître de la nourriture dans le frigo (désolée les boys, mais on s’entend qu’en général, c’est un secret que vous ne détenez pas encore!)? Ben non, évidemment. Arrête-moi ça tout de suite parce que tu vas être déçue.

Dose tes attentes et concentre ton énergie sur ce qui est le plus important pour toi. Ça se peut qu’un lundi matin, tu n’aies pas eu le temps d’aller à l’épicerie durant le week-end et que les lunchs soient un ramassis de ce qu’il restait dans le frigo ou encore un 20$ pour manger à la cafétéria ou au resto. Personne ne va en mourir. Pour ceux qui se forcent à toujours tout comprendre tout croche (pas toi, mais les autres ?), ben non, je n’encourage pas le fait d’aller au resto, on le sait que c’est moins santé qu’un lunch maison. Je dis juste qu’il y a des fois où ça risque d’arriver parce que tu seras trop dans le jus et que ce n’est pas la fin du monde. Au lieu de te taper sur la tête, apprends à faire les bons choix à l’extérieur de la maison et apprends-le à tes enfants. Comme ça, quand ça arrivera, même si on a moins le contrôle sur ce qu’on mange quand on est à l’extérieur, ce sera quand même un moindre mal.

Côté activité physique, sérieusement, il faut que tu la mettes à ton horaire. Peut-être qu’aujourd’hui, tu es plutôt en forme et que les maladies n’existent que pour les autres dans ta tête mais, si tu la mets de côté en te disant qu’il y a d’autres choses plus importantes, la vie s’occupera de te rappeler que tu n’es pas invincible. MAIS, si tu te fixes des objectifs qui ne sont pas réalistes, tu vas juste être déçue. Tu pars d’où? De loin, de très loin? Commence donc par 30 minutes 2 x/semaine. C’est peu, beaucoup moins que les recommandations, je sais. Par contre, qu’est-ce qui est mieux? Que tu te dises que tu vas bouger 4 x/semaine pendant 1 heure, que tu n’y arrives pas et que tu finisses par tout lâcher après 1 mois parce que tu te trouves poche OU que tu fasses 2 x 30 minutes/semaine, mais que tu le fasses tout l’automne? Je te laisse y penser…

2. Prévois le coup pour quand tu vas être poche dans ton organisation

Oui, tu vas être poche pour gérer ton temps à un moment ou un autre au cours de l’automne, même avec toute la volonté du monde, parce que…c’est la vie! Au lieu de te dire que ça n’arrivera pas, pense à ce que tu peux faire pour t’aider avant que ça arrive. Il y a des matins où tu n’auras peut-être pas le temps de déjeuner avant de partir pour le travail, que ton lunch va faire picpic, que tu n’auras pas pensé à ta collation, etc. La solution à ça? Fais-toi des réserves au travail! Dans un tiroir de bureau, garde des barres tendres santé (genre Kashi ou Vital de Leclerc), des noix/graines, des galettes de riz, du beurre d’arachide, des craquelins de grains entiers, des céréales à grains entiers, etc. Dans le frigo du bureau, réserve-toi une section (tu es peut-être mieux d’identifier tes choses s’il y a des « petites souris » qui ont tendance à passer avant toi dans tes affaires) et laisse-y des fruits et légumes déjà lavés et coupés au besoin, du lait ou des boissons végétales, du yogourt, du fromage, de la tartinade de tofu, bref, n’importe quoi qui peut te faciliter la vie et qui se mange facilement au travail. Comme ça, si jamais tu as un peu botché ton lunch ou ton déjeuner, tu pourras facilement le compléter. En plus, tu n’auras pas à penser à t’apporter des collations tous les jours, c’est bien moins fatigant! Quand tu vois que tes réserves diminuent, fais-toi une petite note pour refaire le plein quand ce sera le temps de faire l’épicerie.

Pour le lunch des enfants, c’est un peu moins évident, mais rien ne t’empêche de laisser quelques aliments non-périssables dans une pochette de leur sac à dos, au cas où. N’oublie pas qu’ils peuvent commencer à participer à la tâche des lunchs dès leur plus jeune âge. On les sous-estime souvent. Ils ont besoin d’accompagnement quand ils sont plus petits mais, rapidement, une simple vérification devrait suffire! Dis-toi que, plus tu leur tiens la main longtemps et que tu fais leur lunch à leur place, moins ils seront débrouillards quand viendra le temps d’aller en appart…et il paraît que ça vient toujours plus vite qu’on pense!

3. Arrête de penser qu’un repas équilibré doit sortir d’une revue de Ricardo ou Marilou!

Qu’est-ce qu’il dit, le Guide alimentaire canadien (GAC)? Steak, blé d’inde, patate…ah non, ça c’est Thérèse! (désolée si tu as moins de 30 ans, je viens de te perdre…google « La p’tite vie »…non c’est pas sur Netflix!). Fack, qu’est-ce qu’il dit déjà le GAC? Il dit ½ assiette en fruits et légumes, ¼ assiette en produits céréaliers à grains entiers et ¼ assiette en aliments protéinés. Y’a personne qui a dit que ça doit être des recettes ultra élaborées.

E’regâre ben ça (je te présente le minimum requis, tu risques d’avoir faim pour plus que ça) :

  • ½ fruits et légumes -> poivron en lanières à mettre dans le tortilla (ou en accompagnement), tranches de concombre pour accompagner et pomme en dessert
  • ¼ produits céréaliers -> tortilla à grains entiers
  • ¼ aliments protéinés -> œufs cuits durs

Le temps que ça prend pour :

  • Faire cuire des œufs durs : 10 minutes
  • Laver et couper les fruits et légumes : 3 minutes
  • Écraser les œufs et les mettre dans le tortilla avec les lanières de poivron : 3-4 minutes
  • Total : 16 à 17 minutes, 20 si t’es pas vite.

Et, logiquement, tu devrais arranger tes légumes et fruits pendant que les œufs cuisent, donc on tombe à 13-14 minutes pour avoir un lunch digne du GAC. Tu n’as pas besoin de te casser la tête plus que ça, ça n’a pas à être plus long. Étant donné que je me doute que tu ne veux pas manger des tortillas aux œufs tout l’automne, voici quelques exemples pour t’aider :

Lunchs : http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/dpse/adaptation_serv_compl/virage-sante_fiche4_boites-a-lunch.pdf -> va voir la dernière page

Collations : http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/dpse/adaptation_serv_compl/virage-sante_fiche3_collations-sante.pdf

4. Ne sois pas débordée, sois efficace!

Tout le monde n’a que 24 heures dans une journée, donc il vaut mieux optimiser son temps. Est-ce que c’est obligatoire que le sandwich du tout-petit ait un bonhomme sourire? Bon, une fois de temps en temps, ça peut lui faire plaisir, oui, mais sinon, au diable le bonhomme sourire, il va finir dans le même état une fois mastiqué de toute façon! La pelure d’orange, je comprends que pour ti-pet, ça peut être difficile, donc on lui enlève d’avance, mais ton chum lui, je pense qu’il est assez grand pour se l’enlever lui-même! Pour le déjeuner, des toasts ou des céréales, c’est bien correct! Les crêpes et les gaufres attendront pour en fin de semaine! Tu cuisines quelque chose pour souper? Fais-en pour qu’il en reste assez pour les lunchs ou pour le souper du lendemain si tu as des difficiles qui ne veulent pas de restes comme lunch. Tant qu’à salir de la vaisselle, il faut que ça vaille la peine. Ils ne veulent pas de restes tout court? C’est plate. Fais-toi un œuf mon grand parce que c’est ça le souper.?

Les fruits et légumes sont importants, on le sait. Si tu manques de temps et que ton budget le permet, pourquoi ne pas opter pour ceux qui sont déjà lavés et coupés? On n’est plus du temps de nos grand-mères où on était des paresseuses si on osait acheter des légumes prêts à l’emploi. On est dans le jus tout le temps, donc facilitons-nous la vie! Choisis ceux qui n’ont rien d’ajouter (ni sucre, ni sel, ni huile). Une fois l’été passé, le choix des légumes et fruits frais diminue pas mal. Les fruits et légumes congelés sont donc de super choix tant au niveau nutritif qu’au niveau de la rapidité et facilité d’emploi. Pourquoi s’en passer?!

As-tu une heure pour dîner? Si oui, good! Dîner, ça prend, quoi, 20-25 minutes? Donc, ça veut dire qu’il te reste 35 à 40 minutes pour bouger. Prendre une marche, faire un peu d’exercices de musculation ou d’étirements sur un tapis dans ton bureau, n’importe quoi! Est-ce qu’il y a des escaliers à ton bureau? Prends-les au lieu de prendre l’ascenseur, tu feras de l’exercice sur les heures de job (sans pour autant être moins efficace) et sans trop t’en rendre compte! Dois-tu prendre ton auto pour le travail? Si oui, stationne-le donc juste un peu plus loin, à 5 minutes de marche. 5 minutes le matin, 5 minutes le soir, ça fait 10 minutes de plus…ce n’est pas grand-chose, mais c’est mieux que rien et ça a peu d’impact sur ton horaire!

5. Fous-toi des autres et pense à ton bien!

On n’est pas des robots, même si parfois, on a l’impression que la société voudrait qu’on le soit. La fille qui a son p’tit lunch santé fancy chaque jour et qui te juge du regard quand tu arrives avec tes œufs qui puent ou ta toast au beurre de peanut et banane pour dîner, on s’en contrefiche. Elle peut bien s’étouffer avec son tartare! Tout le monde te regarde croche parce que tu as amené un restant de pizza de la veille comme lunch et que « c’est tellement pas santé »? Rassure-toi, ils vont probablement manger ça ou du McDo ce soir pour souper, mais ils ne le feront juste pas devant leurs collègues de bureau simili granos! Donc, qu’ils te regardent et te jugent! Toi, savoure ta pizz! *simili granos = granos juste quand il y a du monde pour regarder ?

Tu es un peu plus écouettée après avoir fait de la muscu dans ton bureau sur l’heure du dîner? Ouin, pis? Les gens qui ne sont pas contents, ils n’ont qu’à regarder ailleurs! Ça ne te tente pas, toi, le cours du zumba, même si touuuutes les filles de la job y sont inscrites et en parlent tout le temps comme si c’était les filles les plus cool du monde de faire du zumba et que “tu manques donc bien quelque chose” ?…on s’en fout, n’en fais pas si ça ne te tente pas! Choisis autre chose, quelque chose que TOI, tu aimes. En passant, Carole (nom fictif qui m’est venu à l’esprit, désolée les Carole), on s’en tabarouette de ton zumba, tu le fais pour toi ou pour t’en vanter le lendemain?

Finalement, je te fais ce petit rappel en ce retour vers le noir, le frette pis l’essoufflement à courir partout : on n’est pas parfait, personne. Ça ne t’oblige pas à être lâche non plus t’sais mais, le juste milieu, ça se trouve. On est souvent capable de beaucoup plus qu’on pense quand on perd moins de temps à s’auto-flageller et qu’on se concentre simplement à faire de notre mieux.

L’automne est une si belle saison avec les bonnes pommes et les paysages à couper le souffle! C’est quand la dernière fois que tu as pris le temps de monter une montagne pour profiter du festival de couleurs de là-haut? Et si tu en profitais cette année? Je te mets au défi de le faire! Donne-m’en des nouvelles! 

Bonne rentrée!

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