Pourquoi le défi de 100 jours d’Étienne Boulay n’est probablement pas fait pour vous!

Avez-vous vu passer le défi 100 jours d’Étienne Boulay sur les réseaux sociaux? Tentant, n’est-ce pas? Mais…est-ce que c’est vraiment fait pour vous? Regardons ça!

Étienne Boulay est une personnalité publique québécoise bien appréciée, que ce soit comme ex-joueur de football de l’équipe des Alouettes de Montréal, comme ex-animateur des Testeurs à Vrak TV pour les plus jeunes, comme  animateur de Bootcamp et des Naufragés de l’amour (entre autres), comme Fantastique à Rouge ou encore, comme influenceur/blogueur/papa sur Facebook et Instagram avec sa conjointe Maïka via son blogue « Ma Famille Mon Chaos ». Il est aussi impliqué dans la sensibilisation aux problèmes de santé mentale avec Bell Cause et aux problèmes de dépendances avec, entre autres, sa biographie et son documentaire « Le parcours d’un battant ». En plus, les filles, on ne se le cachera pas, Étienne Boulay, c’est un méchant pétard 😉 Bref, le genre de gars hyper attachant avec qui on embarquerait dans n’importe quel projet parce que, que voulez-vous, il est hot le gars! On veut tous être son ami, avec raison.

En début de semaine, Étienne (je vais l’appeler par son prénom, pour faire semblant que c’est mon ami 😛 ) a fait une publication sur Instagram où il partageait son nouveau défi qui consiste à bien manger pendant 100 jours. Jusque-là, j’étais partante avec lui n’importe quand! C’est sa description de ce qu’est « bien manger » qui m’a turnée off en bon québécois. En fait, son défi de 100 jours consiste à retirer les sucres de son alimentation, sauf celui des fruits (fiou!), les glucides sont interdits au souper, la collation en soirée est interdite aussi et, tant qu’à aller dans les interdits, faisons donc une liste plus complète. Sont interdits : pain, poutine, club sandwich, cheeseburger, frites, bonbons, biscuits, chips, crème glacée, etc. Tout ça, pendant 100 jours. Aouuutch! Genre, j’ai déjà faim pour tout ça juste à me lire.

Étienne veut voir ce que ça fera sur son niveau d’énergie, son humeur et sa silhouette. Il invite les gens à faire comme lui, pour créer une communauté qui va s’épauler dans ce défi, ce que je trouve être une excellente idée! C’est le contenu de la diète qui m’a fait dire :  « oh my God, c’est donc bien gentil de vouloir aider les gens à se motiver à changer leurs habitudes pour le mieux mais, tabarouette, ce n’est tellement pas une diète qui est aidante pour le commun des mortels, c’est BEAUCOUP trop drastique et c’est tout sauf équilibré ». Ce n’est pas ma vision d’une saine alimentation, ni celle que la science a prouvé comme étant adéquate pour être en bonne santé physique et mentale. Les maudites nutritionnistes, je sais! On est tellement casseuse de party! Ce n’est pas pour rien que je me suis appelée La Maudite Nutritutrice. Je suis chiante, que voulez-vous?! 😉 Donc, je vais vous expliquer pourquoi, selon moi, cette diète s’applique difficilement à la majorité des gens.

Parenthèse numéro 1

Pleaaase, si tu es adepte du kéto ou de n’importe quel régime qui bannit certains aliments et que tu y crois dur comme fer, genre que c’est une religion et que tu as envie de m’assassiner à la simple vue de ce que je viens d’écrire, fais juste comme, arrêter de lire s.t.p. Ce texte-là n’est définitivement pas pour toi. Je n’ai pas envie de m’obstiner, d’être obligée de sortir trente-douze mille arguments et contre-arguments (je suis pas mal sûre que c’est un chiffre qui existe…hihi!). Je suis une professionnelle de la santé, je me fie à non seulement ce qui a été prouvé scientifiquement par plusieurs études solides et bien réalisées, mais aussi à ce que l’ensemble de la communauté scientifique s’entend pour dire que, jusqu’à maintenant, même si on n’a pas de vérité absolue (l’aura-t-on un jour…la personne qui croit que oui est la personne qui détient le moins la vérité absolue), c’est ce qui a le plus de sens selon les données qu’on a. Si tu décides de lire quand même, tu peux cracher sur ton écran si tu veux, mais pas sur moi avec tes mots virtuels. Merci.

Parenthèse numéro 2

Étienne Boulay (ou Maïka, ou ses enfants, ou sa famille, ou n’importe qui qui l’aime), si tu lis ça, sache que je t’apprécie beaucoup et tout ce que j’écris n’est aucunement contre toi, mais simplement dans le but d’éduquer les gens en nutrition. Je ne doute pas de ta volonté d’aider et je trouve ça vraiment cool que tu t’impliques auprès des gens comme ça. Par contre, comme tu es justement un exemple positif, je comprends que les gens aient envie de te suivre. C’est juste que, pour plusieurs personnes, ça peut être très malsain et ça peut faire en sorte de créer des problèmes plus que d’amener du positif. Je le dis aussi par expérience. J’ai eu un bureau de consultations pendant près de 10 ans, j’en ai ramassé des gens en post-diète qui étaient détruits de l’intérieur comme de l’extérieur. Bref, je te souhaite la meilleure des chances dans ton défi et je ne doute aucunement de ta capacité à le réaliser, mais c’est aussi mon rôle de nutritionniste de mettre un petit bémol pour faire en sorte que les gens soient bien outillés pour faire les bons choix. S’ils décident de te suivre quand même, au moins, ils connaîtront les conséquences possibles. Donc, j’espère qu’on restera ami quand même (parce que, je ne sais pas si tu as lu mais, en début de texte, je me suis inventée une amitié avec toi 😛 ).

De comment c’que c’est que ce ne serait pas pour moi?

Par où commencer?! D’abord, il faut savoir qu’Étienne est un ex-athlète…ex, on le dit vite, parce qu’il me semble être encore dans une très bonne shape. Mais, comme je ne le connais pas pour vrai, résumons en disant que c’est un ex-athlète. C’est un gars qui a passé une bonne partie de sa vie à faire des sacrifices pour être un excellent joueur de football. Quand le sport prend une aussi grande place dans ta vie, évidemment que ça implique des heures d’entraînement, mais aussi une façon de s’alimenter qui est assez stricte pour être capable de maximiser son potentiel. Donc, Étienne est habitué à ce genre de diète. Est-ce que ça le protège des risques potentiels? Pas nécessairement. Par contre, étant donné que c’est un peu plus naturel pour lui de faire ce genre de chose, ça fait en sorte que le niveau de difficulté est quand même moindre pour lui que pour, par exemple, moi, qui a toujours misé sur l’équilibre dans mon alimentation et qui n’a jamais eu d’interdits (j’ai mangé une poutine hier et je suis zéro stressée avec ça…elle était bonne!). On ne se le cachera pas, c’est extrêmement difficile d’appliquer ce genre de diète pendant seulement qu’une semaine, donc imaginez pendant 100 jours!

Pas de glucides au souper, ça veut dire quoi?

Je vais faire ça simple, je vais simplement vous faire une liste des aliments qui contiennent des glucides, vous allez comprendre que, finalement, ce qu’Étienne va faire, c’est de manger que de la viande et des légumes tous les soirs (encore là, il tricherait un peu avec les légumes, parce qu’ils contiennent des glucides, mais en moins grande quantité par rapport aux autres aliments que je vais vous nommer). Donc, mis à part un peu de glucides dans les légumes, on les retrouve surtout dans :

  • TOUS les produits céréaliers (donc tout ce qui est ou contient de la farine ou des céréales comme le riz, les pâtes, l’orge, le quinoa, le couscous, les pains/tortillas/bagels/croissants, les craquelins, les muffins, les crêpes, les gaufres, la croûte de pizza, etc.) en plus des légumes comme la pomme de terre, les pois verts, le maïs et le panais qui sont considérés comme des féculents.
  • Le lait, les yogourts (même sans sucres ajoutés), les boissons végétales, les boissons au yogourt de type Yop ou Danactive
  • TOUS les fruits et leur jus
  • Les légumineuses (pois chiches, haricots, lentilles, hummus, etc.)
  • Tous les aliments ET BOISSONS sucrés, nommez-les.

Donc, pas de glucides au souper, c’est poche.

Les glucides, ça sert à quoi, à part « faire engraisser »?

Si je vous dis « néoglucogénèse », est-ce que vous allez arrêter de lire? Ne faites pas ça, je vous promets que je vais vous expliquer ce que c’est et que vous allez pouvoir avoir l’air d’un nerd dans les soupers de famille en disant : « ouais, mais vous savez, c’est la néoglucogénèse qui fait en sorte que notre cerveau peut utiliser des glucides pour survivre même quand on n’en mange pas ». Apprenez cette phrase-là par cœur, haha! Ok, sérieusement.

Il existe 4 sortes de nutriments qui fournissent de l’énergie (des calories) à notre corps : les glucides, les protéines, les lipides (le gras) et l’alcool. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que notre cerveau, qui est l’organe central du corps humain, ne carbure seulement qu’au glucose, une sorte de glucides. Pas de protéines, pas de lipides et surtout pas d’alcool, seulement du glucose (et des corps cétoniques, mais ils ne se trouvent pas dans les aliments, ils sont produits par notre corps lors d’une période de jeûne prolongé, c’est le plan B du corps). En plus, le cerveau ne stocke pas le glucose, donc il en a besoin de façon continue. Vous vous dites sûrement qu’alors, si on ne consomme pas de glucose, on va mourir. Heureusement, non, le corps humain est plus rusé que ça. Quand les réserves de glucose ne sont plus suffisantes, il y a un système qui se met en branle : la néoglucogénèse. C’est un mot compliqué pour dire qu’on utilise des gras, des protéines et de l’acide lactique pour créer du glucose avant que le cerveau en manque1.

Bref, ça peut sembler compliqué, mais ce que vous avez à retenir, c’est que, même quand on ne consomme pas de glucides, le corps en fabrique quand même puisque c’est vital. Donc, vous vous êtes privé pour rien. C’est juste un plus long processus, parce qu’on doit passer par la néoglucogénèse avant d’y arriver. Mais, vous savez, votre corps, il est un peu comme vous. Ça ne lui tente pas de faire compliqué quand il pourrait faire simple. Donc, entre avoir du glucose rapidement disponible ou de passer par Rome avant d’y arriver, il va choisir la façon rapide. Pour que vous vous déniaisiez à lui fournir des glucides de façon rapide, il va réagir : fatigue, manque de concentration, irritabilité (donc moins de glucides pour être de meilleure humeur? Non), envie de grignoter des aliments plus riches. Ça veut dire que, juste parce que vous vous êtes privé de riz dans votre repas, il est possible que ce soit beaucoup plus difficile de résister au sac de chips à 20h devant la télévision. Entre le riz et les chips, je vous laisse deviner quelle est la meilleure option!

Côté perte de poids, si on regarde dans la littérature en ce qui concerne les régimes faibles en glucides, il y a, en général, une perte de poids à court terme, mais qui n’est pas maintenue dans les 24 mois2. Autrement dit, les gens perdent du poids, mais le reprennent rapidement. En plus, une méta-analyse (compilation des résultats de différentes études) a démontré qu’il n’y avait pas vraiment d’avantages à limiter spécialement les glucides dans une diète, mais que c’était plutôt la restriction totale en calories et l’assiduité dans la démarche qui avaient réellement un impact sur la perte de poids, finalement3. Donc, d’augmenter sa consommation de fruits et légumes, par exemple, aurait certainement plus d’impacts sur une perte de poids que le fait de ne pas consommer de glucides au souper.

On veut des fibres!

S’il y a bien quelque chose de winner côté poids santé, ce sont les fibres! C’est quoi ça? C’est la partie d’une plante qui n’est ni digérée, ni absorbée. Ça remplit notre estomac, ce qui fait qu’on a moins faim, mais ça passe tout droit pour aller dans la toilette (désolée si vous lisez en mangeant). On les retrouve dans les produits céréaliers à grains entiers, dont le PAIN (oui, oui), les pâtes, le riz, le quinoa, etc. (shnout, ils ont des glucides). Il y en a aussi beaucoup dans les légumes et fruits (shnout de shnout, ils ont aussi des glucides), les légumineuses (tabar…shnout, il y a ENCORE des glucides) et les noix et graines (fiou, j’ai droit à des amandes…mais pas trop là!). En coupant les glucides au souper, vous risquez de vous priver d’une bonne quantité de fibres. Au lieu de couper les pains/pâtes/riz au souper, pourquoi ne pas s’appliquer à les choisir à grains entiers à la place? Ce serait un bien meilleur choix! En plus, il ne faut pas oublier que, souvent, le problème avec les produits céréaliers, ce n’est pas l’aliment en tant que tel, mais ce qu’on met dessus (beurre, huile, etc.).

En passant, les fibres, ça aide aussi à la digestion. Si jamais vous coupez vos produits céréaliers et que vous devenez constipé, ne vous demandez pas pourquoi…

Pas de collation en soirée…et si j’ai faim?!

En nutrition, je l’ai toujours dit, c’est supposé être bien simple : quand tu as faim, tu manges, quand tu n’as plus faim, tu ne manges plus. Les enfants le font et, tant qu’ils ne sont pas influencés négativement par le monde extérieur qui a le tour de scraper leur sentiments de faim et de satiété, ils sont en santé et ont un poids santé aussi. Le problème, c’est justement l’environnement qui nous entoure. Pas l’environnement genre l’eau pleine de plastique, le CO2 pis tout, non, je parle de nous autres, de la société actuelle. On est poussé à manger pour plein d’autres raisons que la faim et on arrête de manger pour plein d’autres raisons que la satiété.

« Je mangerais un peu plus, mais mon coach m’a dit que c’était ça la quantité à laquelle j’avais droit. »

« J’ai faim, mais il est 20h et Étienne m’a dit que je ne devais pas prendre de collation en soirée. » 😛

« Je n’ai pas faim, mais il y a des muffins à la réunion, donc j’en prends un. »

« Je n’ai plus faim, mais comme j’ai peur d’avoir faim en soirée et que je n’aurai pas droit à une collation, je vais manger un peu plus. »

Tout ça, ce n’est pas de respecter ses signaux internes de faim et de satiété. Qui est le mieux placé pour savoir de quoi il a besoin? Votre corps. Faites-lui donc confiance un peu. Peut-être que vous l’avez mêlé et qu’il ne sait plus trop comment ça marche, ces signaux-là. La solution, dans ce cas-là, ce n’est pas de le mêler un peu plus en ne mangeant pas même si vous avez faim, au contraire! La solution, c’est d’être plus attentif à ce qu’il vous dit! Si vous ne savez plus comment retrouver vos sentiments de faim et de satiété, je vous conseille de faire mon cours en ligne sur le poids idéal.

Ce n’est pas parce que vous mangez en soirée que ça va aller directement dans vos fesses, c’est un mythe, ça! C’est ce que vous mangez dans toute la journée qui fait une différence, versus l’activité physique que vous avez fait. Et, encore là, ce n’est pas une seule journée qui fait vraiment une différence sur votre poids, mais bien une moyenne sur plusieurs jours. Quand on dit que c’est moins bon de manger en soirée, c’est plus pour éviter le reflux gastrique. Quand vous allez vous coucher, si vous n’avez pas eu assez de temps pour digérer, en plus de la digestion qui peut vous empêcher de dormir, vous risquez que le contenu de votre estomac remonte dans votre œsophage. Donc, laissez-vous MINIMUM une bonne heure pour digérer, plus si vous avez tendance au reflux.

Chips, poutine, bonbons, ces aliments diaboliques!

Je ne vous direz pas que ce n’est pas bon de diminuer les sucres dans votre alimentation. Évidemment que ce l’est. Et c’est la même chose pour tous les aliments riches en mauvais gras et en sel comme la poutine, les cheeseburgers, les frites, les chips, etc. On le sait que, moins on en mange, mieux que c’est pour notre santé. Le problème, c’est que, de se priver complètement, malheureusement, ça mène plus souvent qu’autrement à des rages. Ce sont des études qui ont démontré ce phénomène. Il suffit de se dire qu’on n’a pas le droit de manger quelque chose pour que notre cerveau se mette à ne penser qu’à ça. On en vient obsédé, on y pense jour et nuit. On peut tenir un bout de temps, mais il n’est pas rare que ça finisse par une perte de contrôle et, à ce moment-là, ce n’est pas une poignée de chips qu’on va manger, mais le sac au complet.

En plus, pendant qu’on se prive, on est souvent de mauvaise humeur et plus anxieux. Quand on finit par se donner la permission de « tricher », on se sent souvent coupable et incapable. Malheureusement, c’est aussi prouvé que, dans n’importe quelle démarche de perte de poids, plus on a confiance en nos capacités, plus on a de chances de réussir. En étant toujours dans la défaite et la culpabilité, on risque de laisser tomber notre démarche et finir par reprendre du poids. D’ailleurs, tout ça et le phénomène des rages alimentaires sont aussi expliqués plus en profondeur dans mon cours en ligne sur le poids idéal.

Plutôt que de se dire que vous arrêterez complètement de manger ce genre d’aliments pendant 100 jours, pourquoi ne pas plutôt vous dire que vous ne succomberez pas à la première envie mais que, si vous avez vraiment envie, par exemple, d’une crème glacée, vous en prendrez, mais qu’au lieu que ce soit le blizzard format géant, vous choisirez le petit cornet? Comme ça, votre envie de crème glacée sera satisfaite et il y a peu de chances que ça ait un grand impact sur votre poids. De toute façon, qu’est-ce qui est mieux? De savourer tranquillement sa petite crème glacée ou de résister 2 semaines pour finir par le manger le fameux blizzard format géant? À vous de voir!

Bref, en nutrition comme dans n’importe quoi, tout est dans l’équilibre. Je vais vous avouer que j’ai bien ri quand j’ai vu le repas d’Étienne avant qu’il commence son défi.

Haha! On passe de tout à rien. Pourquoi ne pas trouver le juste milieu? C’est la meilleure façon non seulement d’avoir une vie plus positive en général, mais aussi d’être mieux avec soi-même, d’être de bonne humeur, d’avoir un poids qui n’est peut-être pas celui des mannequins d’Instagram, mais qui est celui d’un corps en santé en-dedans comme en dehors (allo 2 Frères), le vôtre, dans votre format unique, autant que vous l’êtes! 🙂

[maxbutton id= »3″]

[maxbutton id= »7″]

Sources :

1. Tortora, Grabowski. Principes d’anatomie et de physiologie. Éditions du Renouveau pédagogique. 2001.

2. CISSS du Bas-St-Laurent. | En ligne | : https://www.cisss-bsl.gouv.qc.ca/sites/default/files/fichier/diete_cetogene_et_jeune_intermittent_vraiment_efficaces.pdf Page consultée en juillet 2019.

3. Observatoire de la prévention. Institut de cardiologie de Montréal. | En ligne | : https://observatoireprevention.org/2017/10/30/regimes-faibles-glucides-reellement-meilleure-solution-perdre-poids/ Page consultée en juillet 2019.

5 recettes modifiées en version plus santé de nos petits fruits du Québec!

Nos petits fruits du Québec arrivent tranquillement dans les marchés! Savez-vous les cuisiner? Je vous conseille quelques modifications pour des recettes méga santé!

Nos fraises du Québec font tranquillement leur entrée dans nos épiceries et marchés locaux et on en est bien heureux! Qui n’aime pas les fraises?! Bon, si jamais c’est votre cas (vous êtes bizarre, mais je vous aime pareil), vous allez pouvoir vous reprendre avec les framboises et les bleuets du Québec un peu plus tard dans l’été.

Je ne sais pas pour vous mais, pour moi, les petits fruits du Québec, ça me réconforte parce que ça me rappelle toujours de bons souvenirs. T’sais, quand on est en camping, qu’on se lève à l’heure qu’on veut, tout le monde est relax autour de la table à pique-nique pour déjeuner, on sort les toasts et on les beurre de bonne confiture de fraises, framboises ou bleuets du Québec…Mmmmm! Ça me rappelle aussi quand j’allais ramasser des petits fruits dans le bois avec mes grands-parents. C’était long avant de réussir à remplir un pot de yogourt parce qu’on mangeait ce qu’on cueillait au fur et à mesure! On revenait piqué partout, la bouche tachée et rempli de fierté en montrant notre précieuse récolte à notre mère.

Des petits fruits frais, c’est encore meilleur que des bonbons et c’est tellement plus nourrissant! Regardons de plus près la valeur nutritive des fraises, framboises et bleuets.

Fraises

Pour 250 mL (1 tasse)

Énergie 50 calories
Fibres 3 g
Vitamine C 90 mg
Potassium 230 mg

Framboises

Pour 250 mL (1 tasse)

Énergie 70 calories
Fibres 8 g
Vitamine C 34 mg
Potassium 196  mg

Bleuets sauvages

Pour 250 mL (1 tasse)

Énergie 90 calories
Fibres 4 g
Vitamine C 28 mg
Potassium 115 mg

* Source : Association québécoise de la distribution de fruits et légumes (AQDFL) J’aime 5 à 10 portions par jour. | En ligne | : http://www.jaime5a10.ca/fr/fruits-legumes/fraise

Les fibres aident à la satiété (avoir la sensation que son ventre est rempli), à une bonne digestion, au contrôle du diabète de type 2 et participent à la prévention des maladies cardiovasculaires et de l’obésité. Les besoins sont de 21 à 38 g par jour.

La vitamine C est un antioxydant (protège les cellules contre les dommages et réduit les risques de certains cancers et maladies chroniques), elle aide à mieux absorber le fer et favorise la santé du système immunitaire. Les besoins sont de 75 à 90 mg par jour. Donc, avec 1 tasse de fraises, vous comblez déjà vos besoins en vitamine C. Nul besoin d’un supplément!

Le potassium est un minéral essentiel qui aide à maintenir la bonne santé de vos muscles, vos os, vos reins et vos nerfs. Il aide aussi à abaisser la pression artérielle. Les besoins sont de 3000 à 4700 mg par jour.

Bref, quand on consomme ces petits fruits, en plus de satisfaire nos papilles gustatives, on amène plein de bons nutriments à notre corps. En période d’abondance, on a en souvent tellement qu’on vient qu’on ne sait plus quoi faire avec! C’est là que les sites Internet comme Les Fraîches du Québec ou encore Le bleuet- perle des p’tits fruits nous sauvent la vie en nous suggérant plein de recettes super intéressantes à faire avec nos petits fruits!  Bien sûr, ces sites sont faits pour nous inspirer, essayer de nouveaux trucs, il y en a pour tous les goûts mais, parfois, certaines recettes sont un peu plus sucrées! C’est bien correct, on a le droit de se sucrer le bec des fois! Par contre, si jamais vous avez envie d’essayer des versions un peu plus santé de 5 de ces recettes, je les ai légèrement modifiées pour vous!

  1. Petits poudings aux fraises, aux framboises & au chocolat blanc

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 1 tasse de fraises et/ou de framboises du Québec + pour servir
  • 1 tasse de lait d’amande à la vanille
  • 2 c. à soupe de fécule de maïs, diluée dans 2 c. à soupe d’eau
  • 100 g de chocolat blanc, haché grossièrement

PRÉPARATION

  • Au pied-mélangeur, broyer les fraises et les framboises avec le lait d’amande, puis verser le mélange dans une casserole.
  • Ajouter la fécule de maïs diluée et porter à ébullition pendant 1 minute afin d’épaissir le mélange.
  • Retirer du feu et ajouter le chocolat blanc. Fouetter afin d’obtenir un mélange bien lisse.
  • Verser dans de petits pots, puis placer au réfrigérateur pendant un minimum de 1 heure.
  • Pour servir, garnir les petits poudings avec des fraises et des framboises

Donne 4 à 6 portions.

Source : Les Fraîches du Québec. | En ligne | : https://fraisesetframboisesduquebec.com/recettes/petits-poudings-aux-fraises-aux-framboises-chocolat-blanc/

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Au lieu d’utiliser de la boisson d’amande à la vanille, utilisez la version nature ou même, simplement du lait qui est plus nourrissant que le boisson d’amande. Avec les fraises, les framboises et le chocolat, ce sera suffisamment sucré! De plus, toujours dans le but de diminuer la quantité de sucres, n’utilisez que la moitié du chocolat blanc (50 g) (ça pourrait être du chocolat au lait aussi) et optez pour du chocolat noir à 70% pour l’autre moitié (50 g). Vous aurez des antioxydants en plus! Évidemment, le résultat final n’aura pas la même couleur que la version originale de la recette!

2. Sorbet onctueux à la fraise et au sirop d’érable

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 454 g (1 lb) de fraises lavées et équeutées
  • 180 ml (¾ tasse) de sirop d’érable

PRÉPARATION

  • Mettre le contenant de la sorbetière au congélateur au moins 8 heures avant de commencer la recette pour qu’il soit très froid.
  • Couper les fraises en 2.
  • Mélanger les fraises et le sirop d’érable au robot culinaire ou au mélangeur afin d’obtenir une texture lisse.
  • Mettre ce mélange dans le récipient de la sorbetière. Activer la turbine pendant 20 minutes.
  • Servir immédiatement ou placer dans un contenant au congélateur jusqu’au moment de servir.

Donne 4 portions.

Source : Les Fraîches du Québec. | En ligne | : https://fraisesetframboisesduquebec.com/recettes/sorbet-onctueux-a-la-fraise-et-au-sirop-derable/

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Pour la même quantité de fraises, vous pouvez diminuer la quantité de sirop d’érable à 125 mL (1/2 tasse) et ajouter 15 mL (1 c. à table) de jus de citron. Dans la recette de base, il y avait 45 mL de sucres ajoutés par portion, soit 9 c. à thé. Avec cette nouvelle version, on tombe à 30 mL de sucres ajoutés par portion, soit 6 c. à thé, donc 3 c. à thé de moins. Ça reste une recette plutôt sucrée, mais on a quand même retiré l’équivalent d’une cuillère à soupe de sucres sans sacrifier le goût!

3. Sucettes glacées aux bleuets sauvages

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 1 tasse de bleuets sauvages congelés
  • 1 once de pépites de chocolat au lait
  • 2 tasses de yogourt glacé à la vanille sans gras
  • Bâtonnets de bois ou de plastique 

PRÉPARATION

  • Décongeler les bleuets et en faire une purée.
  • Dans un bol, mélanger soigneusement la purée de bleuets, les pépites de chocolat et le yogourt glacé.
  • Rincer 6 moules à muffins standard avec de l’eau froide et diviser la préparation également dans ces moules.
  • Placer un bâtonnet au centre de chaque muffin et congeler jusqu’à fermeté pendant au moins 2 heures.

Donne 6 portions

Source : Le bleuet-Perle des p’tits fruits. | En ligne | : http://perlebleue.ca/recettes/sucettes-glac%C3%A9es-aux-bleuets-sauvages

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Ici, étant donné que la quantité de chocolat ajoutée est petite, vous pouvez garder la quantité telle quelle. C’est le choix du yogourt glacé qui fera la différence. Certains sont plus sucrés que d’autres. Je vous suggère le yogourt glacé grec à la vanille de la marque Coaticook qui contient 11 g de sucres par portion de 125 mL et qui est plus riche en protéines (2 g de protéines de plus par portion de 125 mL par rapport aux autres yogourts glacés). Le yogourt glacé Le Choix du président est aussi une bonne option avec 12 g de sucres par 125 mL. C’est encore mieux si vous faites votre yogourt glacé maison! Par ici : https://alexcuisine.com/recettes/recette-pour-les-becs-sucres-estivaux-yogourt-glace-maison/

4. Muffins aux bleuets et yogourt

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 2 ¼  tasses (285 g) de farine
  • ¾ tasse (170 g) de sucre
  • 1 c. à soupe (10 g) de poudre à pâte
  • ½ c. à thé (3 g) de bicarbonate de soude
  • 1 pincée (2 g) de sel
  • ½ c. à thé (2 g) de muscade
  • 2 œufs
  • 1 tasse (250 mL) de yogourt nature
  • 1 c. à table (15 g) de zeste d’orange
  • ¼ tasse (65 mL) de jus d’orange
  • ¼ tasse (65 mL) d’huile végétale
  • 1 ½ tasse (225 g) de bleuets frais

PRÉPARATION

  • Préchauffer le four à 375 F (190°C).
  • Dans un grand bol, mélanger la farine, le sucre, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude, le sel et la muscade.
  • Dans un autre bol, mélanger les œufs, le yogourt, le zeste d’orange, le jus d’orange et l’huile. Verser les ingrédients liquides sur les ingrédients secs.
  • Parsemer les bleuets et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit humide, sans plus.
  • Répartir la pâte dans 12 moules à muffins et cuire au four pendant environ 25 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré dans les muffins en ressorte sec.

Donne 12 muffins.

Sources : Le bleuet-Perle des p’tits fruits. | En ligne | : http://perlebleue.ca/recettes/muffins-aux-bleuets-et-yogourt

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Pour ajouter des fibres à vos muffins, utilisez 1 tasse de farine de blé entier et 1 ¼ tasse de farine blanche. Avec le sucre des bleuets et celui du jus d’orange, vous pouvez facilement diminuer la quantité de sucre à ½ tasse (125 mL) et même, si vous voulez l’essayer, vous pourriez aller jusqu’à 1/3 tasse (80 mL). Commencez par ½ tasse et, si vous voyez que la recette est encore suffisamment sucrée, allez-y pour 1/3 tasse la prochaine fois. Il vaut mieux y aller modérément pour commencer, question de ne pas gaspiller la recette si vous ne l’aimez pas en version moins sucrée. Par contre, avec le goût de la muscade et du zeste d’orange, en plus des bleuets et du jus, il y a suffisamment de saveurs dans ces muffins pour en apprécier le goût sans y ajouter beaucoup de sucre!

5. Lait frappé aux fruits

Recette originale :

INGRÉDIENTS

  • 250 mL (1 tasse) de lait
  • 125 mL (1/2 tasse) de crème glacée à la vanille
  • 70 g (1/2 tasse) de fraises tranchées surgelées
  • 70 g (1/2 tasse) de bananes tranchées

PRÉPARATION

  1. Au mélangeur, réduire tous les ingrédients en purée lisse.
  2. Servir immédiatement dans des verres.

Donne 2 portions.

Source : Ricardo. | En ligne | : https://www.ricardocuisine.com/recettes/7958-lait-frappe-aux-fruits

Modifications de la Maudite Nutritutrice :

Utilisez du lait 2% ou moins M.G. (matières grasses). Remplacez la crème glacée par du yogourt nature grec ou skyr (style islandais) pour garder une consistance onctueuse. Vous aurez ainsi plus de protéines. Assurez-vous de choisir un yogourt avec les logo des producteurs laitiers du Canada pour vous assurer d’avoir un produit 100% canadien! Pour le rendre plus frais, je vous suggère d’y ajouter des glaçons! Si vous ne le trouvez pas assez sucré, ajoutez une touche de vanille avant d’y ajouter du sucre! Souvent, ça suffit à rehausser le goût! 🙂

Voici les SEULS logos des Producteurs laitiers du Canada (l’ancien et le nouveau, en noir ou en bleu). Attention, on tente parfois de les imiter!!

Voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça! Il y a toujours des façons super simples de modifier des recettes pour les rendre juste un petit peu moins sucrées ou encore plus nutritives! Évidemment, rien ne vous empêche de faire les versions originales pour satisfaire votre dent sucrée! À vous de voir ce qui vous tente le plus. L’important, c’est que vous avez 5 nouvelles recettes à essayer cet été!

Bonne dégustation et, surtout, donnez-m’en des nouvelles!!

[maxbutton id= »3″]

[maxbutton id= »7″]

3 faux « bons choix » à la crèmerie

Le beau temps est enfin là! Ça donne le goût d’une bonne crème glacée…ou peut-être serais-je mieux de faire un meilleur choix? Mais…est-ce que c’est vraiment un meilleur choix?!

Je l’ai toujours dit, en alimentation, il n’y a pas d’interdits! Même si nous savons quels sont les aliments à privilégier au quotidien (ceux suggérés par le guide alimentaire canadien), TOUS les aliments peuvent faire partie d’une saine alimentation, en autant qu’on sache doser le tout. Les desserts glacés font partie des plaisirs de la vie qu’on aime bien s’offrir avec les belles journées d’été qui sont finalement arrivées, yeah! 🙂 Souvent, puisqu’on se sent un peu coupable d’en manger, on fait des choix qu’on pense plus santé ou moins caloriques, mais il arrive qu’il n’y ait finalement pas beaucoup de différences en bout de ligne et même qu’on fasse un choix qui s’avère être moins bien! Aujourd’hui, je vous donne 3 exemples de choix qu’on fait dans la file d’attente à la crèmerie du coin en pensant que c’est mieux, alors que ce n’est pas nécessairement le cas.

  1. Les smoothies commerciaux

Aaaah les fameux smoothies! On en fait la promotion en vantant qu’ils sont faits de plein de bons fruits! On a quasiment l’impression de s’injecter des vitamines en intraveineux, à entendre les pubs! Haha! Ce qu’on ne dit pas, c’est qu’il y a aussi énormément de sucres dans ces smoothies, dont beaucoup de sucres ajoutés (donc pas seulement le sucre naturel provenant des fruits). Par exemple, dans un format moyen de smoothie fraise-banane (avec yogourt) du Mcdo*,1, on retrouve 54 g de sucres, soit à peu près 11 cuillères à thé de sucres…plus que dans une canette de boisson gazeuse! Il y a 240 calories dans ce même format,  soit l’équivalent d’une barre de chocolat Aero. Vous allez me dire: « Oui, mais il y a des protéines dans un smoothie! ». En fait, on parle de seulement 3 g par portion pour le moyen fraise-banane avec yogourt. Pour comparer, si on regarde le cornet à la vanille (toujours du Mcdo, format unique), il contient 28 g de sucres, 5 g de protéines et 230 calories. Côté gras, le smoothie l’emporte puisqu’il n’en contient que 1 g et que le cornet, lui, en contient 6 g. Par contre, c’est normal que le cornet en contienne plus puisque les smoothies sont faits avec du yogourt et que la crème glacée, hey bien, c’est fait avec de la crème! Le Règlement sur les aliments et drogues du Canada dit que cette dernière doit contenir un minimum de 8 à 10% de gras de lait 2, sinon, on ne peut pas utiliser le terme « crème glacée ».

Bref, le cornet contient 5 g de plus de gras, mais à peu près la même quantité de calories (même un peu moins) et surtout, 26 g de sucres de moins! Donc, la prochaine fois que vous déciderez d’opter pour le smoothie « pour être plus santé », pensez-y! 😉

* J’ai opté pour les valeurs nutritives du Mcdo pour les besoins de l’exercice, mais les smoothies des autres commerces ne sont pas nécessairement mieux. En fait, certains sont mieux, certains sont pires, mais c’est tellement variable d’un commerce à l’autre, d’une saveur à l’autre et d’un format à l’autre! Bref, le message, c’est surtout que, peu importe le commerce, les smoothies restent, dans la majorité des cas, très sucrés et ne sont pas de meilleurs choix qu’un cornet de crème glacée.

2. Les gelatos

Un peu comme pour le smoothie, le gelato est moins gras que la crème glacée, mais contient, en général, au moins autant de sucres, parfois plus. Ce qui différencie le plus le gelato de la crème glacée, c’est que le gelato est surtout fait de lait entier, alors que la crème glacée est faite à partir de crème…de là la différence au niveau de la quantité de gras. Il y a aussi des différences dans la méthode de fabrication et de conservation, soit au niveau de l’air incorporé par le barattage (il y a moins d’air dans le gelato) et de la température de conservation (le gelato est gardé à une température un peu moins basse pour éviter qu’il ne prenne en bloc). Côté sucres, les quantités contenues dans un gelato sont très variables d’un endroit à l’autre mais, en comparant le gelato et la crème glacée de marque Häagen Dazs 3 au caramel, pour ½ tasse (125 mL), le premier contenait 27 g de sucres, 4 g de protéines et 290 calories et l’autre, 26g de sucres, 5 g de protéines et 330 calories…mais il y avait aussi des amandes (donc plus de calories) dans la crème glacée, alors qu’il n’y en avait pas dans le gelato. Donc, la différence en termes de calories reste assez faible. Évidemment, si vous surveillez particulièrement le gras que vous consommez, le gelato est un meilleur choix mais, si ce n’est pas le cas, je ne crois pas que la différence en vaut vraiment le coup!

3. Les yogourts glacés

Encore une fois, comme les smoothies et comme les gelatos, les yogourts glacés contiennent moins de gras que la crème glacée. Par contre, comme les deux autres aussi, ils contiennent une grande quantité de sucres, soit de 20 à 25 g par ½ tasse (au risque de me répéter, ça dépend des sortes! Mais, évidemment, à votre crèmerie du coin, ce serait bien étonnant qu’on ne soit pas assez généreux côté sucre…question que les clients en apprécient encore plus le goût!). En plus, si vous aviez envie d’une crème glacée plutôt que d’un yogourt glacée et que vous n’êtes finalement pas aussi satisfait avec votre choix de remplacement, vous n’êtes pas plus avancé, car votre envie de crème glacée vous reviendra bien assez vite! Donc, les quelques calories en moins ne vous seront pas très utiles.

Par contre, si vous aimez le yogourt glacé et que vous en achetez à l’épicerie, vérifiez et comparez les valeurs nutritives, il y a certaines marques qui contiennent pas mal moins de sucres et qui ont une différence qui vaut la peine par rapport à certaines crèmes glacées.

Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises, ce ne sont pas toutes les crèmes glacées, yogourts glacés, gelatos et smoothies qui s’équivalent. On peut retrouver des recettes très différentes d’un commerce à l’autre et je dois avouer que d’obtenir les valeurs nutritives est vraiment difficile, à moins qu’on soit dans une chaîne connue comme Mcdo, Tim Hortons ou Dairy Queen. C’est pour ça que ça devient difficile de déterminer ce qui est plus santé de ce qu’il l’est moins. Certains desserts glacés contiennent plus de sucres et d’autres, plus de gras. En bout de ligne, ça reste une petite douceur, donc choisissez simplement celle que vous aimez le plus! Et, si jamais vous êtes capable d’en faire en version maison, c’est encore mieux!

Petits conseils éclairs:

  • Choisissez les petits formats. Votre envie devrait être satisfaite!
  • Attention aux extras (caramel, bonbons, coulis, noix, chocolat, etc.).
  • Entre le cornet classique et le gaufré, choisissez de préférence le classique (à moins que vous trippiez carrément sur le cornet gaufré!)
  • Certains desserts glacés sont vraiment très riches, allez-y modérément : laits frappés, blizzards/McFlurry, banana split…
  • Limitez vos visites à la crèmerie.
  • Laissez tomber la culpabilité et savourez! 

Sources :

  1. Valeurs nutritives des restaurants McDonald. | En ligne | : http://www1.mcdonalds.ca/NutritionCalculator/NutritionFactsFR.pdf?_ga=1.246900484.1622525294.1484765608 Page consultée en juin 2019.
  2. Règlement sur les aliments et drogues du Canada. | En ligne | : https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/c.r.c.,_ch._870/page-54.html#h-560380 Page consultée en juin 2019.
  3. Häagen-Dazs. | En ligne | : https://www.haagen-dazs.ca/hd-fr/ Page Consultée en juin 2019.

[maxbutton id= »3″]

[maxbutton id= »7″]

Journée sans maquillage : Devrais-je me sentir coupable de ne pas y participer?

Connaissez-vous la Journée sans maquillage? Si oui, est-ce que vous êtes stressée à l’idée qu’on puisse vous juger si vous n’êtes pas à l’aise de sortir sans maquillage cette journée-là? Parlons-en!

La Journée sans maquillage s’en vient à grands pas, elle aura lieu le 6 juin prochain. Il s’agit d’une très belle initiative de la part du groupe Équilibre, un organisme qui vise à prévenir et diminuer les problèmes reliés au poids et à l’image corporelle. Je vous ai d’ailleurs déjà parlé de cet organisme dans un article précédent, je l’adore! Équilibre est aussi l’organisme qui est derrière la Journée internationale sans diète, la Semaine « Le poids? Sans commentaire! », la campagne « Derrière le miroir », etc. J’ai beaucoup de respect pour le travail que cette équipe réalise.  

La Journée sans maquillage fait partie des initiatives que j’appuie depuis longtemps. Par contre, depuis quelques années, avec les commentaires que je lis et les photos que je vois sur les réseaux sociaux, je me rends compte qu’il y a toujours l’envers à une médaille et que même un si beau projet peut avoir (bien involontairement) des répercussions négatives. Comment? Je vous explique ce que j’ai constaté dans les dernières éditions!

Allo, c’est moi ça! Lors d’une journée sans maquillage. Je veux vous dire que, pour moi aussi, c’est dur de mettre une photo comme ça!

C’est quoi, la Journée sans maquillage?

Le 6 mai de chaque année, on veut amener les gens à se questionner, individuellement et collectivement, sur l’importance qu’ils accordent à l’apparence. On veut aussi faire prendre conscience de l’influence des standards de beauté actuels sur la santé et le bien-être de chacun. Les gens peuvent participer en publiant une selfie sans maquillage sur les réseaux sociaux et en allant au travail sans maquillage.

L’idée de départ de la Journée sans maquillage vient d’une productrice québécoise qui est entrée au magazine Elle Québec, en 2009, et s’est adressée à la rédactrice en chef reportage, culture et style de vie pour lui demander de photographier des vedettes québécoises sans maquillage, comme le ELLE France venait de le faire à l’époque avec Monica Bellucci, Eva Herzigova et Sophie Marceau.

Couverture du magazine Elle, avril 2009

La productrice réalisait, à ce moment, un documentaire pour Canal Vie sur des femmes qui avaient de la difficulté à sortir de la maison ou à se présenter à leurs proches sans maquillage 1. Elle voyait bien qu’il y avait quelque chose d’illogique à devoir se maquiller chaque fois qu’une femme avait à sortir de chez elle! Ce n’est qu’en 2012 que le groupe Équilibre s’est joint au projet. Évidemment, l’équipe n’a pu que constater que le problème était bien réel. L’initiative a donc été développée à partir d’un « bobo » dans la société 2. Dans ce cas-ci, le bobo est les normes de beauté extrêmement exigeantes et irréalistes qu’on souhaiterait voir évoluer vers quelque chose de plus naturel, plus réaliste et qui met moins de pression sur les femmes et les hommes. On se fait croire que c’est anormal d’avoir des cernes de fatigue sous les yeux ou un teint blanc-verdâtre en plein milieu du mois de janvier. Au contraire, c’est très normal et c’est, entre autres, ce que la Journée sans maquillage veut nous faire comprendre.

Pourquoi UNE journée dans l’année?

Plusieurs critiquent la journée sans maquillage en disant que la sensibilisation devrait se faire à l’année et que c’est illogique, même hypocrite, de ne pas se maquiller une seule journée, alors qu’on le fait le reste de l’année. Ce que je pourrais répondre à ça est : « Alors, on serait mieux de ne pas avoir de journée de la Terre, donc ne pas avoir une pensée spéciale pour se rappeler qu’on en a juste une et qu’il faut en prendre soin? Même chose pour la fête des mères et des pères? On les aime à l’année et on devrait leur montrer chaque jour, non? ». C’est vrai, mais c’est quand même bien de s’arrêter une journée pour souligner l’occasion, pour prendre le temps de se dire : « Hey, je l’aime ma maman! Un jour, elle va partir. Est-ce que je profite vraiment du précieux temps que j’ai avec elle? ». C’est un peu la même chose pour la journée sans maquillage. C’est pour se dire : « Ouin…je vois constamment des photos de personnes parfaites, mais je ne dois pas oublier que, la réalité, c’est loin d’être ça! ».

Juste pour les filles?

Bien sûr, on a tendance à se dire que cette journée est faite spécialement pour les filles ou encore seulement pour les garçons qui se maquillent, mais c’est faux. C’est une journée de sensibilisation et on veut sensibiliser tout le monde à la problématique des normes de beauté exagérées et inatteignables.

Personnellement, j’entends régulièrement des hommes prétendre qu’ils aiment les filles « naturelles » mais, en même temps, liker ou partager sur les réseaux sociaux des photos de femmes (souvent des pêcheuses, chasseuses, riders… t’sais, des « vraies filles aventureuses là! ») avec des extensions de cils et de cheveux, qui ne semblent pas, à première vue, avoir un maquillage bien prononcé, mais qui, en réalité, a passé 1 heure à se faire un contouring impeccable. Seules les imperfections sont cachées, mais étant donné qu’il n’y a pas de maquillage si apparent, les hommes croient qu’elles n’en ont pas ou presque pas.

Au « naturel » ou…
Au naturel?

Ces mêmes hommes peuvent aussi faire des petits commentaires déplaisants sur le physique de leur conjointe du genre « tu as donc bien l’air fatiguée ce matin » et/ou dire à quelle point telle autre femme est donc toujours radieuse (mais vous savez très bien qu’elle ne sort jamais sans avoir passé minimum 30 minutes devant le miroir). Par contre, si vous, vous passez un peu trop de temps devant le miroir, la critique vient rapidement : « T’es bien superficielle, tu passes bien trop de temps à te pomponner! » ou « Tu vas vraiment te maquiller pour aller à la plage? Franchement! »….mais arrivé à la plage, ses yeux vont directement sur la plus arrangée de la gang.

Donc, est-ce que les hommes sont aussi concernés par cette journée? Oui! Parce que ce sont souvent leurs commentaires qui font que les femmes n’ont pas du tout envie de rester au naturel POUR VRAI.

Naturel pour vrai?

Ça m’amène à mon prochain point qui est quand même délicat. Naturel pour vrai, ça veut dire quoi ça? Je vous dirais que l’un des points les plus négatifs de la Journée sans maquillage concerne justement ce point…les filles qui trichent en publiant des photos en se disant « au naturel », mais qui ne le sont pas ou pas tout à fait. Les filles, ne faites pas ça s.v.p., vous scrapez l’essence même de cette journée! C’est mieux de ne pas participer que de faire semblant. De nos jours, on est loin de l’excentrisme des années 80, plusieurs femmes se maquillent sans avoir l’air maquillées, c’est même pas mal ce qui est à la mode.

Mis à part le gloss qui est peut-être plus apparent dans certains cas, auriez-vous su que ces filles ont été maquillées par des professionnels?

C’est bien, c’est même très beau, mais pas pour la Journée sans maquillage. Si vous dites que vous n’êtes pas maquillée, c’est que vous n’avez ni cache-cernes, ni fond de teint, ni illuminateur, ni crayon sur les sourcils, ni fard à joues, ni faux cils, ni RIEN, POINT. Le but n’est pas de cacher certains défauts pour que les gens nous disent à quel point on est donc belle au naturel, c’est plutôt de les montrer, ces défauts-là et de dire : « bien oui, des rides, tout le monde en a, des cernes aussi, des cils pâlottes, des boutons, nommez-les! ». En prétendant que vous êtes 100% au naturel, alors que c’est faux, vous faites en sorte que les autres femmes se disent : « ah ouin, elle n’a même pas les pores apparents même sans maquillage, elle? Elle a un teint de pêche même après une nuit blanche à allaiter bébé?! ». Ça crée encore plus de fausses croyances quant à ce qui devrait être considéré comme étant « normal » et ça rend les normes de beauté encore plus irréalistes. Si vous n’êtes pas à l’aise de prendre une photo au naturel, ne le faites pas.

P.S. Les filtres aussi, c’est non! By the way, je ne sais pas si on vous l’a déjà dit, les filtres sont non seulement évidents mais, en plus, vous avez l’air des extraterrestres avec ça dans la face! Pour rire par contre, je suis toujours partante! 🙂

Voici 2 photos que j’ai prises avec Snapchat pendant que j’écrivais mon texte…pour vous montrer comment ça peut être facile de s’améliorer! Hahaha!
P.S. J’ai du mascara sur mes cils du haut, une bb crème teintée et du fard à joues sur ma photo sans filtre.

Qui a dit qu’on était obligée de participer?

J’ai fait un gros détour (parce que j’ai une grand gueule, que voulez-vous!), mais je veux revenir au point principal de cet article : Est-ce qu’on devrait se sentir coupable de ne pas avoir envie de participer à la Journée sans maquillage?

Nous, les femmes (allo les hommes qui lisent, je vous aime, mais je vous mets de côté quelques minutes, ok? 😉 ), on a de la pression à faire bien des choses! Un peu comme je racontais ci-dessus, on doit être belle, mais sans s’arranger. On doit se trouver belle, mais sans trop se trouver belle. On doit pouvoir manger de la poutine, mais sans engraisser. On doit être forte, mais ne jamais parler trop fort, au risque d’être une top-féministe-contrôle-freak. Ça, je vous dirais que ce sont les aspects sur lesquels ce sont principalement les hommes qui nous mettent de la pression (pas nécessairement volontairement, je sais!).

D’un autre côté, les femmes aussi nous mettent de la pression sur les épaules. La femme forte d’aujourd’hui devrait, selon certaines, participer à différentes campagnes de sensibilisation à la cause féminine pour être solidaires avec les autres femmes. Je vais vous donner comme exemple la campagne Maipoils (ce n’est pas juste pour les femmes, je sais). Pour les personnes qui ne connaissent pas cette campagne, il s’agit de se laisser pousser les poils pour démontrer que c’est quelque chose de naturel, pour qu’on cesse d’être horrifié à la simple vue de quelques poils et qu’on laisse les personnes avoir le libre choix de se raser ou non. Perso, je suis tout sauf à l’aise avec ça (shame on me, peut-être!). Je déteste les poils. Oui, la vue d’une touffe de d’ssous de bras pendant que je suis en train de manger tranquillement mon dîner me lève franchement le cœur. Oh! J’ai osé le dire tout haut! Oups! Quelle fille superficielle je fais! Ben non, je crois sincèrement que j’ai le droit…de toute façon, c’est en moi et ce n’est pas une campagne de sensibilisation qui va vraiment m’aider à changer ça. Je suis comme ça, point et je ne crois pas qu’on puisse juger la façon d’être d’une autre personne. Donc, est-ce que je serais à l’aise de participer à cette campagne juste pour faire comme les autres et être cool et impliquée dans une cause? Non.

C’est un peu la même chose pour la journée sans maquillage. Qui peut juger du fait que, toi, tu n’es pas à l’aise d’y participer?! Personne! Les femmes qui jugent les autres femmes parce qu’elles se maquillent lors de cette journée, s.v.p., arrêtez ça tout de suite! Si vous le faites, c’est que vous n’avez pas compris le but de la journée. On ne veut pas mettre une pression supplémentaire sur les épaules des femmes, on veut faire voir la réalité telle qu’elle l’est. La femme qui se maquille ne manque pas nécessairement de solidarité envers les autres, elle n’est simplement pas bien dans le fait de montrer son visage à découvert et elle a tout à fait le droit. En mettant de la pression, c’est souvent là que certaines se mettent à « tricher » et à n’être finalement naturelle qu’à 50%. Au lieu d’améliorer la situation, on l’empire. Pour certaines femmes, le fait de montrer son visage au naturel est un peu comme se dénuder ou d’entrer dans son intimité. On se doit de respecter ça.

La Journée sans maquillage devrait être une journée où on célèbre la diversité des visages, la beauté au naturel, mais ne devrait en aucun cas être une journée de jugement envers les filles qui ont tendance à utiliser plus d’artifices pour se sentir belles. C’est une journée pour dénoncer les normes de beauté trop sévères et non pour critiquer celles qui succombent à cette pression puisque, de toute façon, on s’entend qu’à différents niveaux, nous succombons tous et toutes à cette pression de la société. Vous croyez être indifférent à ça? Détrompez-vous! Personne n’est meilleur qu’un autre. Respectons-nous dans nos choix!

Que vous ayez ou non des faux cils, faux cheveux, faux seins, du poil, que vous soyez maquillée un peu, beaucoup, passionnément, on s’en fout! Vous êtes beaux et belles à votre façon et, l’important, c’est que vous soyez bien avec vous-même!

Hey…bonne Journée avec ou sans maquillage, le 6 juin prochain!

[maxbutton id= »3″]

[maxbutton id= »7″]

Sources :

  1. Équilibre. | En ligne | : https://www.monequilibre.ca/mon-corps/55-journee-sans-maquillage Page consultée en mai 2019.
  2. Équilibre. |En ligne | : https://equilibre.ca/documents/files/quilibre-entrevuefd-ld-finale.pdf Page consultée en mai 2019.

Carnophobie généralisée – Quand la viande est devenue poison

Le végé est à la mode! Vous vous questionnez sur cette nouvelle vague? Est-ce qu’on devrait éviter la viande? La réponse ici!

Quel est le sujet le plus discuté concernant la nutrition ces temps-ci? Le végétarisme. Le Guide alimentaire 2019 a semé l’émoi dans la population lors de sa sortie en début d’année, car il suggère dorénavant de consommer plus souvent des aliments protéinés d’origine végétale. Selon une étude des universités Dalhousie et de Guelph, ce sont 6 millions et demi de Canadiens qui ont diminué ou éliminé leur consommation de viandes dans les derniers mois1. La vague de changement se fait donc clairement sentir. La question demeure : Devrait-ton avoir peur de manger de la viande?

Je vous avertis d’avance, dans ce texte, j’irai un peu en sens contraire de la mode actuelle. Je sais que j’aurai à peser mes mots pour que mon message soit bien interprété et que, malgré tout, certains comprendront tout croche, mais je trouve ça quand même important de partager mon opinion de professionnelle en nutrition sur le sujet. Je ne m’appelle pas « maudite nutritutrice » pour rien. Je ne suis pas là pour plaire, mais pour enseigner. Par contre, aller en sens contraire d’une foule, c’est un défi. Si jamais tu es un vegan pur et dur, je te suggère d’arrêter ta lecture dès maintenant, mon texte ne s’adresse pas à toi. Je m’adresse aux gens qui essaient de comprendre ce qui se passe présentement, ceux qui désirent savoir s’ils vont vraiment mourir demain matin s’ils continuent de manger de la viande et qui veulent comprendre comment ce qu’on consomme depuis toujours est soudainement devenu L’ALIMENT À ÉVITER.

Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom! Allo les fans d’Harry Potter! 😀

Une tempête dans un verre d’eau

D’abord, je considère qu’on a fait une tempête médiatique avec quelque chose qu’on savait déjà et que les nutritionnistes répétaient depuis plusieurs années. En fait, depuis que je suis nutritionniste (j’ai gradué en décembre 2007), j’ai toujours répété le même message : diminuez vos portions de viandes et essayez d’intégrer plus souvent au menu des protéines d’origine végétale. D’ailleurs, regardez donc ce que j’ai trouvé dans le guide alimentaire 2007 :

« Consommez souvent des substituts de la viande comme des légumineuses ou du tofu ». Oh, surprise! Quoi, on le recommandait déjà dans le guide alimentaire de 2007?! Bien…oui!! Comme quoi les médias ont pas mal plus de pouvoir qu’on le croit sur les messages qui sont véhiculés et ceux qui ne le sont pas. En 2007, ce n’était pas encore à la mode de parler de végétarisme mais, en 2019, si tu es cool, tu parles le langage full végé/vegan/anti-carnivore! Les influenceurs le font et, ce que les influenceurs font, on le fait tous! C’est pourquoi les médias se sont garrochés là-dessus (et aussi sur le fait que le lait ne faisait supposément plus partie du guide alimentaire, alors que c’est faux, mais je pourrais écrire un texte en entier là-dessus, donc je vais juste fermer ma parenthèse!). Gardez en tête qu’on vous partage ce qui attire des clics. Le végétarisme attire des clics, alors on a souligné en caractère gras le fait que le nouveau guide alimentaire favorisait les protéines végétales. Vous avez donc possiblement cliqué là-dessus, avez lu l’article qui étalait en long et en large les méfaits d’une grande consommation de viandes (sans aucune nuance) et vous vous êtes mis à la craindre un peu ou beaucoup….alors qu’en 2007, à la sortie de l’avant-dernier guide alimentaire, votre consommation de viandes était probablement le moindre de vos soucis. Pourtant, en manger beaucoup était toute aussi nocif à ce moment-là et on le savait.

Sur quoi se base-t-on pour faire des recommandations à une population?

Quand on fait des recommandations à une population, c’est parce qu’on a étudié ses individus et on a établi une liste des améliorations à apporter à leur style de vie pour qu’ils soient en meilleure santé. Certaines populations se ressemblent, d’autres moins. Par exemple, l’alimentation des Canadiens ressemble à l’alimentation des Américains, mais ressemble moins à celle des Japonais. C’est pour cette raison qu’il y a différents guides alimentaires pour différents pays. Donc, quand les professionnels de Santé Canada recommandent aux Canadiens de favoriser les protéines végétales, ce n’est pas parce que de consommer de la viande est nécessairement dangereux, mais parce que, chez nous, on en consomme trop (particulièrement les viandes rouges et les viandes transformées, j’y reviendrai) et qu’on consomme trop peu de protéines végétales, donc on ne profite pas de leurs bienfaits.

En me basant sur les données d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, pour 2017, les Canadiens auraient consommé, en moyenne, 57,8 kg de viandes/habitant 2. Ça voudrait dire que la moyenne quotidienne de consommation de viandes seulement (ça exclut les poissons, les crustacés et tous les substituts comme les œufs et les noix) pour un canadien était alors de 158 g par jour. Quand le guide alimentaire présentait encore des portions, une portion de viande était de 75 g. Donc, la moyenne de consommation par habitant était au-delà de 2 portions de viandes par jour. Encore une fois, je précise qu’on parle de viandes seulement, donc en considérant qu’on suggérait 2 portions de viandes ET SUBSTITUTS pour les femmes et 3 pour les hommes, ça ne laissait pas beaucoup de place aux substituts. Bref, en constatant que les Canadiens ont encore une consommation assez élevée de viandes et une consommation plus faible de protéines d’origine végétale, la recommandation de Santé Canada de favoriser les aliments protéinés d’origine végétale va de soi! Est-ce que ça veut dire pour autant que la viande devrait être bannie? Bien non! Ne tombons pas d’un extrême à l’autre!

Quels sont les aspects négatifs reliés à la consommation de viandes?

Évidemment, je ne peux pas passer à côté de l’aspect environnemental, mais je vous en parlerai un peu plus loin. Pour l’instant, concentrons-nous sur les impacts que ça peut avoir sur notre corps.

Athérosclérose pouvant mener à un AVC ou un infarctus

Dans la viande, il y a du cholestérol et des gras saturés, 2 nutriments qui ne sont pas des alliés pour une bonne santé quand on en retrouve en grande quantité (et même moins quand une personne à une maladie chronique comme le diabète ou une maladie cardiaque). Un peu de cholestérol et de gras saturés, dans un contexte de saine alimentation (consommation de beaucoup de légumes et fruits, de produits céréaliers à grains entiers, etc.) et d’un mode de vie actif, c’est tout à fait acceptable. L’idée est de limiter les quantités, entre autres en prenant des portions plus petites, en choisissant des coupes plus maigres, en enlevant le gras visible, etc. On ne se le cachera pas, souvent, les viandes sont accompagnées de sauces riches ou sont cuites de manière à ajouter beaucoup matières grasses, de sel et parfois même de sucres (certaines marinades) et c’est là que ça devient problématique. Donc, quand vous consommez de la viande, surveillez ce que vous y ajoutez et privilégiez des modes de cuisson qui demandent moins de gras. Le fait de cuire la viande à haute température peut aussi être risqué puisqu’il peut y avoir formation de substances cancérigènes. Limitez la friture et la cuisson sur le barbecue et sur le grill. Plus la viande est carbonisée, plus il y a formation de substances cancérigènes.

Évitez de faire calciner vos viandes!

Les viandes rouges, les viandes transformées et le cancer

Ce qui a beaucoup fait jaser par rapport à la viande ces dernières années, c’est le lien que des études ont fait entre certains cancers et la consommation de viandes rouges et de viandes transformées, particulièrement le cancer colorectal. Il pourrait aussi y avoir un lien avec le développement de maladies cardiovasculaires et le diabète. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont classé la consommation de la viande rouge comme étant probablement cancérogène pour l’homme et la viande transformée comme étant cancérogène pour l’homme. L’OMS va encore plus loin concernant les viandes transformées et précise que chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement accroît le risque de cancer colorectal de 18%3. La question que vous vous posez peut-être à ce moment-ci, c’est qu’est-ce qui est considéré comme étant une viande rouge et qu’est-ce qui est considéré comme étant une viande transformée? Voici les définitions de l’OMS :

Viandes rouges : Tous les types de viande issus des tissus musculaires de mammifères comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre.

Viandes transformées : Viandes soumises à différents traitements pour augmenter leur durée de conservation (salaison, maturation, fermentation, fumaison ou d’autres processus mis en œuvre pour rehausser sa saveur ou améliorer sa conservation), par exemple le jambon, les saucisses, le bacon, le salami et autres charcuteries.

C’est certain qu’en lisant ceci, c’est assez alarmant. On a tout de suite tendance à se dire qu’on arrêtera complètement d’en consommer. C’est pourquoi je veux aussi vous partager les réflexions du Dr Christopher Wild, Directeur du CIRC : « Dans le même temps, la viande rouge a une valeur nutritive. Par conséquent, ces résultats sont importants pour permettre aux gouvernements comme aux organismes de réglementation internationaux de mener des évaluations du risque, et de trouver un équilibre entre les risques et les avantages de la consommation de viande rouge et de viande transformée, et de formuler les meilleures recommandations alimentaires possibles»3.

Allons voir ce qu’en pensent d’autres scientifiques et professionnels de la santé.

Recommandations du Fonds mondial de recherche contre le cancer

Selon le Résumé scientifique du rapport « Alimentation, Nutrition, Activité Physique et Prévention du Cancer : une Perspective Mondiale » du Fonds mondial de recherche contre le cancer, les recommandations sont de consommer moins de 500 g de viande rouge par semaine, dont une part minime ou nulle de charcuterie. Toutefois, dans le rapport, on peut aussi lire ceci : « Une approche intégrée des preuves scientifiques démontre que de nombreux aliments d’origine animale sont nutritifs et bons pour la santé lorsqu’ils sont consommés en quantités modérées. En outre, la viande peut apporter des nutriments importants, notamment des protéines, du fer, du zinc et de la vitamine B 12. Le panel souligne que cette recommandation n’encourage pas une alimentation sans viande ou comprenant très peu d’aliments d’origine animale »4.

Donc, la viande apporte aussi des bienfaits!

Vous savez, quand je vous dis qu’on doit respecter le juste milieu dans tout, eh bien, c’est de ça dont je parle. Que ce soit du côté de l’OMS, du CIRC ou encore du Fonds mondial de recherche contre le cancer, personne ne s’est mis à paniquer et à dire qu’on ne devrait plus jamais manger de viande. Ils ont tous calmement pensé à l’autre côté de la médaille et ont réfléchi aux conséquences que le fait de ne plus consommer de viandes pourrait avoir sur certaines personnes.

Bien sûr, pour les viandes transformées, je n’ai pas beaucoup de points positifs à leur donner, mis à part que c’est bon, de temps en temps, une tranche de bacon! Par contre, pour la viande rouge, c’est vrai qu’elle contient plusieurs nutriments importants et surtout, facilement assimilables par notre corps, comme la vitamine B12 et le fer (qu’on peut aussi aller chercher dans les viandes blanches, toutefois).

Ce qui me fâche, c’est, par exemple, quand je lis des vegans qui tentent de convaincre des gens d’éliminer la viande en disant que les légumineuses contiennent beaucoup plus de fer que le bœuf.

Attention, c’est vrai qu’ils peuvent en contenir plus en terme de quantité, mais le fer contenu dans le bœuf est beaucoup plus biodisponible que celui provenant des légumineuses, ce qui veut dire qu’il sera mieux absorbé par notre corps. Le fer provenant des viandes est appelé « fer hémique » et celui provenant des végétaux est appelé « fer non-hémique ». Le fer non-hémique est moins bien absorbé par notre corps. Donc, la pauvre maman qui fait de l’anémie et qui ne s’est pas fait expliquer le concept du fer hémique et non-hémique risque fort bien de ne pas améliorer sa situation si elle croit que les légumineuses feront des miracles pour elle! Si elle avait su que ce ne sont pas toutes les formes de fer qui sont égales, ça lui aurait permis de penser à ajouter une source de vitamine C (poivron rouge, fraise, kiwi, orange) à son repas de légumineuses, car cette vitamine augmente l’absorption du fer non-hémique.

Question environnementale

Une des raisons qui fait que certaines personnes voient les consommateurs de viandes d’un mauvais œil, c’est que l’élevage est l’une des causes principales des problèmes d’environnement les plus pressants, soit le réchauffement de la planète, la dégradation des terres, la pollution de l’atmosphère et des eaux et la perte de biodiversité5.  Évidemment, il faut y voir le plus rapidement possible. Par contre, la solution n’est pas de radier tout élevage de la planète.

Déjà, en 2006, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture avait des pistes de solutions comme la restauration des terres endommagées par la conservation des sols, une meilleure gestion des systèmes de pâturage, l’amélioration de la nutrition animale et de la gestion du fumier pour réduire les émissions de méthane et d’azote, l’amélioration de la protection des zones vierges, etc. Où en sommes-nous? Il n’y a pas grand-chose de fait!

En plus, quand on se dit qu’au Canada seulement, 60% de la nourriture produite est gaspillée, soit 35,5 millions de tonnes métriques par année6, je crois qu’on a là une bonne piste de solution à notre problème. Imaginez la quantité de viandes qu’on retrouve là-dedans…et on ne parle que du Canada ici. Donc, oui, de diminuer sa consommation de viandes peut être une solution, mais de limiter ce terrible gaspillage en serait une pas pire pantoute aussi, il me semble!

Comprenez-moi bien, le but de ce texte n’est pas vous dire de manger de la viande sans vous soucier de votre santé et de l’environnement, au contraire! Si la nouvelle mode du végétarisme fait en sorte de sensibiliser certaines personnes à consommer moins de viandes, tant mieux! Le problème est plutôt que, souvent, ce sont les personnes déjà soucieuses de leur alimentation qui vont modifier leurs habitudes de vie de façon drastique (par exemple en bannissant carrément la viande), alors que ce n’est pas ce qu’on recommande.

La mode des burgers végé

Ce qui me dérange aussi, c’est le manque de clarté dans le message véhiculé qui fait que certaines compagnies se mettent à surfer sur cette vague pour faire du profit. On a associé végétarisme à « santé », mais ce n’est pas toujours le cas. Des chips, c’est végé, t’sais! Quand je regarde les burgers végé qui font fureur ces temps-ci, ça me jette par terre. J’en ai comparé 2 semblables d’une même compagnie :

  Version végé Version régulière
Lipides totaux (gras) (g) 29 20
Protéines (g) 22 19
Calories 500 400

Je vais vous laisser juger par vous-même. Quant à moi, de la malbouffe, qu’elle soit végé ou non, c’est de la malbouffe…il ne faut juste pas se faire croire des peurs. Choisissez donc en fonction de ce que vous aimez le plus, je crois que ce sera plus logique que de penser que vous faites un choix santé en optant pour la version végé. En plus, même au niveau environnemental, je me questionne. J’ai vu que l’huile de coco était utilisée dans la fabrication des boulettes végé…si je ne me trompe pas, c’est fabriqué en Asie du Sud-Est…pas à la porte, hein?! Donc, est-ce que c’est un meilleur choix environnemental? Je ne sais pas, mais permettez-moi de me questionner.

Le problème en nutrition, c’est qu’on tombe souvent dans les extrêmes. Les gens viennent mêlés parce que rien n’est tout noir ou tout blanc, tout est toujours gris, mais les choses sont majoritairement expliquées en blanc ou en noir pour simplifier le tout. C’est comme s’il fallait absolument prendre un côté ou l’autre, alors que le juste milieu est souvent la solution idéale. Oui, le fait de consommer trop de viandes, surtout les viandes rouges et les viandes transformées, augmente les risques pour la santé, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’on doit tous devenir végétariens! La viande a aussi ses avantages! Non, elle n’est pas devenue un aliment à éviter à tout prix. Par contre, encore là, est-ce que ça veut dire que c’est impossible d’être végétarien ou végétalien et en santé? Bien non! C’est possible, tant qu’on ne fait pas ça n’importe comment et qu’on sait comment aller chercher les nutriments qui seront moins facilement accessibles. Bref, peut-on arrêter cette guerre entre végés et carnivores? À chacun sa façon de s’alimenter, de vivre sa vie, de faire ses propres choix!

[maxbutton id= »3″]

[maxbutton id= »7″]

Sources :

  1. Radio-Canada. | En ligne | : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1157210/produits-vege-gagnent-popularite-vegane-vegetalien-vegetarien-consommation-viande Page consultée en mai 2019.
  2. Agriculture et Agroalimentaire Canada. | En ligne | : http://www.agr.gc.ca/fra/industrie-marches-et-commerce/renseignements-sur-les-secteurs-canadiens-de-l-agroalimentaire/volaille-et-ufs/information-sur-le-marche-de-la-volaille-et-des-oeufs-industrie-canadienne/indicateurs-de-l-industrie/consommation-par-habitant/?id=1384971854413 Page consultée en mai 2019.
  3. Organisation mondiale de la santé. | En ligne| : https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/cancer-red-meat/fr/
  4. Fonds mondial de recherche contre le cancer. RÉSUMÉ SCIENTIFIQUE DU RAPPORT Alimentation, Nutrition, Activité Physique et Prévention du Cancer : une Perspective Mondiale. | En ligne |: https://www.wcrf.org/sites/default/files/french.pdf Page consultée en mai 2019.
  5. Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. |En ligne|: http://www.fao.org/ag/fr/magazine/0612sp1.htm Page consultée en mai 2019.
  6. Radio-Canada. | En ligne | : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1147385/gaspillage-nourriture-poubelle-second-harvest Page consultée en mai 2019.

Rêver de ses kilos

Penses-tu souvent à ton poids? Est-ce que ça influence tes choix au quotidien? Es-tu tannée que ça prenne toute cette place dans ta vie? Ça s’arrête ici!

Combien de fois par jour penses-tu à ton poids? 5, 10, 15…100 fois? Trop souvent, probablement. Crois-tu être seule à y penser autant? C’est loin d’être le cas, puisque 73% des femmes souhaitent perdre du poids et 22% disent que la gestion de leur poids mène carrément leur vie1. Pour les hommes, le portrait n’est pas vraiment mieux puisqu’une étude a démontré que des hommes qui devaient choisir un modèle de corps qu’ils souhaiteraient avoir optaient pour des corps d’hommes musclés qui pesaient, en moyenne, 26 livres de plus qu’eux 2! Bref, l’insatisfaction corporelle, c’est assez commun, gars ou fille.

On le fait tous, on se scrute à la loupe : un petit pli de trop par-ci, un peu trop de cellulite par-là, pas assez de muscles, pas assez de fesses, trop de ventre… les complexes sont nombreux.

Pour nous aider à s’aimer encore plus, on se fait bombarder par toutes les publications Instagram, TikTok et Facebook de ce monde qui nous font croire qu’on devrait, nous aussi, avoir un corps de rêve comme celui de la belle blonde dans le mini bikini Victoria’s Secret ou du colosse qui pose pour la pub de  suppléments de protéines. On le sait qu’ils sont probablement photoshopés et que ce n’est pas la réalité, mais maudine qu’on aimerait ça leur ressembler!

Surexposés au fake

Le problème, c’est que, les photos sont tellement souvent modifiées que, même si on connaît le phénomène, en étant constamment exposée à des corps parfaits, on finit par normaliser ces silhouettes sans vraiment en être consciente.  Une étude de 1999 a conclu « qu’une femme voyait environ 1200 publicités par jour, dont un tiers contenait un message relatif à l’apparence physique. »1 (j’imagine que ça ne doit pas être mieux pour les hommes)…on parle de 1999, imagine plus de 20 ans plus tard avec tous les médias sociaux! En plus, ce que sous-entendent souvent ces messages, c’est que c’est facile d’avoir un corps aussi parfait, il suffit d’y mettre quelques efforts!

Donc, on se dit qu’on devrait s’abonner au gym mais, encore là, on est souvent intimidée avant même d’y avoir mis le pied en voyant leurs pubs de corps découpés en couteau. Je ne sais pas pour toi, mais moi, quand je vais au gym, je suis loin d’être le belle mannequin toute fraîche avec la queue de cheval bien droite et le maquillage impeccable. Je sue ma vie, j’ai les cheveux dans tous les sens, je suis rouge comme si j’avais mangé 50 ailes 9-1-1, bref, je ressemble à une fille qui s’entraîne pour vrai. À moins que tu ailles au gym que pour prendre des photos Instagram, tu risques aussi d’avoir l’air de ça. Donc, pourquoi est-ce qu’on nous montre toujours des miss parfaites avec un derrière signé Jennifer Lopez et un p’tit top sexy qui leur fait même pas de bourrelet de d’ssous de bras ou encore des monsieurs Muscles avec juste assez de sueur qui perle sur leur 6 packs?! Tout ce que ça fait, c’est qu’on n’a pas le goût d’y aller au foutu gym, parce qu’on a bien trop peur de se faire juger avec notre corps tout-ce-qu’il-y-a-de-plus-normal, c’est-à-dire un corps avec des imperfections. Résultat : on ne bouge pas.

Si on suivait les normes que les médias (télé, magazines, Internet) nous exigent, on devrait avoir la jeunesse éternelle, être mince (voire maigre) et être ferme et lisse de partout. À part Barbie et Ken qui, je te le rappelle, sont faits en plastique, je ne connais personne qui peut satisfaire à ces normes qui sont totalement à l’opposé de la réalité. Les rides, la cellulite, les bourrelets, les seins mous, c’est ÇA la vraie vie. Si on essaie de te faire croire le contraire, on te vend des mensonges.

Et maintenant, on fait quoi?

Maintenant qu’on sait ça, est-ce que ça veut dire qu’on devrait s’assoir devant notre Pinterest et se mettre à haïr chaque photo modifiée qui y passe en hurlant que c’est juste du fake et que c’est de leur faute si on ne s’aime pas et qu’on est obsédé par notre poids? Bon, oui, ça peut être une partie de la solution haha! Par contre, pour te simplifier la vie, désabonne-toi de ce genre de contenu. Pour aider ton algorithme à savoir que tu ne veux plus être exposée à ça, évite d’aimer ou de partager ce genre de publications, n’écoute pas les vidéos pendant plusieurs secondes (plus tu passes de temps devant une vidéo, plus l’algorithme croit que tu aimes ça) et tu peux même, selon le réseau social, indiquer que le contenu ne t’intéresse ou le signaler si tu considères qu’ils dépassent les bornes.

Toutefois, ce ne sont pas SEULEMENT ces images qui ont bâti notre image corporelle, c’est un ensemble de plusieurs facteurs qui, mis ensemble, forment la bibitte complexe qu’on est. On a souvent beaucoup de travail à faire sur soi-même, entre autres sur nos croyances par rapport au poids et sur comment on parle de nous-mêmes. Ce n’est pas vrai que notre corps est malléable au point qu’on peut le mouler comme on veut « si on se botte les fesses ». C’est inutile de souhaite atteindre un modèle précis parce que notre corps, il est unique. Arrête de vouloir le faire rentrer dans un moule pour lequel il n’est pas fait. Tu en as un moule et il est bien correct. Plus on mise sur des changements physiques et sur une perte de poids sur la balance, plus on risque de développer un mauvais lien avec les aliments et son corps. Demande-toi plutôt ce qui t’apportera un niveau plus élevé de réel bonheur et bien-être. On croit que la solution se trouve dans une perte de poids, mais l’est-elle vraiment? Qu’est-ce qui se cache derrière ton envie d’être plus mince ou plus musclée? La réponse est plutôt là. Mais ça, ça demande du temps et des efforts de réflexion, chose à laquelle la culture des diètes ne nous a pas habitués.

Je vais juste « faire attention »

Je vais peut-être te surprendre, mais le simple fait de « faire attention » à notre poids est un facteur de risque lié à la prise de poids. Quoi?! Tu as bien lu.

Les gens qui se restreignent se déconnectent de leurs signaux de faim et de satiété, ce qui fait en sorte que, quand ils recommencent à manger normalement, ils ne reconnaissent plus les signaux envoyés par leur corps. En plus, le corps réagit à une restriction en calories comme s’il était menacé par une famine. Il se met donc en mode « défense » et diminue son métabolisme de base (énergie qu’on dépense au repos pour les fonctions vitales comme respirer ou digérer), ce qui fait qu’on dépense moins d’énergie pour faire le même travail qu’avant. (Tu penses que c’est vraiment poche? C’est pourtant un moyen de défense qui a fait en sorte que des gens ont survécu aux famines à une autre époque…donc qui fait que tu es là aujourd’hui, ce qui n’est pas si mal selon moi!) Bref, il n’est pas rare qu’on se retrouve pris au piège dans le fameux effet yo-yo, c’est-à-dire qu’on perd du poids au départ pour ensuite le regagner…et parfois même plus!

Fait intéressant : des chercheurs ont remarqué que l’augmentation de l’obésité depuis les années 1970 coïncide avec le moment où les diètes amaigrissantes sont devenues un élément du mode de vie 3. Pur hasard?

La force du mental, the mental toughness

En plus, il ne faut pas oublier que les privations peuvent mener à des rages alimentaires. Au début, on est motivé. Adieu les chips, le chocolat, la pizza, les frites…on se sent plus fort que Hulk d’être capable de leur dire non.

Cochonneries, vous devrez me passer sur le corps avant que j’accepte de vous manger!

Les jours passent et ces aliments prennent de plus en plus de place dans notre tête, mais on est fort, on résiste! Notre conjoint nous en mange en pleine face, mais on résiste toujours! La publicité qui passe pendant notre p’tit film du vendredi soir essaie tant bien que mal de nous faire manger les maudits chips qui font crrrrrrrunch, présentés en gros plan pour nous faire saliver…surtout le plus foncé, extra ketchup, de forme parfaite, même pas cassé, qui nous regarde dans le fond du sac…NON, il ne nous aura pas! Donc, on va donc se coucher en rêvant à des patates en tranches minces, trempées dans l’huile pétillante et saupoudrées de ketchup, elles nous courent après dans un champ (voir l’image au ralenti) en criant MAAANNNGE-MOIIII (quoi, juge-moi pas, chacun ses rêves OK?!! :P). Jusqu’au jour où on se dit : « ben là, je ne pourrai quand même pas m’empêcher de manger des chips toute ma vie, je peux bien en prendre juste un…deux….juste quelques-uns…il était pas plein ce sac-là?!! ». Et c’est à ce moment que vient la montagne de reproches :

« Maudite sans-cœur, t’as pas de volonté ».

« Tu peux ben être grosse, t’es-tu vu manger, une vraie truie ».

Etc.

Tout ça, c’est faux. Ce n’est pas une question de volonté, c’est NORMAL de perdre le contrôle après s’être privé, de là l’importance de ne pas tomber dans ce cercle vicieux : privation – rage – déception – motivation – privation –rage …et ainsi de suite. Tout ça en écorchant un peu plus notre estime de soi qui, elle, nous entraîne à rester dans ce cercle vicieux. Quand on est pris dedans, il faut avoir le courage de mettre un pied à terre. On a peur de se tordre la cheville parce que ça tourne bien vite ce cercle-là, mais il faut avoir l’audace d’y mettre un frein si on veut en sortir.

Comment on s’en sort? On doit, entre autres, apprendre à ne plus diviser les aliments comme étant bons ou mauvais, mettre de côté la culture des diètes et surtout, apprendre tranquillement à apprivoiser notre corps. C’est tout un défi, mais c’est le premier pas qui est le plus difficile à faire. La bonne nouvelle, c’est que tu en as déjà fait un, celui de lire cet article jusqu’ici.

Je me doute que tu as un sentiment de méfiance présentement, en te disant que tu prendras du poids si tu fais ça. C’est exactement le réflexe que tu dois essayer d’ignorer pour arriver à te sortir du fameux cercle vicieux dont je te parlais un peu plus haut. Mets l’aspect poids de côté pour une fois dans ta vie et pense seulement qu’à ton bien-être et ta santé globale (physique et mentale).

Si tu as lu ce texte, c’est probablement parce que tu as déjà essayé plusieurs méthodes pour perdre du poids et/ou pour te sentir mieux dans ton corps, mais que ça n’a pas fonctionné. Il est donc temps de changer ta façon d’aborder l’alimentation et l’activité physique (dont j’ai peu parlé dans cet article, je laisse cette spécialité aux kinésiologues!). Tu mérites d’être bien et d’arrêter de perdre tout ce temps de ta précieuse vie à penser à ton poids et agir en fonction de celui-ci.

Voici mon programme « Mieux dans mon corps » basé sur les principes présentés dans cet article. ATTENTION: Assure-toi de bien écouter la vidéo de présentation et de comprendre les objectifs du programme avant de te lancer. Mon but n’est pas de vendre à tout prix, mais bien de vendre aux personnes qui sont réellement intéressées par cette approche! Si c’est le cas, clique sur la photo pour + d’infos!

[maxbutton id= »3″]

[maxbutton id= »7″]

Sources :

  1. Association pour la santé publique du Québec. |En ligne|
    http://www.aspq.org/uploads/pdf/4cd85e2f454dc1-image-corporelle.pdf. Page consultée en avril 2019.
  2. Dre Stéphanie Léonard, psychologue. |En ligne| http://www.vivreavecsoncorps.ca/les-hommes/. Page consultée en avril 2019.
  3. Brochure Choisir de maigrir? Équilibre |En ligne| https://equilibre.ca/uploads/publication/22-document-1.pdf Page consultée en mai 2019.

Je t’explique une fois pour toutes pourquoi ton corps n’a aucunement besoin de détox!

Avertissement : En lisant cet article, tu découvriras LE secret le mieux gardé de l’industrie de l’alimentation et de la santé. Je ne suis pas responsable des effets secondaires possibles, lecture à tes risques!

« Spécial détox : les 5 boissons de stars du moment! », « Une cure détox pour améliorer la digestion », « Cure pureté 3 jours », « Cure détox : juicing, fitness et alimentation vivante »…une simple petite recherche Google m’a permis de trouver toutes ces expressions en lien avec la détoxification du corps en moins d’une minute. Je te mets au défi de répondre le plus honnêtement possible à la question suivante : comment t’es-tu sentie à l’intérieur en lisant ces lignes? Ballonnée, en mauvaise santé, crasseuse de l’intérieur même? Si on fait le grand ménage du printemps dans nos maisons une fois par année, pourquoi ne pas le faire aussi pour notre corps après un lonnnnnnng et interminable hiver à manger de la bouffe réconfortante et rester assise devant District 31?

Je vais te répondre de la façon la plus simple, mais aussi la moins fashion : tu n’en as juste pas besoin. Booom! Ok, pas tant « boom » puisque je t’avais déjà donné la réponse dans le titre. J’imagine que, si tu as quand même choisi de lire l’article, c’est parce que tu as assez d’ouverture d’esprit pour enfin comprendre pourquoi ton corps n’a pas besoin d’aide pour se nettoyer lui-même…bien de l’intérieur là…parce que de l’extérieur, je te suggère fortement de lui donner un p’tit coup de main, question de garder tes amis, hihi!

Pourquoi vendre des produits et cures détox?

Avant de tomber dans le cours de biologie 101 pour t’aider à comprendre le fonctionnement de certaines parties du corps humain, je veux t’expliquer brièvement pourquoi on continue d’essayer (et souvent réussir, à mon grand désespoir) de te vendre des produits détox.

Prenons comme exemple le livre de la comédienne québécoise Jacynthe René, « Vive la détox gourmande ». C’est un livre qui est devenu best seller en 6 jours, qui a été réimprimé 3 fois en 3 semaines, qui était encore au palmarès des libraires (2e et 3e position) 4 semaines après sa sortie et qui a été « mention Coup de cœur » Renaud Bray et « On aime »  Archambault. Le livre est sorti en août 2014 et, en date de septembre 2015,  il avait été vendu à 27 000 exemplaires1. À 30$ par exemplaire, on parle de 810 000$ de revenus en 1 an. Je n’ai pas les chiffres actuels, mais je suis certaine que les ventes se poursuivent encore aujourd’hui, 4 ans plus tard, avec les chiffres qui vont avec. N’oublie pas qu’ici, on ne parle que d’un livre. On ne parle pas des ventes subséquentes de ses produits détox. Donc, je ne crois pas avoir besoin de te faire un dessin pour que tu comprennes à quel point c’est lucratif, la détox. Quand on s’associe, en plus, à une belle femme d’apparence jeune, douce, gentille, honnête, en santé, on tape pas mal dans le mille. C’est vrai pour Jacynthe René, mais c’est aussi vrai pour Gwyneth Paltrow aux États-Unis et je suis certaine que tu as plein d’autres exemples en tête.

Attention, je ne suis pas en train de remettre en doute la sincérité de ces vedettes. Au contraire, je crois qu’une autre raison pour laquelle on continue de vendre ces produits, malgré le fait qu’ils soient controversés, c’est que plusieurs y croient sincèrement. Si, pour ces personnes, le produit a été une révélation, je peux comprendre qu’elles aient envie de partager la bonne nouvelle et d’aider les autres à se sentir mieux aussi. Malheureusement, ce n’est pas parce qu’un produit a été « efficace » pour une personne qu’il le sera pour une autre. En plus, je me questionne fortement sur ce qu’elles considèrent comme étant « efficace ». C’est sûr que, quand on est convaincu qu’un produit va nous nettoyer l’intérieur du corps et qu’on voit le tout sortir de manière assez convaincante 💩 (désolée pour l’image mentale), on se dit que ça a été efficace.

Par contre, quand on comprend mieux ce que contient le produit et l’effet qu’il a sur notre corps, on est plus apte à tirer de meilleures conclusions. En fait, les produits détox contiennent souvent des laxatifs, des diurétiques (qui font uriner) et des émollients (qui ramollissent les selles). Donc, si tu as beaucoup de selles et/ou d’urine durant cette période, ce n’est pas parce que tu as plein de déchets à faire sortir, c’est parce qu’on a accéléré l’excrétion de tes selles et de ton urine, simplement. Bien sûr, tu te sentiras plus légère à ce moment-là, puisque tu seras déshydratée et que tes intestins seront en grande partie ou complètement vidés. Tu risques alors de te sentir plus mince, moins ballonnée. Au moment où tu seras réhydratée adéquatement et que tu mangeras normalement, ce sera le retour à la case départ.

Plus d’énergie, peut-être, mais…

Pour ceux et celles qui sentent qu’ils ont plus d’énergie, je serais curieuse de voir si on peut vraiment relier ce phénomène à la prise du produit détox ou plutôt au fait que, quand on prend ce genre de produit, on fait aussi, en général, plus attention à son alimentation, on bouge un peu plus et on respecte plus nos heures de sommeil. Bref, on a souvent une meilleure hygiène de vie en général qui, elle, a été prouvée scientifiquement comme pouvant aider à une meilleure santé et un plus grand sentiment de bien-être général.

La détox pour mieux digérer après un abus?

As-tu déjà remarqué que, quand on digère mal, qu’on se sent coupable parce qu’on a mangé « moins santé » (selon les critères sévères de la culture des diètes) ou qu’on est ballonnée, on pense automatiquement qu’il y a quelque chose d’anormal. Mal digéré, être ballonnée, manger des aliments moins nourrissants, ça fait partie de la vie. Arrêtons de croire que c’est parce qu’on a quelque chose qui cloche (jusqu’à une certaine limite, entendons-nous….si le ventre veut te sortir du corps, consulte s.t.p.!). Puisqu’on croit que ce n’est pas correct, on a tendance à se dire qu’on devrait faire une cure pour nettoyer tout ça, comme si ça allait effacer les traces de « junk food » et remettre notre système comme un neuf. Ça ne se passe pas comme ça.

D’abord, aucun produit n’est assez miraculeux pour aller retirer les nutriments qu’on a déjà ingérés (glucides, lipides, etc.). Quand c’est fait, c’est fait, il n’y a pas de retour en arrière. Est-ce qu’on capote? Bien non, on n’en mourra pas, malgré ce que la culture des diètes voudrait bien nous faire croire.

Ensuite, le corps est une machine complexe et chacun digère à sa façon, selon comment il est constitué, ce qu’il a mangé, son niveau de stress, le fait qu’il ait fait de l’activité physique ou non, bref, il y a plein de facteurs qui influencent notre digestion. Ce n’est pas un fleuve tranquille. Parfois, c’est calme et parfois, c’est l’ouragan! Oui, certaines personnes ont de vrais problèmes digestifs et ont besoin de se faire traiter. Par contre, ce n’est pas parce que ça nous arrive de mal digérer que ça signifie qu’on n’est pas en santé et qu’on a besoin d’un traitement quelconque. En plus, supposons que tu aies vraiment un problème digestif. Ce ne sera pas une cure détox qui réglera ton problème, mais bien une consultation avec un médecin ou une nutritionniste.

Le moment où je sors les crocs

Jusqu’à présent, j’ai été assez polie et gentille envers les gens qui vendent des produits détox. Par contre, je le suis moins quand il est question de promesses complètement farfelues. Vendre des produits à des gens sous prétexte qu’ils « élimineront tes toxines », qu’ils « désengorgeront ton foie » ou qu’ils « élimineront tes déchets accumulés », là, on tombe carrément dans le mensonge, donc je me permets de sortir les crocs.

Éliminer tes toxines

Selon le Larousse, une toxine est une « substance toxique élaborée par un micro-organisme et responsable de la capacité de celui-ci à provoquer une maladie ». Je te pose donc la question suivante: Es-tu malade? As-tu des symptômes comme des crampes abdominales, de la diarrhée, de la fièvre, des vomissements ou des maux de tête? Non? Alors, tu n’as aucune toxine dans ton corps. Si tu en avais, tu aurais ces symptômes et ce ne serait pas un jus détox à 15$ qui réglerait ton problème. Tu devrais alors te reposer, t’hydrater et consulter, entre autres, si les symptômes sont sévères ou si les vomissements durent plus de 24 heures2. Les toxines, ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Si tu étais réellement infectée par une toxine et que tu prenais un produit détox contenant un laxatif, tu risquerais une déshydratation très sévère, sans pour autant éliminer la toxine. Donc, méfie-toi de ce genre d’affirmation.

Désengorger le foie

Le foie a plusieurs fonctions pour notre corps. C’est lui qui gère nos nutriments comme les glucides, lipides, protéines, certaines vitamines et certains minéraux. Il s’occupe aussi d’éliminer l’alcool qu’on boit, il gère les médicaments qu’on prend, modifie ou excrète des hormones quand c’est nécessaire, excrète la bilirubine (qui est produite lors de la destruction des globules rouges) pour la rejeter dans les fèces (version polie de caca), il produit les sels biliaires utilisés pour l’absorption des gras et fait plein d’autres choses aussi. Chose certaine, il ne s’engorge pas de quoi que ce soit, justement parce que c’est sa job de jeter ce dont on n’a plus besoin. Il n’a pas besoin d’être nettoyé non plus, c’est lui le nettoyeur! Et, ce n’est pas comme ton lave-vaisselle qui a lui-même besoin d’un petit nettoyage de temps en temps, c’est plus comme un four auto-nettoyeur, mais tu n’as pas besoin d’activer le bouton, il le fait lui-même! Ce qui peut mêler les gens, c’est quand une personne fait des lithiases biliaires ou des « pierres au foie ». On peut penser que c’est dû au foie qui en engorgé, mais ce n’est pas le cas. On ne peut ni prévenir, ni traiter les lithiases biliaires avec des produits détox, puisque ce qui cause ce problème, c’est que la bile ne contient pas assez de sels biliaires ou de lécithine ou qu’il y a un excès de cholestérol. Pour le traitement, on donne des médicaments ou, au besoin, on enlève la vésicule biliaire3. Donc, tout ça n’a rien à voir avec une détoxification.

Si tu n’as pas de maladie du foie, comme une stéatose ou une cirrhose hépatique (des maladies qu’on ne peut ni prévenir, ni traiter par une cure détox), c’est que ton foie fonctionne bien et qu’il n’a pas besoin d’aide.  

Éliminer les déchets accumulés

Le corps n’accumule pas de déchets. Il les excrète au fur et à mesure via notre urine et nos selles. Le foie et les reins s’occupent de gérer ce qui doit rester et ce qui doit partir. Un foie et des reins en santé font très bien le travail et n’ont pas besoin qu’on les aide d’une quelconque façon. S’ils ne faisaient plus assez bien le travail, tu serais déjà morte. Les patients qui ont besoin de dialyse lorsque leurs reins ne sont plus ou plus assez fonctionnels ne peuvent pas se dire : « bah, aujourd’hui, ça ne me tente pas la dialyse, j’irai une autre fois ». Ils en mourraient. On ne peut pas accumuler de déchets toxiques dans notre corps, simplement parce qu’on n’y survivrait pas.

Au niveau des intestins, si le contenu s’accumulait comme certains le prétendent, ça causerait ce qu’on appelle un fécalome. C’est une accumulation de matières fécale dures et sèches dans le côlon ou le rectum qu’on doit retirer en donnant certains agents émoliants et via une chirurgie si le cas est trop sévère. Ça arrive surtout chez les personnes âgées qui ont été alitées sur une longue période ou qui prennent certains médicaments. Ça peut aussi arriver en cas d’abus de laxatifs, donc le fait de faire des cures de détox à répétition a plus de risques de te causer un fécalome que de le prévenir.

LE secret bien gardé!

Je t’ai fait une promesse en début d’article, celle de te partager LE secret le mieux gardé de l’industrie de l’alimentation et de la santé. Je suis une fille de paroles, le voici:

Donc, le secret, c’est que, pour être en santé, on a besoin de…absolument rien de spécial! Pas de plan alimentaire strict, pas de shake ou poudre de perlimpinpin, pas de jus miracle à 15$ ou n’importe quel produit détox, pas de super abdoMAKER ni aucun produit particulier. Tu as simplement besoin de gros bon sens et d’un minimum d’équilibre, mais rien qui ne s’achète sur une tablette de magasin. Bien sûr, si tu es malade, tu dois prendre tes médicaments prescrits et suivre la diète qu’on t’a recommandée.

Arrête de rechercher la solution miracle qui réglera tous tes maux, elle n’existe pas. Tu perds ton temps et ton argent. Améliore une petite habitude de vie à la fois si c’est nécessaire, je te garantis que ce sera vraiment plus gagnant!

[maxbutton id= »3″]

[maxbutton id= »7″]

Sources :

  1. La Presse +. |En ligne| : http://plus.lapresse.ca/screens/34399f6a-d886-46ec-9405-4e824a32743c__7C___0.html Page consultée en avril 2019.
  2. CIUSS Maurice-et-Centre-du-Québec. |En ligne| : https://www.ciusssmcq.ca/soins-et-services/sante-publique-conseils-sante-mieux-etre/maladies-infectieuses/intoxication-alimentaire/ Page consultée en avril 2019.
  3. Tortora, G.J. et Grabowski S.R. Principes d’anatomie et de physiologie. Éditions du Renouveau pédagogique inc. 2001.

Les 5 meilleurs trucs pour manger moins de sucres

Tu te questionnes sur la quantité de sucres que tu consommes dans une journée? Tu aimerais en consommer moins, mais ce n’est pas toujours facile? Voici les 5 meilleurs trucs pour manger moins sucré sans que ce soit super exigeant!

Avec les messages des professionnels de la santé qui nous répètent constamment qu’on mange trop de sucres, on se dit qu’on devrait essayer de les diminuer, mais comment? C’est un peu décourageant puisqu’on sait qu’il y en a de cachés un peu partout. Ça devient difficile de savoir quelle quantité on consomme vraiment. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont « de ramener l’apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale chez l’adulte et l’enfant et il serait encore meilleur pour la santé de réduire l’apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale »1. Euh…quoi?!

Pas de panique! Non seulement cet article va t’aider à comprendre cette phrase à 100$ mais, en plus, je te donne 5 trucs super concrets pour diminuer la quantité de sucres que tu consommes tous les jours sans que ce soit vraiment exigeant!

Sucres « libres », « de kessé? »

Avant de tomber dans les conseils, je vais t’aider à démêler les termes utilisés en lien avec le sucre. Même moi, j’ai de la misère à suivre parfois! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hein?!

On se fait dire depuis toujours qu’il existe différents types de sucres. Bonne nouvelle, c’est vrai! Les sucres font partie de la grande famille des GLUCIDES (amidon, fibres, sucres). La sorte de glucides qu’on souhaite diminuer, ce sont les glucides simples. On va donc se faciliter la vie en les appelant simplement des sucres. Tu penses que ça s’arrête là? Eh bien non, ce serait beaucoup trop facile!

Il faut savoir qu’il y a des sucres qui sont naturellement présents dans certains aliments, soit dans les fruits, le lait et le yogourt et en petites quantités dans les légumes. On doit les différencier des sucres ajoutés, qui eux, se définissent comme étant des « sucres et sirop ajoutés aux aliments et boissons lors de la transformation, la préparation ou à la table. Ceci inclut par exemple le sucre blanc, la cassonade, le miel, le sirop d’érable et le sirop de maïs »2.  Donc, les sucres totaux qu’on retrouve, entre autres, sur les étiquettes de valeur nutritive, sont les sucres naturellement présents dans l’aliment ET les sucres ajoutés.

Ce qui complique les choses, c’est que les sucres naturellement présents dans les aliments, eux, n’ont pas d’effets nocifs démontrés sur notre santé. Pour ce qui est des autres sucres, on constate qu’ils pourraient être associés à une éventuelle prise de poids qui pourrait, à son tour, mener à développer des maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension.

C’est pour cette raison que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) parle maintenant de « sucres libres ». Ce sont les « sucres ajoutés et sucres naturellement présents dans les jus de fruits. Ceci exclut le sucre naturellement présent dans les fruits et légumes frais et dans les produits laitiers »2. Donc, quand on parle de limiter les sucres libres, on ne parle pas du sucre des fruits (sauf les jus) et légumes et du lait. Bonne chose de réglée!


10% de notre apport énergétique total, ça représente quoi?

Avant de comprendre le 10%, il faut savoir qu’est-ce que c’est qu’un apport énergétique total. C’est simplement les calories totales que tu consommes dans une journée. Les besoins en calories sont très variables d’une personne à l’autre selon son âge, son sexe, sa taille, son poids et son niveau d’activité physique. Souvent, pour faire les calculs, on se base sur une personne plutôt sédentaire ou légèrement active qui a besoin d’autour de 2000 calories par jour. Donc, si on fait le calcul, 10% de 2000 calories, ça voudrait dire qu’on ne devrait pas dépasser 200 calories par jour en provenance des sucres libres, ce qui représente autour de 50 grammes ou 12 cuillères à thé. Attention, je te rappelle que je ne parle pas juste du sucre ajouté à ton café, je parle aussi et surtout des sucres cachés dans les aliments et qui n’y étaient pas naturellement présents.

Maintenant que tu es un pro en sucres, tu es prêt à recevoir mes 5 conseils pour manger moins sucré!

1. Bois moins sucré!

Au Canada, notre principale source de sucres ajoutés est les boissons sucrées : les jus, les boissons gazeuses, les boissons énergisantes, les thés glacés,  les eaux et les cafés aromatisés, les boissons alcoolisées sucrées, etc. Ce sont des calories qu’on consomme sans vraiment s’en rendre compte. On ne sent pas notre ventre rempli après les avoir consommés. Donc, on risque de prendre autre chose pour se sentir rassasié sans tenir de toutes les calories qu’on vient d’ingérer.

Évidemment, l’idéal est de boire de l’eau. Il faut créer cette habitude et ça ne se fait pas du jour au lendemain, on doit être patient. Apporte ta bouteille d’eau (réutilisable, please!) avec toi partout où tu vas : au travail, en voiture, sur la table de salon, etc. Mets un pichet d’eau au réfrigérateur pour avoir toujours accès à de l’eau froide rapidement. Dis-toi que, plus tu rends l’eau facilement accessible, plus ce sera facile pour toi d’en consommer.

Je sais que, parfois, on se tanne de boire de l’eau. Pour faire changement, tu peux l’aromatiser avec du citron, de la lime, des petits fruits surgelés, du concombre et de la menthe, ou encore essayer des mélanges originaux comme poire/essence de vanille/bâton de cannelle. Tu peux même essayer les essences de citron, érable, noix de coco, bref, laisse aller ton imagination! L’eau gazéifiée peut faire changement aussi, si elle est non sucrée et que tu la tolères bien (dans le sens que… tu n’as pas l’air d’un ballon gonflable après en avoir bu)!

2. Dilue!

Bon, tu vas me dire, tu es bien plate! Mais non! Souvent, ce qu’on achète est beaucoup trop riche en sucres pour rien parce qu’on veut plaire aux goûts des consommateurs et, qu’en général, les consommateurs ont le goût sucré. Je ne veux pas te dire de faire en sorte que le produit n’ait plus de goût, mais on peut le pimper pour qu’il soit un peu plus santé, sans changer le goût de façon drastique, par exemple :

  • Tu aimes tes céréales sucrées genre Frosted Flakes? Mêle-les avec des moins sucrées comme des All Bran Flakes. Le tigre ne t’en voudra pas 😉
  • Ton jus avec tes toasts le matin, c’est sacré? Et si tu le diluais avec un peu d’eau? Commence graduellement, avec quelques millilitres, mais tu peux facilement te rendre jusqu’à faire moitié-moitié (tu n’es pas obligé de te rendre là!).
  • Le lait au chocolat ou la boisson végétale aromatisée sont souvent assez riches en sucres. Achète la version nature pour en ajouter à ta version aromatisée!
  • Les fameux yogourts! Il y en a tellement! Plusieurs sont pas mal sucrés. Encore là, achète ta saveur préférée et ajoute un peu de yogourt nature dedans, ça fait déjà ça de mieux!

3. Limite le sucre que tu ajoutes toi-même!

Tu aimes ça le café? Tu en prends, 3-4 tasses par jour? Combien de sucres est-ce que tu mets chaque fois? On s’entend, si tu prends un café par jour et que tu mets un sucre dedans, je te laisse tranquille, t’inquiète! Par contre, si tu es du genre 2-3 sucres par café et assez caféinomane, je crois qu’il y a place à amélioration. La clé est d’y aller graduellement. Personnellement, j’ai commencé à boire du café en prenant des mokas. Oui, oui, avec full sucre et extra crème fouettée. Ce n’est pas parce qu’on est nutritionniste qu’on est parfaite, t’sais! Crois-le ou non, aujourd’hui, je bois mon café sans sucre et, si la madame du Tim Hortons ose me mettre un sucre dedans, ça me lève le cœur.  Je te raconte tout ça pour te montrer que c’est possible de changer, mais ça se fait par étape. Ça a commencé par des mokas sans crème fouettée, puis un café 2 laits, 2 sucres, puis 1 lait, 1 sucre, et finalement, juste avec du lait.  Essaie toi aussi et vas-y à ton rythme. Si tu mets de la crème, utilise le même truc qu’avec le sucre, soit de modifier graduellement en faisant le switch pour du lait!

Quand tu manges des crêpes ou des gaufres, vas-y modérément avec le sirop. Oui, je sais, le sirop d’érable est un sucre naturel et on en est bien fiers nous, les Québécois, moi y compris…mais ça reste du sucre quand même! Prévois à l’avance la quantité que tu penses utiliser et épargne-le en te disant que tu dois te contenter de cette quantité-là. Un truc pour diminuer le sirop est d’ajouter des petits fruits à tes crêpes et gaufres.  Tu peux aussi utiliser une recette de pâte à crêpe ou à gaufre qui contient de l’essence de vanille, ça donne du goût sans être plus sucré!

4. Cuisine, cuisine, cuisine

Je sais qu’on te casse les oreilles avec ça et que ton temps est limité mais, pour ta santé, c’est tellement important de cuisiner plus souvent! (J’ai des trucs super faciles dans mon cours en ligne !). Plus tu cuisines, plus tu es conscient de ce que tu manges et moins tu consommes de produits transformés. La plupart du sucre que tu consommes se cache dans ces aliments-là et souvent, sans même que tu le saches. Bien sûr, si tu manges des biscuits, tu le sais bien que c’est riche en sucres. Par contre, quand tu mets une cuillère à soupe de ketchup dans ton hamburger, je suis pas mal certaine que tu es moins conscient que tu viens d’y ajouter une cuillère à thé de sucre (5g). Des exemples comme celui-ci, il y en a plein.

Souvent, quand on cuisine, on utilise davantage d’aliments de base, plus de fruits et légumes par exemple et, en plus, on peut contrôler les quantités de sucres qu’on ajoute à nos recettes. C’est facile de diminuer du quart jusqu’à la moitié du sucre d’une recette sans modifier le goût de façon significative, tout dépendant de la quantité de sucre dans la recette de base. On peut remplacer une partie du sucre de la recette (graduellement, en commençant avec des plus petites proportions) par de la purée de dattes, de la compote de fruits sans sucres ajoutés ou des fruits séchés.

L’industrie alimentaire essaie de nous faire croire que c’est long et difficile de cuisiner, question de vendre plus de produits prêts-à-manger. Pourtant, c’est si simple! Il suffit de s’y mettre pour réaliser à quel point on sauve du temps, de l’argent et surtout, des années en santé!

5. Regarde les étiquettes de valeur nutritive

C’est tellement facile et accessible que c’est quelque chose qu’on oublie trop souvent de faire. (Ça peut sembler assez compliqué, mais c’est tellement facile à comprendre quand c’est expliqué par une nutritionniste! J’ai d’ailleurs une formation clé en main que tu peux faire en ligne pour seulement 25,95$! Clique ICI pour en savoir plus).

Quand tu compares des produits, vérifie bien la portion suggérée qui peut être différente d’un produit à l’autre. Même si je suis nutritionniste, je me fais avoir tout le temps (je te permets de me juger)! Ça, c’est mon côté lunatique!

Pour l’instant, la majorité des tableaux ne présentent que la quantité totale de sucres par portion. Par contre, dans peu de temps, les entreprises alimentaires devront obligatoirement ajouter le pourcentage de valeur quotidienne que cette quantité de sucres totaux représente, ce qui rendra l’analyse super facile!

Qu’est-ce que c’est, le pourcentage de valeur quotidienne?

En gros, c’est la proportion de sucres que tu consommerais avec cette portion d’aliment par rapport à la quantité totale de sucres que tu ne devrais pas dépasser dans la journée. Par exemple, sur l’étiquette ci-dessous, 1 tasse du produit apporte 22 g de sucres sur un total de 100 g à ne pas dépasser dans la journée. Donc, ça fait un % de 22%. Attention, la catégorie « sucres » inclut les sucres naturellement présents dans les aliments.

C’est simple, 5% ou moins, c’est peu et 15% et plus, c’est beaucoup!

Source : Santé Canada.
https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/nutriments/sucres.html#ef

Ne virons pas fous!

C’est clair que tu vas retrouver peu d’aliments qui te fourniront moins de 5% de ta valeur quotidienne en sucres, mais ce n’est pas la fin du monde non plus, il ne faut pas en faire une obsession! Le but, c’est de faire des choix d’aliments un peu moins sucrés quelques fois par semaine, pour qu’après disons 1 mois, ça fasse une bonne différence dans la quantité totale de sucres que tu auras consommée, et qu’au bout d’une année, ça fasse la différence entre les 2-3 livres de plus ou de moins…t’sais, celles qui apparaissent soudainement sans qu’on ne s’en soit vraiment rendu compte!

S’il y a bien UNE SEULE chose à retenir de cet article, c’est bien d’y aller graduellement pour chaque changement. Le goût pour le sucré, ça se modifie, mais pas en seulement quelques jours. Ça prend du temps et, évidemment, un peu d’ouverture au fait que les aliments n’auront pas un goût aussi sucré que ce à quoi tu es habitué. Par contre, si tu y vas une petite « cuillérée » de moins à la fois, je suis certaine que tu y arriveras! Le but n’est pas d’éviter le sucre à tout prix et d’en faire son ennemi. C’est bon, du sucre! On est naturellement attiré par ce goût et ça ne sert à rien de vouloir se battre à l’infini contre ça! Vaut mieux l’accepter et savoir doser, simplement! 🙂

[maxbutton id= »3″]

[maxbutton id= »7″]

Sources:

  1. Organisation mondiale de la santé. L’OMS appelle les pays à réduire l’apport en sucres chez l’adulte et l’enfant. |En ligne|:https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/sugar-guideline/fr/ Page consultée en avril 2019.
  2. Institut nationale de santé publique du Québec. La consommation de sucre et la santé |En ligne| : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2236_consommation_sucre_sante_0.pdf Page consultée en avril 2019.